‹ Lambert DaneauChapitre 69 sur 136 · Voy. Bibliogr., n · texte numérisé non relu

Voy. Bibliogr., n

8. Nous aurons lieu de voir dans une des lettres qui suivent la preuve que des ouvrages se perdaient parfois.

9. Florent Chrestien était l'ami commun de Daneau, des Daniel et en général do cette pléiade de jeunes gens distingués que contenait alors Orléans. Voir France protestante, ill,i51 ss. — Voy. également la note 2 ci-dessus. — ÎSous n'avons pas à nous occuper ici d'une manière spéciale de FI. Chrestien. Toutefois nous dirons qu'il paraît avoir adopté les idées religieuses nouvelles contre le gré de son ))ère(cf. n. 2); que d'après un document conservé aux Archives départementales de Pau (B. 317S), la pension qu'il recevait « oultre et par-dessus ses gaiges » s'élevait à JOO écus sol. Elle lui avait été accordée le 10 décembre 1575 par le roi « pour ne se montrer ingrat » envers son ci-devant précepteur, devenu « conseiller et secrétaire dud. sieur Roy. » Cette pension lui fut « raiée » en 1582. Chrestien réclama et obtint gain de cause auprès du roi le 17 septembre 1591. — Quant à ses « gaiges », ils s'élevaient à 200 livres. — Disons enfin que nous n'avons rien trouvé qui de près ou de loin nous amenât à supposer qu'il avait abjuré le protestantisme à la fin de sa vie.

10. Daneau parle ici de ses ouvrages de droit, dont aucun, nous l'avons dit ailleurs ne paraît avoir été imprimé, et dont une prochaine lettre nous entretiendra plus longuement. — Voyez ce que nous en avons dit au début de la deuxième partie (Bibliographie). — Au moment où nous sommes, il y avait déjà près de quatre ans que FI. Chres tien les avait reçus. 11 n'avait pas réussi, comme on voit, à trouver un imprimeur, Cf Cod. Bern., 141 : 130, lettre de FI. Chrestien à I>. Daniel, du U' janvier 1561 Libros Danœi, quos commiseras Montaiireo, accepi, etc.

tuum agnosco lene et suave, sed etiamnescio qiiem tuum erga me amorem. Velim ut quantum te ex animo deosculor, tantum hœ merc litera^ tibi significarc possint. Sed est stilus meus passus et neglecliis, scis quam parum scmper huic excolendo studuerim. Neque laboro quum ad amicos scribo. Scio enim et occupationibus meis et amicitiis condonaluros esse libenter quicquid in ii.> a me peccalum erit. Vale. Uxormeaie salutat. Ego eliam Turnebum, si audercm. Nam etiam in Gniccis pra3ceptor fuit. Didici enim ex ejus publiais prœleclionibus quœ ex nemine alio unquam*'. Sed iterum vale. Te Ghristus in fide vera semper confirmet. Datum Genabi ad Ligerim Prid. Non. Novemb. [15(U.]

Scribe ad fratrem si placet de meis seu libris seu exemplaribus, quœ apud Christianum deposueras, ut illa a Christiani maire accipial et reposcat utriusque nomine. Tuo quidem depositi, meo vero domini jure vendicet.

Dum Querolum tuum legerem incidi in locum qui est pag. 32 ubi legitur : intueare. Probe olfecisti mendum esse, tamcn non restituis. Interpretans mitigare legendum, arbitror, Uilhurare a thure, Ihure placare, uti veteres a cera incerare dixerunt vel si mavis sine h scribere inturare et placare*".

Sans adresse.

P. Danieli suo et in senatu Parisiensi Togato L. DAN.EUS in

Christo S.P.D.

De Gien, le 6 février, 1565. — Cocl. Bern. 141, 111.

Sommaire. — Bien que j'attende encore votre réponse à la lettre que Dozivall a dû vous remettre, une trop bonne occasion de vous écrire se présente pour que je n'en profite pas. En effet, j'ai des inquiétudes sur votre santé. De

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