Sur Rodolphe Gaultier, voy. lettre XXVII, n
2. Daneau a daté du 16 juin, mais Gaultier a écrit 17 mai, en ajoutant que la lettre lui avait été remise le 29 mai. Cette. erreur s'explique facilement si l'on considère que Daneau datait en latin.
3. Cette lettre avait donc été précédée par de plus anciennes. Elle est cependant la première que nous ayons pu nous procurer.
i. Lorsque les théologiens calvinistes qui enseignaient à Heidelberg eurent été
nam vocanf, contendunt. Meum autem diuturnum silentium excusatuni iri confido eadem benignitate qua in me SŒ'pius usus es, et quod nihil novi esset de quo a Besza nostro abunde certior non fieres. Quid hic reriim agatur, quis status schote nostrre, quis urbis, isli narrabunt. A fratribus Neustadiensibus litteras accepimus per quas nostram de confessione quadain a D. Hieronymo Zanchio scripta sentenliam sciscitantur '. Quod idem quoque a vobisfieri postulant. Gui eorum postulation! a nobis primo quoque die satisfiet. Caeterum Pater observandissime, illud apud te depositum et a,ô^rjTov esse velim, me proximis hisce diebus ab Academia Leidensi Batavorum (quam Lugdunensem nominant) accitum publiée literis ad S. Theologiaî munus obeundum. Ego vero re tam insperata commotus nihil habui quod responderem, prroter hoc unum, profiteri me id quod re est, atque verum esse experior, esse me tanto oneri prorsus imparem, cum de nova Academia condenda,nondeconditajametfundataexcolendatum (nunc?) agatur*^: cum illic prseceptoribus meis Besza et te, mi Gualtere, cariturus sim, id est, tu mihi futurus sis remotissimus, J5eszaabsens. Tamen cum instarent respondi me in potestate tum cœtus senatu^^que nostri ecclesiastici et fratrum meorum, itemqueDominorumhujus civitatis prorsus futurum. Tu me, pater charissime, et precibus tuis apud Deum, et consiliis adjuva. Hoc si fiat (quod si sapiant Balavi non urgebunt, sed alium accibunt, qui tantam molem sustinere, tantamque rei dignitatem tueri possit) vocor ad certamen et contra insanos planeque furentes Anabaptistas quorum in
forcés, après la mort de Télecteur Frédéric III le Pieux (oct. 1576), de quitter cette ville, où l'inllueace lutliérienne devint prédominante avec l'électeur Louis VI, ils trouvèrent un refuge dans le Collegium illustre Casimirianum à Ncustadt-an-der-Hardt. C'est là que se rendaient ces jeunes gens.
5. Sur Zanchius, ch. iv, g H, et ci-dossu^ l'introduction aux lettres inédites. En ce qui concerne la confession dont ])arle Daneau, voici, croyons-nous, de quoi il s'agit. Les réformés de tous les pays de l'Europe avaient tenu un Synode général à Francfort en septembre 1577. Ils avaient décidé qu'une confession de foi collective en réponse kÏA Formule de Concorde serait élaiiorée. Zanchius et Ursinus avaient été chargés de l'élaborer; de Bèze et Gaultier de la revoir. Ursinus déclina cet honneur; ce fut donc Zanchius seul qui rédigea cette confession, au moins officiellement. Elle fut ensuite, comme on le voit, envoyée à Genève, puis de là à Zurich. Cf. Herzog, R. E., art. Ursinus, XVI, 754 ss. et spécial. 759.— Gieseler, A'. G., III, II, :!01 sq.
(5. Voy. ch. IV, (^ I à la lin. En effet l'enseignement théologique était à établir.
illis regionibus nidus latet, et contra Papistas ipsos. Itaque ne desis tu ipse raihi, et tola Ecclesia vestra et schola; et me in tam gravi certamineversantem precibus (quod itenim postiilo) et consiliis et autoritate vestra corroboretis. Vale. Libellum meum de Amicitia'' Sid te mitto. Hujusmodi libellis ego pêne irascor, qui tantum mihi laborem pariunt, ut hinc (?) me abstrahant, id est, avellant partum immaturum a matris visceribus. Ecclesiae et urbis hujusnostrœ statum tibi quam possum vehementissime commendo, ne a vicino et hostibus occultis multaque clam in nos molientibus opprimamur. Vale Pater optime, et me ut soles, ama. D. D. meos Lavaterum, Stuckiiim et cœteros officiose saluto, te maxime. Dominus te vestramque civitatem et Ecclesiam conservet et tuis laboribus benedicat. Genevse,XVI Cal. Jul. (^ ). Tibi addictiss. Dan.eus.
Viro clarissimo et vigilantissimo ecclesiœ Tigurina^ pastori, D. Rodolphe Gualthero, plur. sibi obsorvando. Tigurum. De Genève, le 16 août 1579. — Autographe. In Epist. ad Gualthenim, t. I, Bibl. Civ. Tigur.
Sommaire. — J'ai élé heureux de voir que vous me conseillez aussi do rester à Genève. — Les Hollandais n'ont encore trouvé personne, mais J. Bastingius enseigne en attendant. — On se promet beaucoup, à Leyde, du célèbre jurisconsulte Doneaii, mon ancien professeur. Il doit y enseigner le droit civil. — Je vous envoie ma Réponse à Selneccer ; c'est de Bèze qui m'a engagé à l'écrire. J'y parle des dissensions entre lui et /. Andréœ, car, en France surtout, leurs écrits sont plus connus que leurs défauts respectifs. — Nous pensons que si l'on sait opposer à temps la confession de foi de toutes les Eglises Réformées à celle que viennent de composer six théologiens allemands, celle-ci restera sans effet. Mais il faut combiner les anciennes, et non en faire de nouvelles. — Je vous salue ainsi que Stukius et vos collègues. Salvard vous fait saluer.
S. Tuum de me retinendo judicium cum gravissimi Senatus nos-