Harrn., liv. I. Paysage dans le golfe de Géncs
II semble même que le rythme d'une immense brise harmonieuse berce la nature entière: « Les joncs, ditOssian, balancent leurs têtes au vent. — La mousse sifflait à la brise, et l'herbe épaisse des murs ondoyait sur sa tête 1 . »
Cet ondoiement des arbres et des moissons est une des images familières à Lamartine; nous retrouvons même la métaphore dans son détail précis :
Le vent plaintif du Nord qui si (Ile sur les mousses*.
Enfin la croyance que les ancêtres vivent à travers j les brouillards ou dans les bruyères silencieuses avait
! développé dans ces imaginations du Nord le sens et
; le goût du mystère. Les souvenirs flottent autour de
j l'âme des bardes ; les songes entretiennent une exis-
j tenec où les morts semblent renaître, où se réfugient
| les vivants. C'est une existence très douce, où les
sens qui semblent endormis laissent l'imagination tisser son rêve. Que la lumière se prête à ces rêveries, que la lune laisse tomber ses rayons, que la brise