‹ Lambert d'AvignonChapitre 3 sur 37 · LE · texte numérisé non relu

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CR TR de sa splendeur. Au lieu de la cour brillante et

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à somptueuse des prétendus successeurs de saint

Pierre, un archevêque italien, remplissant les FU de légat, occupait seul avec quelques secrétaires la vaSte enceinte du château des pontifes. Il n'était resté du bruit d'autrefois que la tristesse et l'ennui d’un lendemain de fête, et les traces hideuses de cette corruption

” des mœurs que Pétrarque a si énergiquement

dépeintes ne le cortége habituel du clergé de son temps: C'est dans cette ville dont la destinée fut si grande, que naquit Francois Lambert. :

La famille Lambert était d’origine bourguignonne, dela petite ville d’Orgelet en Franche- Comté, où quarante ans plus tard (1525) « vivaient encore plusieurs Lambert (1). » On

gnon; F. W. HaAssencamr, Franciscus Lambert von Avignon ; HERMINJIARD. Correspondance des Réformateurs dans les pays de langue française, tomes I et IT; HerzoG, Real- Encyklopaedie für protestantische theologie, article Lambert von Avignon; HAAG, France protestante, article François Lambert; MERLE D'AUBIGNÉ, Histoire de la Réformation, etc., etc. — Nous MR 24 très-spécialement à ceux de nos lecteurs qui voudraient faire une étude plus détaillée du sujet, laybelle biographie de Lambert; par M. le professeur Baum, de Strasbourg, que nous avons citée plus haut. Ils reconnaîtront en la lisant, combien elle nous a été utile. : ue

(2) A. HERMINIARD. Correspondance des Réformateurs de langue française. François Ranpera au Sénat de Be sanÇon, DE D. 973 Ÿ

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, — 11 — ignore par suite de quelles circonstances le

père de Francois vint habiter le comtat d'Avinon. Homme instruit et entreprenant ; il

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s'éleva, quoique étranger, ‘à la charge de à

secrétaire intime du cardinal-lég'at ; la famille de François occupait donc une position distinguée dans la société avignonaise.

Grâce aux fonctions de son père, Lambert

Fm une libre entrée pe du légat et de. N”

etite cour, qu’il égayait parnes propos d'enfant (1). Sa mère, femme pieuse et dévote, confia son éducation, selon l’usage du temps,

aux religieux franciscains. L'enfant les con=

templait avec respect. La dignité de leur attitude, le sérieux de leurs exhortations agissait fortement sur sa jeune imagination, aussi soupirait-il après une”vie semblable à la leur,

« J'admirais en eux, écrit-il plus tard (2), la,

# (4) « In palatio ejus saepe versatus, quod genitor meus

Jegationisejus, quæ apud eamdem civitatem est et palatii,

ut vocant, apostolici, id est apostatici, secretarius esset, novi sanctitatem regni ejus, id est impietates et horrendisjFima scelera, tametsi ab eorum multitudine me fateor vic- "tum, quod tam multa et tam enormia sint ut vix unquam recitare possim. Olim seductus et peccator, superbiam Antichristi imitatus, aliquid esse credidi quod pater meus habuit, cui si viveret magis optarèm ut latrinarum esset mundator quam a secretis Papæ. » Lg ad Galliæ Regem, en tête de son écrit de Sacro Conjugio).

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(2) A. purs and Ibidem.… y

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” décence du dti ie regards baissés, la tête :

vais inclinée, le langage mielleux d’une piété feinte, a leurs pieds nus parés de grossières sandales. Je + mm 'extasiais de la*dignité de leur tenue, de leur * démarche. grave, de leurs bras croisés sur la

. poitr e, des-gestes pleins de grâce et d'élé- :

: gance qui,accompagnaient :curs prédications.

; : Mais j'ignorais que sous des vêtements de bre-

de bis se Font des mœurs de loups et de re

- nards, Il est vrai queles hommes qui exercaïent

sr à SUT mé 1® te d'influence étaient ceux qui,

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