‹ Lambert DaneauChapitre 45 sur 136 · I. Eyssell, op. cit., p. 12 ss. — Burmann, loc. cit · texte numérisé non relu

I. Eyssell, op. cit., p. 12 ss. — Burmann, loc. cit

"2. Eyssell, ihid.; Burmann, ibid. ; letlre du D'^ du Bicu. — Dans la brochure que ce dernier apubliée sur L. Daneau a Leyde et à la page 12, nous lisons : « Daneau eut d'autres désagréments. On essaya de s'en prendre à son orthodoxie. Un étudiant, commensal de Coolhaes, accusa le professeur de s'écarter de la saine doctrine. Daneau fut absous, niais, comme il étaitfort aimé des étudiants

exprimant sans cloute l'opinion de la majorité, déclara que le conseil ne résisterait pas moins à l'inquisition genevoise, qu'à celle d'Espagne. A quoi Daneau répondit qu'il ne resterait pas un instant de plus dans une ville où la discipline de l'église de Genève, discipline conforme à la parole de Dieu, non seulement n'était pas observée, mais encore était assimilée à l'inquisition espagnole. En conséquence il demanda immédiatement son congé. Voici les trois raisons qu'il donna de sa détermination : I. Les magistrats de Leyde avaient comparé la discipline de Genève à l'inquisition d'Espagne; II. Il était taxé lui-même d'être séditieux ; III. On interdisait à tort aux natifs la participation à la sainte cène dans l'église wallonne ^ Les magistrats offrirent de s'entendre avec Daneau sur ce dernier point. Daneau répondit que cette question était du ressort de l'autorité ecclésiastique, et ne concernait point les magistrats. Enfin il déclara qu'il partirait en avril, or on était à la fin de février.

Aussitôt le prince d'Orange fut averti. Le prince, qui favorisait Daneau et son parti, écrivit immédiatement aux magistrats de retenir leur professeur par tous les moyens possibles. Ceuxci, à leur tour, déclarèrent que cela ne les concernait pas, mais concernait le sénat académique. Le prince d'Orange écrivit alors au sénat académique. Sur les prières de celui-ci, Daneau consentit à prolonger son séjour de quelques semaines et à ne quitter Leyde qu'au mois de mai. Il ne quitta

ceu::-ci manifestèrent leur irritation contre Coolhaes, et, à leur tour, les magistrats, prenant fait et cause pour le pasteur qui leur avait rendu tant de services, porlèrent plainte contre les étudiants auprès du recteur et du sénat de l'Université. Il va sans dire que Daneau plaida la cause des accusés. 11 fit à ceUe occasion une violente sortie contre Coolhaes, et offrit même de démontrer l'hétérodoxie de celui-ci, en se fondant sur ses écrits et sur ses sermons, en présence du prince ou des États provinciaux. * i. Burmann, op, et loc cit.

eflectivement la ville qu'à cette époque, puisqu'il n'arriva à Gand, où nous allons le suivre, que le 20 mai 1581 *.

H. Doneau resta plus longtemps. Son départ n'eut lieu qu'enl587, et ce fut lui, et non Daneau, comme on l'a souvent dit ", que les troubles suscites par le comte de Leicester ojjligèrent à partir. Le comte de Leicester ne commença ses menées qu'à la fin de l'année 1585, époque où Daneau était à Orthez.

Ainsi se termina le séjour agité de notre professeur à Leyde. On ne saurait méconnaître que ce fut, dans une certaine mesure, sa faute; mais ici encore il faut segarder de jugersa conduite, conforme aux idées de son temps et de son milieu, avec les idées des nôtres.

m. ARRIVÉE A GAND. LE PROTESTANTISME DANS CETTE VILLE. l'université calviniste. DÉPART DE DANEAU.

Bien qu'on puisse conclure d'une lettre d'Helmichius à Arn. Gornelii, et d'une autre lettre de J. Lipse à Th. Ganter qu'il fut question d'appeler Daneau à Utrecht '\ il est certain, qu'en quittant Leyde, il prit le chemin de la France avec l'intention

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