‹ Lambert DaneauChapitre 65 sur 136 · Voy. aux leltres les indications données · texte numérisé non relu

Voy. aux leltres les indications données

Il y aurait ingratitude de notre part à ne pas remercier ic les personnes bienveillantes qui nous ont signalé des lettres, ou nous en ont envoyé la copie, ou nous ont secondé dans nos recherches personnelles. Ainsi, et après M. le professeur H. Hagen, de Berne, dont il a déjà été fait mention, MM. Horner, de Zurich; Sieber et Wackernagel, de Bâle; de Halm, de Munich; Gass, de Heidelberg ; du Rieu, de Leyde; Ed. Reuss, et Gh. Schmidt, de Strasbourg; N. Weiss, de la Bibliothèque du protestantisme français; E. Maunde Tompson et Yeages, du British Muséum^ et d'autres encore. Nous l'avons dit, et nous nous plaisons à le redire, partout nos demandes de renseignements ou de documents ont reçu un favorable accueil. Il est donc juste et naturel que nous en témoignions notre reconnaissance à qui de droit.

Pour en revenir aux lettres de Daneau, elles se divisent en deux catégories bien distinctes : les unes antérieures, les autres postérieures à la Saint-Barthôlemy. Elles diffèrent essentiellement. Dans les premières, la théologie proprement dite (nous ne disons pas la piété) reste davantage dans l'ombre. I) est question de droit, de littérature. Dans les secondes, au contraire, il est surtout question de théologie. Tout y est autre : les correspondants, le milieu, les préoccupations. On pourrait presque dire que les lettres aux Daniel marquent la transition entre le juriste-philologue et le théologien, tandis que les autres sont bien réellement des lettres de théologien qui semble ne plus se souvenir qu'il a été philologue et juriste. Ge n'est pas, du reste, le moindre intérêt de nos lettres, que de peindre leur auteur sous des aspects aussi divers. Elles étaient donc le couronnement nécessaire de sa biographie.

En même temps que les lettres de Daneau, nous en avons publié un petit nombre d'autres, inédites aussi, le concernant plus ou moins directement. Ainsi une lettre des magistrats de Leyde à Th. de Bèze, et la réponse de celui-ci; ainsi encore

une lettre du consistoire de l'Église réformée de Castres, etc. Notre seul regret est de n'en avoir pas trouvé un plus grand nombre du même genre à publier, car de pareils documents auraient à la fois facilité et amélioré notre travail.

Il nous reste à dire un mot de la manière dont nous avons conçu notre tâche. On s'apercevra de suite que nous nous sommes inspiré, au mérite près, de la méthode de M. Herminjard, dans sa belle Correspondance des Réformateurs. Comme lui nous avons fait précéder chaque lettre d'un sommaire, et joint d'assez nombreuses notes. Mais nous sommes le premier à reconnaître (et puisse cet aveu nous valoir l'indulgence!) que l'imperfection de notre imitation fait ressortir toute la valeur du modèle. En ce qui concerne les sommaires, notamment, et bien que nous ayons pris le temps d'être court, nous n'y avons point réussi comme il aurait fallu. C'est beaucoup notre faute; c'est aussi un peu celle de Daneau. Il dit quelque part (lettre 5) : sed est slilus meus passus et ncglectas; scis quant parum huic excolendo studuerim. Neque laboro qunm ad amicos scribo. Scio enini et occupationibus meis et amicitiis condonaturos esse libenter quieqmd in us a me peccatum erit. Cette négligence, ce laisser-aller, dont nous ne voulons pas faire un grand crime à Daneau, ont parfois compliqué notre tâche. Ils expliquent aussi certaines singularités et même certaines incorrections de style. Joignons, enfin, à cela, que sous une apparence régulière et môme élégante, l'écriture de Daneau cache des difficultés de lecture' dont nous voudrions être plus sur d'avoir toujours su triompher.

Et maintenant, laissons la parole à Daneau lui-même.

1. On en trouvera la preuve dans les nombreuses variantes de la lettre VII.

L. DAN.EUS P. Danieli* suo IvXpaTw eSupaTTsiv. De Genève, le 30 septembre [1560]-.

L'original se trouve dans la collection d'autographes de M. Charles Halm à Munich

Sommaire. — J'espère que ce n'est pas seulement à cause des objurgations de notre ami Robert que vous m'avez écrit. 31ais à quoi bon, je vous prie, vous excuser tant à propos de votre lettre? Ignorez-vous que tout ce qui me vient de vous est le très bien venu? Écrivez-moi donc beaucoup et souvent, .le vous répondrai aussi longuement que je le pourrai ; plus longuement qu'aujourd'hui où je suis accablé d'occupations. Je vous remercie de vos offres pour la Bible grecque. Je l'ai achetée à Lyon. C'est par oubli, et non par mystère, que je ne vous ai pas dit où je demeure. Faites mes amitiés à Danisius et à votre frère François. Si je ne craignais d'offusquer Fornier, je vous chargerais de le saluer de ma part; mais on le dit très monté contre ceux de la nouvelle religion. Envoyez-moi ce que vous avez traduit des caractères de Théophraste.

Si plus apud te Roberti nostri mina?, mi Daniel, quam tui in me amoi'is vis et pignus ad excudendas exprimendasque literas

1. Pierre Daniel, juvlste et philologue, né à Orléans vers 1530, fils de François Daniel, l'ami de Calvin, frère aîné de l'rançois Daniel dont le nom figure dans celte première lettre et dans quelques autres, était le plus cher des amis Orléanais de Daneau. Les lettres qui suivent devant nous fournir l'occasion de donner sur lui et sur son activité littéraire de nombreux détails, nous nous bornerons à indiquer ici les études suivantes dont il est l'objet : Docteur H. Hagen, Der Jurist und Philolog Peter Daniel ans Orléans, Bern. 1873, et notre traduction de cet opuscule, Orléans, 1876. — Du même, Catalogus Codicum Bernensium [Bibliolheca Bongarsiana), Bern. 1875. — L. Jarry, Pierre Daniel, etc. Orléans, 187G.

2. La lettre porte simplement : Genevœ, II Cal. Oct. L'année n'est pas indiquée, mais ne peut être que 1560. Nous ne connaissons que deux séjours de Daneau à Gevève, en 1560 et en 1572. Or Daniel, qui était déjà syndic des marchands d'Orléans en 1566 (Cf. Cad. Bern. Bibl. Bongars., 141, 231), n'était plus esc/jo/Zier en 1.572.

3. Nous devons la connaissance et la copie de cette lettre à M. Halm, directeur lie la Bibliothèque Royale de Bavière, lui-même.

valuei'unt, vehementer doleo me plus ab amicis metui, quam dilid. Sin autem ad tuum illud scribendi ad me desvderiiim honestissima illa accessit Rohertl'' cohortatio, valdc hotor esse apiid vos plures ([ui mei absentis curam rationemque habeanl. Itaquc nihil causa», erat quamobrem literas apud me tuas excusares tam sollicite. Hoc enim scito, mi Daniel, eas nunquam non venire exspectatissimas et jucundissimas, quo:; mihi quasi os tuum solitumquc illum conlabulandi morcm et consuetudinem commejnorant, cujus nunquam non soleo quam lubentissime meminisse. Quare si me amas et nostram liane amicitiam non modo, qualis quantaque est, conservalam, sed auctam esse velis, lac, ut ad me sœpissimc et de rébus omnibus scribas. Respondebo quam poteio verbosissime. Quanquam autem in bac mea responsione fortasse brevior ero, quam vellem, spero tamen quumprimum lis oneribus liberatus et negoliis expeditus fuero, quas me quotidie, ut ipse ille noster, a quo rescire omnia potes, Roberlus tibi narrabil, urgent, fore postca et longiorem et copiosiorem, uberem enim dicere nolo, cujus sunt non modo insuaves sed eliaiii infrugilera:' epistolae. De Bibliis grands quod scribis, gratias ago, et te mei memorem esse amiciqiie liominis lacère officium video. Sed ea Lugduni milii comparavi. Itaque condilionem rcmitlo. Quod autem mones ut locum, ubi ago, libère adjiciam et literis adscribam, si prœtermisi aut aliàs omisi id magis celeritate quadam et prœcipitatione nuntiorum aut incogitantia quadam mea, quam consilio mysterioque ullo a me faclum est. Itaque jam addam. Vale. Datum Genevaî ij Calend. Oclohr. Danisio ^ , Francisco que fratribus ^ non plus tuis quam meis salutem. Km TcOrap^iv xar-À-âxoç. Tuus ad omnia. Dan.eus J. G.

4. 11 s'agit de Jean Robert, fils de Jacques, père à.' Anne, tous trois jurisconsultes et professeurs en droit à l'Université des lois d'Orléans. Jean Robert était recteur et doyen de l'Université en 1Ô73. 11 mourut en 1590 à devers. Ajoutons qu'il professa le protestantisme pendant plusieurs années.

5. Jean Danes, un des beaux esprits de l'époque, était, croyons-nous, cousin-germain de Daniel. Il pourrait cependant être son frère, mais d'un second lit. 11 existe parmi les lettres à Daniel conservées à Berne (Cod. Bern. 141, 236) une lettre de ce Danisius : Petro Danieli fralri charissimo Joannes Danisius S. in Dno. Peut-être la foi commune aux deux parents avait-elle resserré encore davantage les liens qui les unissaient.

6. Franrois Daniel, frère de Pierre, juriste et philologue comme son frère, mais

Fornerlum "> salutarem Iciim, nisi aversas a Relligionis non modo sensu, ut audio, sed etiam nomine ipso aures hominis offendere verilus essem.

Gratissimum faceres si quœ de Theophrasti characteribus verlisti ad me mittas itemque explices quid ipso j/«p«xr^poç nomine et operis titulo significari putes. Pneter ea enim qme quondam ex Cicérone ad veram verbi denotationem habebam, videor mihi aliunde verum Theophrasti et illius tituli sensum expiscatus. Quœ omnia ad te scribam.

Adresse : Monsieur, Monsieur Daniel VeschoUier

A Orléans,

Doctissimo theologo et fidelissimo verbi Dei minislro Dno Jo. Calvino L. DAN.EUS.et St. VALLEUS ejusdem verbi in Genabensi Dei ecclesia ministri In Ghristo S.P.D.

De Gien-sur- Loire [vers août 1562 ou avril 1563].

Ms. de Gotha, -40i, fol. 782.

Imprimée dans le T/iesaifrns Epistolicns Calvinianus^.

Sommaire. — N'eussions-nous rien de particulier à vous écrire, nous nous y sentirions cependant obligés, comme à notre père spirituel. Mais nous voulons calmer vos légitimes inquiétudes à propos de notre Église de Gien, et vous donner l'occasion de vous rcyouir avec nous. Après toutes les tempêtes que la guerre civile avait fait fondre sur elle, notre Église a pu reprendre sou culte comme auparavant. Puissions-nous ne pas devenir oublieux d'un tel bienfait de Uieu ! Que Dieu vous conserve longtemps à nous et à toute son Église. Tous les fidèles et en particulier notre consistoire vous saluent.

moins distingué que lui, avait étudié à Genève sous la direction de Calvin en 1550. Yoy. sur ce point ïAppendke de notre traduction de l'opuscule de M. le professeur liagen sur Pierre Daniel.

7. Guillaume Fournier ou Former, jurisconsulte, professeur en droit depuis 1558 à Orléans. Voy. ci-dessus, chapitre n, p. 2'2 . — Fournier devint aussi prolestant et le resta au moins durant quelques années. Il cessa de l'être vers 1568.

1. Culvini Opéra, vol. XIX, lettre n" 38i3. (Ed. Baum, Cunitz et Ed. Reuss.) — Bien que celte lettre ne soit pas inédile, nous croyons devoir la reproduire ici, parce qu'elle est la seule connue de D.ineau à Calvin.

Quanquam nihil esset novi quod ad te scriberemus, hoc lameri justissimum scribendi argumentum nobis pularemus dari, paler optime Calvine, quod nostri olTicii ducimiis esse le parcutem nosliLim bis vel ter in anno per lileras noslras salutare, quia pncsentes non possumus. Neque enim ullius hominis ulla jocundior (sic) aut suavior unquam memoria quam tui recurrit, neque quisquam est de cujus judicio el sententia potius quam de tua pendeamus, aut a que potius optemus quam abs te amari. Atque ut nos liberoruui loco habeas obnixe et vehementer precamur, pater optime, quando te non secus atque parentem nostrum vere et ex animo colimus^ lUa vero propter quam nunc gravissimas tuas occupationes hisce literis nostris interturbamus ratio est, quod novo Dei optimi maximi beneficio cumulali cupimus te quoque novo gaudio leficere atque recreare. Postquam enim s;cvissimis bellorum procellis Dei munere liberati jam in tuto navigare videbamur, et nostrahœcecclesiaad aliquemsalutarcmportumapi»ulisse : ccce repentinaquaidam xaTOr/îçet tempestas cœli nostri serenitatem obscurare el itineris progressum impedire cœpit. Nam peditum arinatoruni millia plus quam quattuor (vexilla viginti nostri vocant) lanquam inopina qusedam lues sese circumquaque diffundunl, minarum atque ira3 pleni homines qui prislinam ciedem et vulneia et bekunam illam animi ferociam quam in grati;c poi'tu et vauaraOfjiw induerant retinebant. Hïc jam pridem hostium nostrorum minae erant, quîe aniea occulte quidem denunliabantur, tandem autem apparuerunt. Sed tanta fuit Dei erga nos benignitas ut corum nemine non scienle publicœ de verbo Dei conciones, quo more antea solebamus, a nobis liaberentur, et nostra hrec urbs et ecclesia, quœ pêne nidulus est, hune calamitatis impetum imperterrita suslinait. Itaque hac nova Dei gralia confirmati in eo fidentius speramus et hostium nostrorum crista et animi non tantum depressi sed pêne jam contusi videntur, tloretque Dei gratia noster hic cœlus ut antea. Faxit autem Deus ut ejus beneficiorum memores perpeiuo illi gratias immorlales in domino nostro Jesu Christo agamus, atque in dies magis magisque confirmemur in ejus metu, et eadern atqut* etiam majora et in nos et in omnes alias suas ecclesias, qua? sunt

'2. 0.1 retrouve ici l'expression de la respectueuse et profonde afTertion vouée par Daneau à Calvin. ISous l'avons déjà signalée ailleurs.

ubique, dona conférât, atque le nobis lotique suœ ecclesiiv servet diu superstitem et incolumem. Yale et nos semper ama. Tota te ecclesia nostra inprimisque senatus noster ecclesiasticus salutat, vir optime. Iterum vale. Omnibus fralribus salutem. Datum Genabi-' ad Ligerim \

Tui et ex animo vere tui. Danaeus. Valleus.

Adr. A Monsieur^ Monsieur Calvin, à Genève.

P. Danieli sibi charissimo, L. DAN.EUS In Chiisto S. P. D. De Gien [du milieu de l'année 1564] ^ Cod. Bern. 180. 1.

Sommaire. Je vous renvoie le catalogue de mes livres. Gardez pour mo ceux qui ne sont pas marqués d'une croix. Tâchez d'échanger les autres contre la nouvelle édition des Œuvres complètes de Cicéron, et contre un Xénophon. Commencez par les faire estimer, puis voyez ce qu'on vous offrira en retour. S'il vous reste assez d'argent })our cela, achetez-moi les Commentaires de y* M'irtyr sur l'Épître aux Romains, et les conimentaires de Gaultier sur saint iMarc. Votre cadeau m'a fait grand plaisir; plus encore les corrections que vous proposez. Il nous tarde beaucoup de vous voir. Je joins à cette lettre quelques mots pour mon frère et ma sœur afin qu'ils vous laissent prendre mes livres. Saluez votre frère Daniel, Danisiiis- et Fornicr.

Quem ad me librorum meorum catalogum misisti, remitto. In quo crucis notula indicabit quos disli*ahi veliin, quos autem reli-

3. Genabum désigne ici Gien-sur-Loire. Cf., ci-dessus, chapitre iii, p. 28, n.

4. Sur la date que nous avons cru pouvoir assigner à cette lettre, voy. ci-dessus, chapitre III, g II, à la fin.

5. Sur Valleus, ou Vallœus (La Vallée), qu'il ne faut pas confondre avec Valens, Validus (Vaillant), également ministre, voy. ci-dessus, chapitre m, p. 3!), et ci-dessous n° 17.

1. Daniel n'est pas encore parti pour Paris oii il va publier le Querolus. Cette lettre est donc antérieure à celle du 8 septembre 1564, oîi il y est déjà. D'un autre côté elle pourrait être du commencement et non du milieu de cette môme année. Nous ignorons, en effet, le temps qu'il resta à Paris pour préparer cette publication. Il ne semble pas, toutefois, nécessaire de remonter bien haut.

2. On remarquera qu'ici Daneau distingue entre le frère de Daniel, et Danisius. Voy. lettre 1, n. 5.

neri et mihi conservari. Nam quos crucis notiila subsignavi, ii sunt distrahendi. Reliqiios meos esse velim, et ad me mitli, qui siint numéro undecim, nimirum ConcinusÇ), Constitutioncs Regiœ, Alciati opéra, Robcrti Sententiœ, Arresta Paponii, Antonms Aitgusllnm, Annalia Aquitaniœ, Arithmetica musica (?), Pcmlus jEmilim, Orontiu!< Phinœus, Eiiclides\ Si quos bibliopolas reperias, qui reliquos libros meos cum M. Tul. Ciceronis operibus," quae nunc primum édita emendatissima sunt, cumque Xenophonte gncco permutare velint, ego conditionem accipiam, modo mei non sunt pluris a3stimandi : id quod cures qua^so.

Sunt enim omnes bibliopolaî v«).oxe>^oi. Iiaque cures, si placet, primum eos œstimari, tum postea eos quos illi tU 'y.[j.oiQr,v ofîerent. Et si par erit utrorumque prelium, commutabo. Ego rata grata habebo qua3 feceris omnia. Et cam tibi commendo provinciani atque ut antequam Lutetiam adeas%peto ut haec cures, nunliumque a te de iis certum accipiam. Si etiam tantum erit meoruni librorum prelium, ut Marlyris' In Epistoiam ad Romanos, et , Guallerli^ Commentaria in Evangelium Marci adœquare possit, prœter Ciceronis et Xenophontis opéra, qua^so ut cum eis permutes. Ista cum domino Roberto'^ communices, inlimo mihi amico. Ego tua opéra abutor, uti aliorum amicorum solco. Sed parce. Te enim novi mei amautissimum et studiosissimum, qui integerrimo animo hicc mea negotia conficies, absens sum, ne spes libcrtatis est. Munus tuum accepi, animo gratissimo u'i al) amico profeclum, ac mihi sunf emendationes tuœ ipso opère Senecœ pretiosiores. Quod ad CHicia pertinet mea luit tantum conjectura, ut turcica iapeta polins interpretarer, quam lurras iiiomislkas^.'^ec, Qï\.\m m\\iv fit verisimile pro foribus lani vile quicquam appensum fui'sse, quam sunt ha3ra3 monaslica}, cum nos qui ne ad millesimam quidcm priscarum opum parlcm acci-

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