‹ Lambert DaneauChapitre 121 sur 136 · Gaultier a écrit : reddikz 4 Januar. ISS'i · texte numérisé non relu

Gaultier a écrit : reddikz 4 Januar. ISS'i

tache à vos lettres que vous vous êtes tant excusé de la brièveté de la dernière. Ecrivez-moi souvent, c'est tout ce dont je vous prie, avec tous nos amis à qui je communique vos lettres. — Je vais ajouter quelques détails à ceux que je vous ai précédemment donnés ^. Je supporte difficilement le climat et la nourriture de ce pays; les miens s'en acconmiodent mieux. — L'Église de Leyde pourrait être en paix sans son premier pasteur. Celui-ci a écrit un livre tout farci d'anabaplisme ; le Synode de iMiddelbourg l'a condamné, mais il refuse de se rétracter se sentant appuyé par le magistrat. — L'Académie prospère, mais il y a peu de théologiens. Doneau et Juste Lipse y enseignent. Je suis le seul professeur ordinaire en théologie. — Les gens ici sont entêtés et orgueilleux. A la tête du pays est le Conseil des États. Le chef suprême est le Prince (l'Orange; mais il laisse un peu trop chacun faire à sa guise. — Tournai est assiégé; on attend de nouveau le Duc d'Alençou [d'Anjou]. Le Duc Matthias vient de partir. — Je viens de répondre à Jac. Andréœ touchant l'Adoration de la chair de Christ,

S. Nihil ei\at, Virclarissime, et mihi parens in Christo chai^issimc, quod te tam accui^ate de brevitate tuarum ad me litei\arum excusares. Abunde enim omnia conlinebant quie me scii^e intcrei\at, et ad finem iisque paginas fuerant perductae. Sed fortassis ex mei animi sensu id vaticinalus es qui nunquam tuis et scriptis et litei'is saliari possim : pra3seiHim vero illa tua postrema epistola, quœ plena summa; humanitalis, summce tuse ei'ga me benevolentiai fuit, quam in sinu gestare et sœpe l'elegei^e, ut me bac tua charitatc consoler, soleo. Quamobrem boc abs te, Vir oplime, pelo postuloque obnixe, ulunacum tuis prome ad Deum Pati'em omnis misei^cordiae precibus, boc quoque tuierga me animi testimonium conjungere veiis, ut quam poteris s;iepissime, ad nos sciibas. Ad nos, dico, quoniam non uni niihi, sed omnibus bonis, qui hic sunt, magnœ voluplati et œdificationi sunt tuœ iliaî iiterœ, eas enim piis viris communicare ad mutuie inter fidei consensionem teslificandam decrevi, nisialiud tibi videatur, aut ipse lileiis mibi interdixeiMS. De meo igitur hue advontn, et felici per summam Dei Opt. et Max. erga me misericordiam successu meœ navigationis, ex prioribus mois literis certior factus es. Restât igitur, ut quis jam sit meariim rerum status, et hujus tum Ecclesiœ, tum Academiie conditio intelligas. Ego quidem aërem hune valde inclementem experior, marinum, nimirum crassum, nubilosum, ventis, iisque vehemenlissimis assidue pêne pertuibatum, unde catharri et i^heumata creantur,

Page 1