‹ Lambert DaneauChapitre 30 sur 136 · Reg. vén. Comp., fol. 103, v · texte numérisé non relu

Reg. vén. Comp., fol. 103, v

précédent chapitre, les lettres de Gien demandant Daneau. Il n'accepte pas cette vocation, mais il en profite pour requérir la Compagnie de « le descharger de son ministère, s'offrant de servir à ceste Eglise, si en quelque aultre chose il le peuU faire, comme-à faire leçons. La Compagnie luy a remonstré qu'il ne pouvoit ainsy soudainement se départir du ministère auquel Dieu l'avoit appelé, et que sa maladie, peult-estre, n'est pas telle qu'il estime et qu'il se faict accroire. Et puisqu'il estoit prest de s'essayer aux leçons, nous le priyons de ce faire ces trois mois présens, dedans lesquels aussy il pourroit voir s'il pourroit faire quelques presches en quelque temple plus commode, pour sur le tout prendre meillieur advis et plus meurement, lesd. trois mois passez. A quoy il s'est accordé*, jo

Mais cet essai ne dura pas trois mois. Daneau était réellement malade, et il le fut même gravement. Il s'en plaint dans une lettre du 8 juillet 1576, adressée à Jacob Grynée, de Baie. En général il ne jouissait pas d'une santé robuste. En 1578, il est de nouveau malade ^ ; plus tard dans une de ses lettres datée des Pays-Bas, il se plaint encore de sa santé; nous le verrons mourir à un âge peu avancé; enfm, si nous en jugeons d'après les apparences, son portrait, tel que nous le voyons dans les Icônes de Ver Heiden^, nous montre un homme à constitution plutôt faible et délicate. Il travaillait d'ailleurs énormément, et cette assiduité, en l'empêchant de réparer ses forces, ne pouvait manquer de les épuiser rapidement.

Cette fois la Compagnie reconnut le bien fondé de ses réclamations, car, avant l'expiration des trois mois, c'est-à-dire le

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