Voy. lettre XI, n
5. Cette épigramrne ne paraît pas avoir survécu. En etïet, l'épigramme publiée par M. Hagen (pp. cit. p. 13) et par nous (p. 28) portait bien primitivement le nom de Lab. Danaei ; mais ce nom a été effacé et remplacé par celui de Fr. Danielis. C'est ce qui nous empêche de la reproduire ici. — Quant aux notes et observations de Daneau, M. L. Jarry (op. cit. p. 35; pense qu'elles furent utilisées en 1595 par Uittcrshusius, lorsqu'il réimprima le Querolus, — En tous cas, P. Daniel ne publia pas de seconde édition. Il se borna à la préparer. Elle devait paraître chez Plantin en 1566; ce furent sans doute les troubles des Pays-Bas qui firent qu'elle ne parut pas. Dans l'exemplaire préparé pour cette 2^ édition {Bibl. Bern. G. 130), les notes de Daneau sont assez utilisées pour qu'on ait pu parler de collaboration.
6. Voy., sur les deux premiers de ces traités de droit, lettre VII. Quant au troisième, nous ne le connaissons que par celte seule mention.
7. Daneau parle sans doute du premier ouvrage de Joseph Juste Scaliger. Conjec-
P. Danieli togato amico suo L. DAN.EUS in Clitisto S.P.D. De Gien le 3 décembre 1565. — Cocl. Bern., 141, 1 13.
Sommaire. — Vous ne vous plaindrez sans doute pas de n'avoir qu'une couric lettre de moi, car vous m'en devez deux. Les affaires du Palais vous absorbent complètement aux dépens de vos amis. Écrivez-moi vite et longuement, sinon je me croirai tout à fait oublié. Avez-vous reçu mes observations sur votre Querolus avec l'épigramnie que j'y ai jointe? Vous pouvez répondre à toutes mes lettres par le présent messager. Il est sur ; de plus, c'est un ami et un concitoyen. Je ne vous écrirai plus avant d'avoir reçu de vos nouvelles.
Non vereor, ne a te negligentiœ accuser, qui tam brevem et curtam epistolam ad te mittani, mi Daniel , cum jampridem sis in œre meo et reliquator debitorquo meus. Binas enira litei'as dedi per quas luiuquid de meis in jus civile Commentariis actum esset, tum de tua Epiphanii versione sperandum exspectandumcjue mihi essel postulabam. At tu utriusque oblitus ac potius omnino mei veteris amici nimioque illo pahiLii tui lulgore delinitus et inescatus litium luci'O dedicisti (sic) gratis scribere. Vide igitur ut longa celerique epistola moi'am tuam purges, mi Daniel, et ad utrunque respondeas. Sin minus et te jam XriQv;; fluvio prorsusimmersisti, licetniihi cum ista Œnone declamare :
Xante rétro propcra versa^que lecunite lymphœ Siistiiiel UlMioiieiii dcseruisse l*aiis.
Meas item in tuum Quorolum observaliones ad te misi, quas acceperis necne valde cupio scire et quoddam mcum de ipsius libelli (sic) epigramma. Ad omnia rescribe. Hic fidusetamicus est nuutius qui perferre omnia sedulo curabit et civis noster est. Yalc. Donec ei satisl'eceris verbum non amplius addam. Ego et uxor te salutamus. Datum Genabi 3 Non. Dccemb. 1565. Tuus ex animo Danaeus *.
ianea in M. Terentium Vaironem de Lingua Latina, Paris, 1565. Seulement en mettant Joseph César, il mêle les prénoms du père (Jules César) et ceux du fils. 1. Sur le dos de la lettre sont écrits de la main de Daniel quelques vers latins. Us
Adr. A Monsieur, Monsieur Daniel, advocat, demeurant au logis de Monsieur Brisson, en la rue de Haultefueille, en la maison d'Aleigre, prez les Cordeliers, à Paris.
P. Danieli logalo suo L. DAN.EUS in Domino S.P.D. De Gien [fin 1565 ou corn. 1566]*. — Cod. Bern., 141, 109.
Sommaire. — C'est un peu votre faute si je vous parais négligent à écrire et si je garde si longtemps votre traduction d'Epiphane. J'attendais de vos nouvelles; j'attendais des nouvelles de mes traités de théologie. Dites-moi quelles sont les dispositions de Wechel à mon égard. Allez le voir, et exhortez-le à se décider à imprimer mon Isagogc. Puis, écrivez-moi ce qu'il vous aura répondu.
Etsi vereor ne tibi negligentise nomine suspectus esse videai^ tamen si me measque excusationes audieris, etiam laudi duces quod lamdiu luam de Epiphanio versionem apud me detineam. Est quidem illud pi'i3eter ingenii mei et moris optatum et usum quod quamprimum tenon expedierim, sedtu hujus tuœ moi'œ certe in causa es, qui nihil rescribas neque de te tuisque studiis neque de locis nostris communibus, quos Isagogen inscilpsi^ neque de Wechelio ^ qms ejus sit in me animus et ecquod ille ceperit de iis edendis et excudendis consilium, Id quod ex te scire quam primum, mi Daniel, cupio. Languent vestri typographi, et in rébus seriis etquarum ususfit obsurdescunt etpigrantur, etin nugis, imprecationibus, convitiis in lucem edendis sunl vigilantissimi. Sed
n'ont aucun rapport avec la lettre elle-même; dès lors nous ne les reproduisons pas.
1. Cette date nous parait indiquée par le fait que Daneau n'a pas encore rendu la traduction d'Epiphane reçue par lui entre juillet et octobre i56.j (lelt. XII et XllI). Comme, d'autre part, il n'en est plus question dans ses autres lettres à partir du 20 février 1566, notre lettre doit avoir été écrite entre le 3 déc. et le 20 févr., ne pouvant pas plus l'avoir été avant (comp. lettre XII à 1. XIII) qu'après. Nous pencherions pour janvier 1566.