‹ Lamartine: poète lyriqueChapitre 88 sur 218 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Lamartine fit un premier voyage en Italie du mois de juin 1811 au mois d'avril 1812. Sa mère, voulant l'arracher à une oisivité dangereuse, l'envoya au delà des Alpes. La Correspondance nous permet de fixer les émotions du poète, de comprendre l'attrait exercé sur lui parle pays qu'il appelle alors dans son langage de rhétoricien : « la saturnia tellus si désirée 1 . » — D'abord il est tout joyeux à la pensée de visiter « ce grand et beau théâtre de la gloire et des arts. » On s'étonne de le voir si alerte, si oublieux des serments échangés ; mais il ne tarde pas à souffrir de sa blessure, h regretter amèrement ce qu'il abandonne. « Puissent les grands souvenirs de cette su-

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