IV PRÉFACE
livres et papiers, qui passèrent ensuite entre les mains des Jésuites. 11 est vrai qu'en 1763 ceux-ci furent à leur tour chassés de Bordeaux. Mais ils durent, nous écrivait M. E. GauUieur, l'auteur bien connu de V Histoire du Collège de Guyenne, emporter leurs livres. Quant à leurs papiers, ajoutait-il, ils furent saisis plus tard, en 1789, et se trouvent dans les archives départementales de la Gironde. — Nos recherches dans ce dépôt, sous la direction et avec l'aide de M. E. Gaullieur lui-même, n'ont abouti à aucun résultat. Probablement les Jésuites gardèrent les livres, fort nombreux et fort beaux, parait-il, et détruisirent les papiers qui ne les intéressaient point.
En dehors de ces changements involontaires de résidence, Daueau en fit fréquemment de volontaires. Tout compris, il voyagea beaucoup. Nous aurons à le suivre tour à tour à Paris, à Genève, à Gien, à Genève encore, à Leyde, à Gand, à Orthez, et enfin à Castres, où il vint mourir après un séjour de courte durée. Tous ces déplacements, est-il besoin de le dire, n'ont pu que compliquer grandement les recherches.
Qu'on veuille bien, enfin, ajouter à tout cela la difficulté résultant de l'époqiie où Daneau vivait, époque déjà éloignée, et surtout si pauvre en documents protestants connus, et l'on aura, peut-être, quelque indulgence pour la manière inégale et incomplète dont la tâche que nous avons entreprise a été accomplie.
Cela même qui a été fait ne l'eut point été, pour certaines parties tout au moins, sans le concours que nous ont si libéralement prêté, outre M. Nicolas, de Montauban,