‹ Lambert DaneauChapitre 66 sur 136 · Daniel est donc encore à Orléans · texte numérisé non relu

Daniel est donc encore à Orléans

5. Pierre Martyr VermigU(\ôOO-lïS'l). Daneau avait pour lui une grande admiration. . Nous en trouverons la preuve dans une de ses lettres postérieures.

(3. Roilolphe Gaultier 1 1580, était le gendre de ZMdngle. Daneau devait plus tard coricspondre avec lui. On trouvera plus loin des lettres adressées à ce théologien par notre auteur.

7. Robert (Cf. ci-dessus, nol, n. 4) était alors protestant, et les nuages qui avaient pu momentanément assombrir sou amitié pour Daneau étaient dissipés.

8. Ilanc conjecturam confirmât Lucamts, Phars., X, 142-4. (Note de P. Daniel.)

— 2Gi —

dimus, tam lenui vélo iilamur pro foribus quam sunt hœrœ monaslicœ. Qiiod scribis de vélo templi, sic scribes. (Id quod ex ea contentione, quœ inter Chrisostomum et Epiphanium fuit, apparere potest.)Reliqua tibi commendo. ac te videre desidero pluriiTiiim, ac spero foreiitgratissimo mihi ■Kpo7ôm<^ oc-j liceat frui. Adjeci ad calcem litera3 quod fralri et sorori salisfaciet, ut te permitlant ineos libros permutare, si qui bibliopoko consentiant. Vale. Uxor mea te salutat plurimum. Rescribes quamprimurn. Fràiri Danieli et Danisio salutes. Item Fornerio sivisum erit. Mitto ad teindicem in Ammianum Marcellinum quem a me postulas, quasso ut ad me quain primum remittas. Item rescribas quid egeris de meis libris. Cura isla diligenter omnia, si placet. Tuus ex animo Dan^us.

Mon frère je voiisprye laisser prendre à M. Daniel /es livres qu'il vous monstrera eslre cotiez d'une croix, pour les permuter ainsi que je luy escris par cesle letre, elvousprye me garder les autres pour me les envoyer le pins toi que pourrez ou les bailler à M. Robert. Vostre frère et meilleur amy. D'aneau".

P. Danieli suo L. DAX.EUS in Christo S.P.D. De Gien le 8 septembre 1564. — Cod. Bern. 141, 104.

Sommaire. — Je n'attribue pas votre silence au refroidissement de votre amitié, mais à vos nombreuses et graves occupations. Je vous vois vous occupant sans cesse de l'impression de votre Ai(liilaria^,\)Ouv la rendre aussi par-

9. Sur le frère cl la sœur de Daneaii, voy. ci-dessus, chapitre i. — Sur la signature voj. cliapitrc i, p. 1. — Ce billet en français n'est pas sur la même feuille que la lettre ci-dessus. Nous les avons réunis ici à cause de leur dépendance.

1. Il s'agit ici du Queroliis puMici pour la première fois en 156i par P. Daniel. Ce Querolus est une imitation de VAululuria de Plante, composée on ne sait trop par qui et on ne sait trop quand, mais peut-être par Axius Paiiltis, l'ami d'Ausone, qui florissait au quatrième siècle. — Nous profiterons de la circonstance pour reconnaître et corriger une erreur grossière, commise ailleurs par nous au sujet de Vital de Blois, Nous avons fait participer Vital à la réédition du Querolus par Riltershusius en 1595. Or Vital de Blois est un auteur du douzième siècle qui abrégea le Querolus, mais

faite que possible. Je suis assuré que cet ouvrage va révéler en vous le docte écrivain et l'observateur érmlil. ^'oubliez pas de me tenir au courant Ditesmoi également si de nouveaux ouvrages de théologie ont paru. Je vous recommande le porteur de cette lettre qui est un homme pieux. J'ai, moi aussi, quelques traités Ihéologiqucs prêts pour l'impression; ils doivent former une Introduction générale à la théologie. Je voudrais bien qu'il se trouvât à Paris un imprimeur qui voulût s'en charger gratis. Ma femme vous salue. Saluez de ma part tous les fidèles-.

Etsi milita niilii lilei-as tuas exspcctanti occuri'unt, quamobi'em ad ino janipridem niliil sciipseris, nulla tameii justior esse videluf caussa et excusatio quam quod gravioribus atque melioi'ibus studiis occuparis. Qiue fuerit enim Lutetiam proficiscendi necessitas^ memini: quam vehemens et assidua sit in bonis scriptoribus evolvendis opéra tua, sum expertus. Denique cur te alium Lutetiae esse cogitem, quam eum ipsum DanieleiTi, qui Gcnabi% hclluo librorum videbaris et certe eras? Atque unam banc verissijTiam esse omissi a te moris caussam milii fingo atque adeo lubens, ne te vel mei oblitum putem velsuspicer veterem amicum negligere, cujus scelei'is nunquam mibi crede, fuisti apud me suspitiosus. Est enim animi tui tandor xaUJAt/pivÀ; majus quam ut in tam impium crimen possis vel levi quidem suspicione incidere. Sed te in Aulularia tua excudenda totum esse cogilo, intcr ipsos artifices anxie vei\sari : summo mane et diluculo ad prelum consistei'e, maculas et errata si qua: inciderint coiTigere : et qutC est animi tui vigilantia simul et providentia nibil omiltere ex quo liber ille tuus tersus et vcnustus in inanus bominum vcnire possit. Quem ego librum magna siti expeto^ et cupio felicissimorum la-

ne l'édita pas. I.a Biographie universelle (art. Daniel) n'est pas moins coupable que nous.

2. Uxor mea te salutat. Ego omnes bonos — Nous traduisons bonos par fidèles. Cette trailiiction nous paraît non seulement justifiée, mais exigée par la pliiase suivante de cette même lettre : Ilic est vir pins, quem tibi pro tua in bonos humunilate commendo.

3. Nous i^^norons les motifs qui nécessitèrent ce voyage et ce séjour à Paris. Florent Chreslien, dans une lettre à P. Daniel qui nous occupera ailleurs, se montre aussi peu renseigné que nous. — C'est dire que nous datons de I56i la lettre de FI. Chrestien dont nous venons de parler. Cf. Cad. Bern 141 : 140.

4. Nous aurons lieu de signaler plusieurs voyages de Daniel à Gien. Yoy. notamment, ci-dessous, les n"» 19, 21, 23.

ô. M. L. Jarry, (jui a reproduit un passage de cette lettre {Op. cit. p. 34, n. l),lit expecto.

borum tiiorum prœludium et experimentum quoddam apparere, ut hoc levi gustu sludiosorum appelitus irritatus efflagitet quod est apud te reliqimm. Spero enim fore ut quod dicitur ex illis tuis lucubrationibus tanquam ï^ àvv}(;wv >£wv agnoscaris aut potius doctus scl'iptor et observalor eruditus judiceris ab omnibus. Scribes igitur quid de eo sit aclum et si qui novi libri edantur a quibus mea studia(scis autem quœ et qualia sint) possint adjuvari. Hic est vir pius, quem tibi pro tua in bonos bumanitate commendo^ Habeo apudmealiquot tractatus, tanquam sacrœ Theologiœ indices aut potius in omnium Theologorumlocos communes stcaywyï/vquandam summa methodo et dialeclica conscriptam : vellem illic esset qui excudere idque gratis (sunt enim «Traoj^at gratuito donandœ) polliceretur'. Tractatus sunt de Deo. Alius deAngelis. Alius de Homine. Fac si placet ut ex tuis literis intelligam, lierine possit an non. Admonebis liunc yr^appaToyo^ov si quid novi excussum aut edilum legeris quodilli lucro cedere possit cujusque sit fulura apud nos grata lectio. Yale. Uxor mea^ te salulat. Ego omnes bonos. Dalum Genabi YI Id. Septembr. 150i.Tuus ex animo Dan.eus.

Adr. Mons. Pierre Daniel demeura ni rlic: M. Brisson en la rue de HauJie / tiei lie ])res Saint-André def^ A rs. A Paris.

P. Danieli suo L. DAN.EUS in Cliristo S.P.D. De Gien, le 4 novembre [1564] '. — Cod. Bern. 141, 98.

Sommaire. — Ne m'accusez pas d'avoir négligé de répondre à vos dernières leltres. La faute en est à votre frère qui me disait dernièrement à Orléans que vous étiez eu Allemagne, avec l'ambassadeur du roi.

Page 1