‹ Lambert d'AvignonChapitre 4 sur 37 · dañs la chaire, annonçaient les, doctrines les · texte numérisé non relu

dañs la chaire, annonçaient les, doctrines les

plus conformes à l’enseignement de Christ, et qui, me prenant à part, me faisaient toute sorte

de beaux contes sur l'utilité du cloître, le repos *

de la cellule, Pavantage -des études et les au

im tres bienfaits de la vie monastique... . Mais. ce qu'il € oût il dire, ilsde taisaient soigneusc-

.. #ment (1), ) s Mia exe ices que grandit le jeune garcon, Sous l'œil attentif de sa mère devenue veuve depuis quelques années. François avait quinze an

(1502) lorsqu'il se sépara d'elle pour revêtir 1 4 |

costume de l’ordre, ce Costume qui était pour son âme saltérée d’idéal, le symbole de la pureté dl plus haute.

1) Ibidem. ; | Æ 0 (1) 1bidem NL"

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Ce fut au milieu de ces safe ï de pieux

— ]8 — | # « Cette réception, qui devait se changer un jour en une déception si grande, écrit Lambert, fut permise de Dieu dans sa profonde sagesse à pour'que je pusse apprécier, en faisant l'expés … rience de l'hypocrisie humaïne, la valeur a? | réclle dé ce qui paraissait Si sublime : à mes 1 4884 yeux, Je ne doute point que Dieu n'ait voulu | +. que je fusse séduit par leurs beaux dehors de * piété, afin de pouvoir, après avoir appris cet + L qui en était, quitter leu société ef faire con— naître au monde quelles ordures étaient cachées SOUS Ces sépulcres blanchis (1}, >

On déroba soigneusement au jeune homme, » - pendant l’année de son noviciat, toutes les pra- 7 “Si tiques impüres qui avaient cours parmi les FE moines, afin qu'il ne fût pas amené à renoncer à son Fa et à à priver ainsi lefcouvent des LS biens qu'il pouvait, lui apporter. : ne 4.

« Ils savênt bien, remarque Lambert, que personne ne ferait profession. chez eux, Si les « | novices pouvaient se douter de ce qui s "Ypassé « ‘en secret; mais une fois qu’on est, devenu

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bé moine profès, ils nezedoutent plus les. scan— * ie qu’on-peut découvrir (2), »

Une année se passa pour François dans l’é- & di à VONT : 0

(4) Correspondance, t. T, p«119.

x: E} 0h. oi. p. 119.

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pq tude et la prière. À l’âge de seize ans et quelques mois, il prononça, tremblant devant l'autel, ‘et en présence de tous les moines de dorire, le triple vœu d’abstinence, de pauvreté et d’obéissance (1):

Il ne fallut pas longtemps au malheureux moine, pour s’apercevoir du contraste qui existait entre la conduite extérieure de ses con-

eh frères et leurs mœurs véritables. Plus les illu-

sions avaient été grandes, plus amère, plus cruelle fut la déception. Quel réveil après des rêves si célestes !

« Plus je me voyais trompé dans mes espérances, écritsil quelquesannées plus tard, plus j'en éprouvais de tristesse, de découragement et d’abattement. Ce repos d’esprit que j'avais

si ardemment désiré avait fui. Aux douleurs

intérieures s’ajoutaient les tracasseries extérieures. Nulle part la jalousie, l'envie, la haine

* ne se donnent plus libre carrière que derrière.

les murailles du cloître; l'obéissance extérieure cache parfois la rage la plus extrême (2). »

Les hautes facultés de frère Lambert, son

grand talent oratoire, devinrent promptement pour lui une source de vexations lorsqu'il fut appelé à l'exercice du ministère de la Parole.

(1) Idem et Appendice I, à la fin du volume.

(2) Idem. À

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