‹ Lamennais avant l'"Essai sur l'indifférence" d'après des documents inédits (1782-1817): étudeChapitre 29 sur 45 · A George Sand (Forgues, lettre tuppr., II · texte numérisé non relu

A George Sand (Forgues, lettre tuppr., II

Juillet.

29 Paru An baron de Vitrolles (Eog. Forgues, 302j.

Août

8 — \ M°>* Clément. ..u Je iv'irai p«a à 1b place Boyale.

Mon nom a fait peur au propriétaire, il ne veut paa me louer. Je via hier nn autre appartement beaucoup mieux situé et dont je m'accommoderai malgré les iocouvéïiieuts qu'il présente. Oo en demande 1.100 francs, j'en propose 1.050 trancs. Ce sont des mansardes, mais dans une maison qui a vue sur le tioulevard des lialieus. Elle l'orme l'angle de ce boulevard et de la rue rie la Michodièrc. J'aurais une chambre et on cabinet, une autre cbambre pour mon ncTeu et une autre petite pièce oCi on peut mettre ua lit; une grande salle a manger, point de salon, et le tout carrelé, La cuisine est un trou ainsi que la cbambre de la cuisinière. » (L'Amat. d'Autogr. juin-juillet lt$76, p. 104.)

21 — A Marion (ViHerabel, 200).

22 — A George Sand (Forgues, lettre tuppr., II, 484).

5 — A Marion {ViHerabel, 202).

16 — A Béranger. La Eanté de celui-ci est affaiblie par le

climat de la région qu'il habite. « Quittez donc vite cette maudite contrée et venez retrouver ici Eaoté, joie, bien-être -, venez rapporter & ceux qui vous aiment un peu de ce bonheur que vous leur avez enlevé en partant. Eh ! mon Dieu, vous vivrez ici tout aussi retiré, tout aussi libre, et plus qu'à Tours, si vous le voulez. Puis n'est-ce de rien que les bonnes causerius, les épanchemenls du coin du (eu, que de sentir autour de soi des affections sincères et des cœurs dévoués. Allons, cher, dites-moi que vous viendrez ; accordez cela non pas au plus vipux, mais au plus vrai et au plus tendre de vos amis. Que je serais heureux si TOUS disiez oui...i L'Encyclopédie moHeme est bien incohérente. » Je n''augure rien de bon de cette tendance. Aucune objection n'embarrasse; aucune diflicuité n'arrête ; la propriété on h transformera ; la familla on la transformera. Toutes ces transformations me paraissent aboutir prochainement à une seule, à une transformation de logis, à un déménagement des Batignolles à Charenton. Si, au surplus, voua avez envie de savoir ce que c'est que l'homme, lisez la lin de l'article Sommeil ; mais ne demandez pas d'explications, je vous prie. Je prosterne mon mot et mon non-moi au pied du rétélateur. 'Voilà tout. »

(L'Amateur d'Autographet, juin-juillet 187G, p. 102.)

A Marion (ViHerabel, 204).

Octobre

6 Paiit A la baronne Champy (Forgaee, lettre tuj)pr.,U, 484).

9 — A M"" Clément. Il parle de l'arrivée de G. Sand à

Paris, de la Vie de lisui (de Strauss) et de Béranger.

{Calai, inédit de la maiion Charavay.) 10 — A|Marioti (Villerabel. 207).

17 — Ad baron de Vlirolles (Eug. Forgaes, 304).

22 — Au baron de Vilrolles (Kug. Forgaes, 306).

21 — A Manon (Villi-rabel, 208).

27 (— ) A M. Adrien Benoit. Il déaire lui parler pour savoir

ce que M»» Cbampy reproche h Alexis Gérard [Inédite). Décembre •

3 — A Marion {Vi!ler«bei, 210).

7 — A M"" Clément. Il Bouh»ite le retour de Béranger.

{Catal. inédit de lamaison Charavay.)

10 — A Marion (Villerabel, 212).

13 (— ) An marquis de Coriolis (Forgues, II, 483).

19 (— ) A M™* Clément..." Louis-Napoléon déclare eofio

nettement t-a prétention qui est d'élre empereur, ni plus ni moins que son oncle... Le commerce s'entremet pour négocier cette affaire qui c$t pour lut une afTaire d'nrgent...> (Catnl. iné-iit de ta maison Charavay.)

23 — A M. D. Hauréau. Il a lu arec intérêt le fragment de

la Métaphyiique dei Péret et des Scolastiques, ouvrage que celui-ci prépare. Il traite là des questions essentielles. « De chaque solution différente qu'on en peut donner découlent... un système religieux et ua système social difTérent. » Il lira le plus tôt posxible le Mémoire rie M. Sevin. (Eug. Forgues, Le Livre, 10 janvier 1881. p. 27.)

22 — A Marion (Villerabel, 213).

Janvier

Février

A M. Harel. Il le remercie de son ouvrage.

{Catal. inédit de ta maison Charavny.)

A M""* CléTient. Il critique le jugement prononcé par la Cour des Pairs. '( Ces mêmes hommes, que tout tribunal, jugeant selon les luis et les règles ordinaires, eût acquittés, ont été condamnés h des peines énormes. ...M. Dccazes a eu la main dans cette affaire ; il a reçu en paiement une place de juge à la Cour royale pour son aevea.

— Plaisaote demande de dotation pour le duo de NemourB « qui n'a coaame palrimoine que 80 oiillioQS de revenus. »

(Catol, inèdil de la maison Charavay.] Février

15 Paris A Marion (Villerabel, 214).

15 — A M~* Clément. La réTorme électorale ne peut réas-

sir qu'avec beauccap de persévérance et gr&ce au dévouement d'hommes zélés : • La France serait bien à plaindre, il y aurait bien à rougir pour elle ei ces bommes ne se trouvaient pas...»

{Calai, inédit de la tyiaison Charavay.)

27 — A M"' Clément. « La Cour a été et est encore Tu-

rieuse du rejet de la dotation Nemours. En apprenant le vote de la Chambre, la reine s'évanouit, le roi pleura, c'était une touchante désolation de famille. Il est vrai que cette famille voit Irds tranquillement mourir de faim des mitliers d'hommes, de femmes, d'enfants privés de travail depuis plusieurs mois, et qui au train des choses ne paraissent pas devoir en retrouver de sitdl. Que voulez-vous? Lorsqu'on n'a qu'une trentaine de nnillions à dépenser par an et qu'il faut là-desaus doter fila et elles, qu'on en est menacé au moins, il est bien naturel de songer d'abord à sa propre misère. D'ailleurs, n'a-l-il pas fallu payer 400.000 francs à une danseuse de l'Opéra entretenue par M. de Nemours pour lu dt^cider i. quitter Paris pendant les noces du prince'? Ainsi, pertes de tous côtés. Ce serait à se pendre si une corde ne coulait rien. »

(Catalogue Fitlon, n" J208.)

3 — A Marion (Villerabel, 217).

13 — A M°" Clément. La théorie de Lamennais aur la

«ouveraioelé du peuple diffère de celle do J.-J. Rousseau qui n'a fuit que reprendre ce qu'avaient soutenu Jurieu, ainsi que des théologiens dea XIV* et xv* siècles. » Au fond, le gouvernement est usé. Combien de temps vivra-t-il encore? Qu'est-ce qui lui succédera'? La France est menacée dans son repos, el la coalition des quatre grandes puissances contre elle doit amener une guerre ou une révolution... Louis-Pbilippe est furieux d'avoir été jotié par lord Palmerston ; on en rirait, car il n'a certes que ce qu'il mérite ; mais les intérêts du pays, son honneur, son existence même sont gravement compromis, et ceci est bien autrement sérieux. « — Translation des cendres des victimes de 1830 sous la colonne de juillet. (Calai, inédit de U maison Charavay.) Avril

4 (-) AM»«Clémentti840)(fi.d'ff. /i«. aT.juinl905p.3l6.)

Avril

6 Paris

A M"» Clément (flw.rf'Hù/. lit. av.-juin 1905, p. 8 — A M"* Clément. II est trëi alTaibli, après 12 joure

de dlèle. Il eat une syncope l'avant-veille.

(Maréchal : ftow. d'Hist. liUér., avril-juin 1905, p. 31«.)

16 — A M. Arago (Forgues, tettre tuppr., II. 484).

17 — A M"" Clément. Il eat décidé à renvoyer son domestique. Il logerait volontiera tout près d'elle. Il peut déménager en octobre si l'on trouve une maison ayant deux appartements à louer.

(Maréchal : !\ev. ciHitt. liUér., tvriljuin 1905, p. 317.)

17 — A Marion (Villerabel, 220).

20 — A M*"" Clément. Son Itls Charles manifeste le désir

de Faire sa première communion. En attendant que se soit prodoiie une nouvelle doctrine en accord avec les exigences de l'esprit moderne et puisant sa racine dtios le christianisme, >• le catholicisme étant, comme je le crois, la communion chrétienne, qui, sans aucune comparaison, a le mieux conservé l'esprit essentiel de l'institution de Jésua- Christ, je ne vois aucune raison de se priver de la satisraclion intérieure et de l'appui que l'on puut trouver dans l'accomplissement de» ri:e< religieux établis. » Mais le tout est de rencontrer « un prêtre seosc, éclairé, bon et simple de cœur, qui écoute plus l'instinct naturel de m conscience d'homme et de chrétien, qu'il na défère aux règles d'aoo théologie absolue i. — Il lui en coûte de se promener dans Paria où H il y a trop de gens, trop de bruit, trop de mouvement, trop de poussière. J'aimerais bien mieux un petit sentier à travers les bois ou let champs, une pelouse naturelle le long d'une haie d'aubépine odorault et d'églantiers fleuris... » (Maréchal : Ibii,, âvril-juin l'.)05, p. 318.)

24 — A M. de Potter (Forgues, lettre suppr., II, 484).

25 — A M"" Clément. A un concert donné par LisU, il a vu la princesse Deljoioso. « Elle ressemble à an spectre. A ce tu* jet on me racontait qu'un homme du peuple la regardant passer, diuit: «Il faut que cette femme soit blea paresseuse puisqu'elle ne s'est fuhii encore enterrer.» Il y avait d'autres grandes dames russes, anglaises, et de toutes nations. Ces gens-là sont partout parce qu'ils s'enoaieul partout, » (Maréchal : ibid., B»ril-juin 1905, p. 319.)

3 (— ) A M»» Adrien Benoit, dimanche (1840) (InédUt),

5 — A M. A Bougeart. Il le remercie de son écrit relitii

k la réforme électorale, question très importante : » Jusqu'à ce qu'elle

ait reçu une aolulion aussi pleine que possible dans le sens radical ou démocratique, aucune sorLe d'améliorations, aucun peore de bien, quelque vif et universel qu'en soit le désir, ne pourra èlre eOTectué. s II faut espérer. (Bougea ri : Tout ou rien, la réforme électorale, p. 5.)

Mai

5 Paris A M""" Clément. • On commence à revenir des

illusions que l'on s'étaii Tailes (non pas tout le monde pourtant^, lors de la rentrée de M. Thiers au ministère. Je doule que son règne soit long. 11 aura beaucoup de peine h le prolonger au del& de la semaine prochaine, si même il atteint ce terme. Les imbéciles elles corrompus ouvrent de grands yeux et cherchent à l'horizon les uns les lois, les autres les places qu'on leur avait promises ; ils crienl tristement : sœur Annp, que vois-tu venir ? et comme sœur Anne ne voit rien venir, cela commRnce à leur paraître sinf^ulier et assez suspecl. L'amnistie n'est qu'une déception, excepté pour les Vendéens. Elle ne s'élend qu'au très petit nnmbre d'accusés contumaces que les pairs ne veulent pas Juger. On laisse dans les prisons où ils subissent tous ces genres de tortures ceux qui ont été rondainniis postérieurement au procès d'avril. Telle est, lorsqu'elle se dilate le plus, lorsqu'elle se déploie dans sa pleine magnificence, la clémence royale. « On nn parle plus d'abjuration, mais de maladie. Le mariage s'est fait sans i|ue le public y prltgardf...» {L'Amateur d'Autographes, juin-juillet 1876, p. 1U3.)

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