Jacques Daneau, sieur de La Brosse
7. Charlotte Daneau, femme de Jean Vaillant, prévôt des maréchaux d'Orléans;
8. Perrenelle Daneau, femme de Barthélémy Benaut, Grenetier d'Étampes.
De Michel Daneau II et de Geneviève Cabu naquit Jacquette Daneau, qui épousa Jacob Garrault, fils d'un conseiller du parlement de Bretagne, et père de celui qui obtint les lettres du roi Henri IV.
De Lambert Daneau et d'Agnès Brachet, dont de La Roque se borne à dire qu'ils continuèrent la ligne des mâles, et dont Hubert ne dit absolument rien, naquirent au moins deux fils et une fille à savoir :
Lambert Daneau, dont nous allons raconter la vie;
Philippe Daneau, avocat"", qui devint secrétaire du duc d'Alençon, puis receveur général de Normandie, et qui épousa Agnès Leroy, fille de N. Leroy, seigneur de Canon, lieutenant général de Gaen ;
Marie Daneau, qui épousa Jacques Masson, seigneur de
1. Le célèbre jurisconsulte François Hotmnnn avait épousé à Lausanne Claud* Aubelin, d'Orléans, fille de Guillaume Aubelin, sieur deLa Bruyère, et de Frauçoise de Brachet. Voy. France protestante, V, 538.
2. Nous aurons lieu d'en donner la preuve dans la IP partie de cotte étude.
Tailleau, un des ancêtres de la famille Masson, d'Orléans*.
Parmi les réformés d'Orléans qui prêtèrent au mois d'août 1568 le serment de fidélité au roi Charles IX", on en trouve trois du nom de Daneau. Nous citerons leurs noms, bien que nous ignorions s'ils appartenaient à la même famille. Ce sont : Claude Daneau, avocat; Robert Daneau, marchand, et Pierre Daneau, praticien.
Nous ignorons également de quel Daneau il est question dans le passage suivant des Mémoires de VEstat de France, qui se trouve à la suite du récit de la Saint-Barthélémy à Orléans ^ : « Les autres, qu'on savoit avoir eu de long temps cognoissance de la Religion, signoyent leur abjuration, et faisoyent recognoissance seuls ou deux à la fois. Et lors le cordelier* crioit à plaine teste, faisant des interrôgats par le menu avec des singeries, pour faire rire les massacreurs, et despiter les paisibles catholiques. Il leur demandoit donc (comme il fit à un nommé Danneau, qui avoit esté ancien en l'Eglise réformée et à quelques autres) combien de temps il y avoit qu'ils n'avoyent esté à la messe; quelle opinion ils en avoyent; s'ils estimoyent les presches des ministres valoir quelque chose. Quelle affection ils en avoyent pour Tadvenir ; et si leurs compagnons avoyent bien fait de persévérer si obstinément en ceste opinion. S'ils n'avoyent pas esté rebelles à Dieu et au Roy. Ilfalloit respondre selon l'intention du moine, autrement, au sortir de là, messieurs les docteurs catholiques eussent fait un sermon à coups