LETTRES ET APPRÉCIATIONS EPISCOPALES. XVII
du dix-neuvième siècle. Vos aperçus pleins d'intérêt le font admirer et aimer davantage, si cela est possible. Vous avez surtout fait excellemment ressortir, à côté de la force de son génie, la grandeur de son caractère, « cette chose qu'il faut savoir sauver avant tout », disait-il lui-même. Hélas! comme ce caractère souffrirait, à l'heure présente, de voir bafouer et proscrire tout ce qu'il a défendu et aimé!...
Veuillez agréer. Monsieur le chanoine, l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.
7 Félix-Arsène, Ev. de Carcassonne.
Lettres de Mgr Turinaz, évêque de Nancy et Toul.
Moutiers, le 15 avril 1882.
Monsieur le chanoine, Je suis trop occupé en ce moment pour avoir la liberté de vous écrire comme je le désirerais. Je tiens cependant à vous exprimer mes félicitations, mes souhaits et mes remerciments pour l'ouvrage que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Je n'ai pu encore en parcourir que quelques pages; mais j'ai reconnu un vrai talent et cette hauteur d'âme qui sait rendre justice aux grands serviteurs de l'Église et les justifie d'attaques passionnées et iniques.
Recevez, Monsieur le chanoine, l'assurance de mes sentiments affectueux. .
t Cii. F., Ev. de Nancy.
Nancy, le 3 avril 1884.
Monseigneur,
Je vous offre mes très-sincères et très-chaleureuses félicitations. Votre beau travail sur Montalembert est un éloquent
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et précieux hommage rendu à une noble vie, à un illustre défenseur de l'Église et de la France catholique.
Vous avez su être fidèle à la vérité et à la charité. C"est un mérite de plus, et un mérite rare dans ce temps où l'union et
la paix sont plus nécessaires que jamais
-'[■ Cii. F., Ev. de Xancij.
Lettre de Mgr Lamazou, évêque de Limoges.
Limoges, le I 2 mai 1882.
Cher Monsieur l'abbé,
Depuis plus de deux mois je fais la visite de mon diocèse. Voilà lexplication de mon retard à vous remercier de l'envoi de votre étude sur le Père Lacordaire. Elle est du plus haut intérêt au point de vue religieux et social. Lacordaire est et restera une des grandes figures du dix-neuvième siècle. A un génie oratoire aussi souple que vigoureux il unissait un mâle caractère, la qualité qui manque le plus à la génération contemporaine. Il a montré quelle influence décisive une parole catholique large, mesurée, appropriée aux besoins des temps, peut exercer sur une époque inditTérente et sceptique.
En outre, quel admirable religieux! Voire étude a une grande utilité et un grand charme; elle nous fait non-seulement mieux connaître, mais encore mieux aimer celui que l'histoire appellera le grand Lacordaire.
Veuillez agréer, cher Monsieur l'abbé, l'assurance de mon respectueux dévouement.
f Pierre-Henri, Ev. de Limoges.