Reg. vén. Comp., fol. 87, v
a poinct heu de moyen, d'aultant qu'il ne se trouvoit poinct de personnes à qui elle en eust parlé. Quoy veu par la Compagnie, et que ce blasme n'avoit esté divulgué, a esté d'avis, pour vuider cest affaire, que led. Daneau seroit enquis devant les frères et adjuré sur ce faict. Luy, ayant affermé devant Dieu et ses anges qu'il n'estoit rien de ce propos qui avoit esté tenu de luy, la Compagnie s'est contentée, et l'en a tenu pour innocenta »
Cette accusation paraît donc avoir été calomnieuse, et la meilleure preuve est la nomination de Daneau, peu de jours après, comme pasteur à Genève. Même un soupçon, étant donnée la rigidité genevoise à cette époque, eût suffi pour écarter h tout jamais l'ancien pasteur de Gien.
Nous trouvons encore, dans les Registres de la Compagnie, plusieurs demandes de Daneau, que ses doubles fonctions fatiguaient, pour obtenir quelque soulagement. Une première fois « M. Lambert Daneau a demandé de pouvoir estre en quelque sorte soulagé quelques jours de prescher â quatre heures du matin (c'est nous qui soulignons), et ce à cause que cela le rendoit indispos, et l'incommodoit à faire sa leçon en théologie, qui luy escheoit au mercredy. Les frères n'ont veu aultre expédient pour cest heure, sinon que quand il se trouveroil mal et advertiroit les frères, qu'ils preschassent pour luy. Ils tascheront toujours de le soulager-. »
Môme demande le 6 avril 1576. Cette fois on décide « de communiquer avec Messieurs si les dictz presches de quatre heures se pourroyent mettre à cinq, ce qui sembleroit plus propre pour voir si en quelque sorte led. Daneau pourroit estre soulagé ^ »
Le 6 juillet 1576 arrivent, comme nous l'avons vu dans le