‹ Lamennais, d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 7 sur 23 · f L*ttu · texte numérisé non relu

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qui est Jolie ('^ jusqu'à la fureur (2). Priez pour lui, niais soyez tranquille : infirmitas hoc non est ad mortetn, sed pro gloriâ Dei (3). Ecrivez-lui avec une grande douceur, encouragez -le beaucoup à travailler avec moi à un grand ouvrage sur l'Indifférence, à la traduction du fameux manuscrit de Leibnitz ; parlez-lui, comme de vous-même, d'un petit projet que nous avons formé, presque sans nous être concertés, d'une société de jeunes gens éclairés pour la défense de la Religion. Il est sauvé, si nous parvenons à V occuper et à le distraire, sans lui laisser le temps de respirer et de songer a ses propres pensées qui le dévorent. Vous savez combien nous l'aimons, croyez que nous n'épargnerons rien pour son bonheur. N'entrez que le moins possible en discussion avec lui sur le sacerdoce : quelques mots seulement pleins de douceur et de tendresse propres à calmer son à me

agitée. »

Aux Feuillantines, où Féli s'était retiré, près de (i) Souligné dans le texte.

(2) Id.

(5) Joan. XI, 4-

l'abbé Carron, à son retour de Londres, on ne se doutait guère, à part l'abbé Carron lui-même, qui savait sans doute à quoi s'en tenir là-dessus, qu'il était habituellement en proie à une mélancolie voisine du désespoir et de la folie. L'une des pensionnaires de Mesdemoiselles de Lucinièrc et de Trémereuc (Mmc Agathe Carron) écrivait, en effet, au sujet de l'abbé de Lamennais, en parlant de l'époque où nous sommes arrivés (1815-1816) to :

« Il avait à son service un petit juif qu'il instruisit et baptisa dans notre chapelle. Souvent ses travaux lui faisaient sentir le besoin de quelque distraction, et comme il était aussi gai que caustique, il s'abaissait avec nous et ses nièces (2) à mille enfantillages ».

— «Les nobles dames des Feuillantines, continue le biographe de l'abbé Carron, auquel nous empruntons ces détails, l'appellent dans leurs lettres

(r) Vie do l'abbé Carron par un Bénédictin de la Congrégation de France (Dom Jausions), p. 560.

(2) MUe5 Augustine et Marie Blaize.

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le jovial 3/Cennais. Cette expression qu'elles n'ont jamais appliquée à aucun autre de leurs amis, laisse voir qu'à leur sens, il y avait chez lui moins de gaîté de bon aloi, qu'une certaine jovialité un peu commune. »

Il y a quelques mois à peine, une vénérable nonagénaire, ancienne élève elle-même des Feuillantines, qui connut beaucoup Lamennais, d'ailleurs ami de sa famille, nous parlait de son entrain, de sa gaîté, comme du trait dominant de son caractère.

Comment cette gaîté débordante pouvait elle habiter une âme hantée, depuis longtemps déjà, par la mélancolie la plus noire ? Hélas ! je crains bien qu'elle n'habita jamais que le vestibule decette âme, que les dehors. Lamennais ne se livrait probablement à ces éclats de joie bruyante que pour se donner le change à lui-même et s'étourdir ; gaîté d'autant plus exagérée qu'elle était plus factice. D'ailleurs, ce ne serait pas le premier exemple d'une tristesse profonde greffée sur un naturel pétulant et joyeux, supposé que La-

mennais ait jamais été d'un tempérament enclin à la bonne humeur, ce qui après tout est possible. Quoi qu'il en soit, le ciel de son âme sera désormais extrêmement sombre, à part de courtes et rares éclaircies. Comme on le voit, en lisant la lettre précédente de M. Teysseyre, les accès de tristesse allaient parfois jusqu'à la fureur. M. Peigné qui a consacré quelques pages a la description du tempérament de Lamennais s'exprime en ces termes, à son sujet : « Irascible au dernier point, ses colères duraient peu. » (*) Il raconte qu'un jour qu'il venait de rudoyer cruellement et sans motif sa servante, il s'excusa auprès de la pauvre femme que cette algarade avait atterrée, en lui disant : « Que voulezvous ! Vous savez que, par moment, je suis un peu fou, et si je ne m'étais mis dans une colère rouge, f allais encore défaillir. » (2) Cette anecdote, dont nous laissons d'ailleurs à l'auteur de cet opuscule toute la responsabilité, tendrait à

(r) Lamennais. Sa vie intime à la Chênaie, par J. M. Peigne. Paris, 1864, p. 55.

(2) Id. p. 56.

prouver que Lamennais regardait ces explosions de colère, comme une sorte de nécessité physique ; sa nature frêle et impressionnable à l'excès ne pouvant supporter la moindre contrariété, sa mauvaise humeur devait se taire jour violemment ; concentrée, elle affaissait sous son poids ce tempérament débile et nerveux. Nous ne voyons pas cependant que les disciples de Lamennais aient eu à souffrir de son caractère irascible, puisqu'il sut se faire aimer de tous presque jusqu'à l'idolâtrie ; c'est que probablement le génie tascinateur du Maître leur interdisait toute velléité de contradiction.En dépit du pronostic de l'abbé Tevsseyrc, cette maladie mentale était mortelle et si elle devait contribuer à la gloire de Dieu, c'est que tout y contribue, le mal comme le bien. L'infortuné grand homme ne put être sauvé, car si ses amis parvinrent à Foeeuper, ils ne réussirent jamais à le distraire. Quant aux conseils que le digne Sulpicien donne à l'abbé Jean, celui-ci les suivait depuis longtemps. Mieux que personne, il savait que cette infirmité demandait à être traitée avec douceur et patience, vertus qu'il re-

commandera toujours, d'une façon spéciale, à tous ceux qui tenteront plus tard de réconcilier Féli avec l'Eglise, mais tous ne l'écouteront pas. Nombre de prétendus guérisseurs n'obéissant qu'à leur zèle indiscret s'appliqueront moins à verser l'huile dans les plaies du blessé, à l'exemple du bon Samaritain, qu'à les irriter par un pansement inintelligent et brutal, et les rendront incurables.

L'abbé Teysseyre continue de donner à Jean des nouvelles du pauvre Féli :

« Ce 17.

Votre bon frère languit toujours,

on croit même qu'il dépérit depuis quelque temps ; il demande toujours d'aller à la Chênaie et moi, je refuse toujours impitoyablement cette demande, craignant que la mélancolie ne le ronge encore dans la solitude. Il est simple et docile comme un petit enfant, avec l'esprit le pins indépendant et Fi ma-

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ginatiotl la plus vive que je commisse. Cependant quelques personnes semblent croire que l'air de la campagne et l'éloignement du théâtre des affaires où tout Je tourmente et le crucifie pourrait être utile à sa santé. Pesez cela devant Dieu, car vous le connaissez mieux que personne. Il travaille à son ouvrage sur l'Indifférence qui sera de nature à produire une grande impression. »

La docilité d'un enfant jointe à l'esprit le plus indépendant, voilà ce qui caractérise Lamennais à cette époque. La première ne tardera pas à disparaître ; le second seul restera et restera jusqu'à la fin. Lamennais était de ces hommes qui passeraient volontiers leur vie tout entière dans les limites du cercle de Popilius,à la double condition de les tracer eux-mêmes et de les franchir quand bon leur semblerait, mais qui se sentiraient à l'étroit dans un royaume dont il leur serait interdit de dépasser la frontière.

Voici une dernière lettre du saint abbé Teysseyre à M. Jean de Lamennais, elle est du 1 1 janvier 1817.

« Ce ii

Votre bon frère est toujours bien souffrant, son ouvrage achève de l'épuiser, et néanmoins je le tourmente sans cesse pour le faire travailler, lui disant que j'aime mieux le voir le martyr de l'Eglise que de l'imagination.

je voudrais bien qu'il eût ici ses papiers et quelques uns de ses livres de la Chênaie. Je pense que vous devriez vous unir à nous afin de prier tous les jours pour l'heureux succès d'un ouvrage qui peut avoir les plus grands résultats, et mettre fin à la controverse avec les incrédules, comme ceux de Nicole et de Bossuet ont terminé la controverse de l'Eglise. »

« Martyr de l'imagination » : c'est bien le titre qui convient, en effet, au malheureux Féli. On peut dire aussi qu'il fut, dans une certaine mesure, celui de l'Eglise, puisque tous ses malheurs lui vinrent de l'ardeur, parfois intempestive, qu'il mit à la défendre contre les attaques d'ennemis puissants, implacables, qui feront tout pour le

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perdre et qui n'y réussiront que trop, grâce au concours de certains auxiliaires sur lesquels, peutêtre, ils n'avaient pas le droit de compter.

Les poètes Hindous, lorsqu'ils parlent du guerrier qui se jette dans la mêlée à corps perdu, s'expriment ainsi : « Il lit d'avance abandon de son âme. » Lamennais fut l'un de ces héros : lui aussi se rua au plus épais des bataillons ennemis, et s'interdit toute espérance de retraite, en cas d'insuccès. Il y périt.

Les sollicitations pressantes de l'abbé Teyssevre ne turent pas les seules qui décidèrent Lamennais à passer outre, en dépit de répugnances invincibles qu'on s'obstinait à prendre pour les scrupules sans fondement d'une âme timorée et par suite pour des marques de vocation ecclésiastique. Nous avons vu que l'abbé Carron croyait la place de son protégé marquée chez les Jésuites : en tout cas il n'hésitait pas à lui affirmer qu'elle était dans les rangs du clergé. Voici maintenant un ami intime des deux frères, l'abbé Brute, un ami des premiers jours qui vient à la rescousse et conjure Félicité de recevoir enfin la prêtrise.

Il écrivait à Jean, sur la route de l'Amérique où l'appelait sa vocation d'Apôtre :

« En mer, dimanche 12 novembre 181 5.

Féli, Féli — est-il revenu (0 ? — Est-il, serat-il bientôt prêtre, hésite-t-il encore ? Se pourraitil ? Notre doux Jésus a-t-il trop d'amis, trop de prêtres en ce temps-ci ? — Et mon bon père, estil revenu ? (2) — Mon cœur est encore tout brisé de cette partie si chère de mon voyage, si tristement manqué. Je ne lui ai seulement pas laissé de lettre en partant. Mais que je suis content qu'il ait Féli, un bien autre cœur que le mien, à le chérir et respecter pour moi, il me semble de cette manière que je suis près de lui. »

L'abbé Brute adressait le plus souvent ses lettres à Jean, mais c'est aux deux frères qu'il écrivait ; à « son cher Jean » et à « son cher Féli », suivant les touchantes expressions dont il

(1) De Londres où il s'était rendu pendant les Cent-Jours.

(2) Il s'agit de M. Carron.

d'après DES DOCUMENTS INÉDIT i III

se sert le plus habituellement. On devine l'impression que devaient produire sur l'âme naturellement si chaude de Féli, ces ardentes sollicitations de l'amitié, d'autant plus qu'elles se renouvelaient davantage et toujours plus vives.

« Dieu seul, Eternité », deux mots qui se retrouvent dans toutes les lettres de l'abbé Brute aux frères Lamennais : il s'en servait auprès de Féli, comme d'un double bélier, si je puis ainsi parler, pour forcer sa résistance et le contraindre à se rendre au plus cher de ses vœux.

« 31 déc. 181 5, demain 18 16, bientôt éternité.

Féli, cher Féli, hâtez-vous d'être ordonné

et de vous presser avec nous aux autels. »

L'abbé Brute rêvait non seulement de voir son ami engagé dans les saints ordres, il le voulait missionnaire en Amérique, lui ainsi que Jean. Il leur écrivit, à ce sujet, une longue lettre dont on nous saura gré, peut-être, de citer un passage. Cette pensée de franchir l'Atlantique hanta l'ima-

g; nation de Féli (0 ; pour Jean, s'il n'alla pas de sa personne évangéliser l'Amérique, il y envoya plus tard ses enflants, les Frères de l'Instruction Chrétienne, qui continuent, dans nos colonies, de travailler avec succès à l'éducation religieuse des pauvres Sauvages.

« Lundi saint, 1818.

Mont Stc Marie, près Emmitzburg.

Oh! quel ouvrage ou quels ouvrages à

faire ici où l'opinion exerce si vivement son empire et l'imprimerie et la parole leur influence. Quelques écrits eurent une part éminente à la Révolution politique, quelques écrits feraient la révolution religieuse, mais les écrivains où sontils ? Ils ne sont pas encore venus, rien, rien de marquant ne se fait, rien ne se fera : « Mille quetn missurus es » (2) répète sans cesse mon cœur ou, cette fois, mon esprit au Seigneur ; car c'est une

(1) « Si nous en croyons Maurice de Guérin, Lamennais eut un instant la pensée, vers 1834, d'aller en Amérique. L'abbé Brute l'y appelait depuis longtemps. » Eugène de la Gournene. Intr. p. L.

(2) Ex. IV. 13.

chose que l'esprit plutôt aperçoit ; mais l'apercevoir confusément, même le plus en grand, n'est

pas le premier pas, la première donnée pour en rien faire. Vous, dignes amis, vous, mon Jean, vous, mon Féli, il me prend cette idée la plus pressante de vous appeler en Macédoine et vous dire : « Ostium magnum ! Ostium magnum ! » (0 Les Apôtres littéraires d'un continent où il me semble, je vous le dis, que des choses décisives se feraient pour ce titre (sic), cela ne vous tente-t-il point ? Ne lerez-vous que rire de la lettre de votre pauvre ami : (jclum) imbelle sine ictu(2)} Je vous le dis très sérieusement, réfléchissez à la mission si belle dont vous pouvez vous former le tableau, dans ces contrées-ci. Voyez notre collège, notre société, nos bibliothèques commencées, notre excellent archevêque prêt à vous recevoir ; le climat le plus sain pour vos frêles constitutions ; qui d'entre nous qui ne s'y soit porté au moins aussi bien qu'en France ? Ou Baltimore pour séjour, ou cette paisible montagne et ses sémina-

(i) Cor. XVI. 9.

(2) Enéide II. , | ;

ristes ébauchés, pour charmer les intervalles des études et écritures auxquelles vous voilà condamnes. Plus loin la vallée dont on fait briller les trésors aux yeux des étrangers; .... de bons habitants, quelques familles telles que vous les voyez dans vos anciens livres, et aussi, il le fout dire, encore tout autour de vous, non seulement dans notre bonne Bretagne, mais à Paris même — voilà mes offres, réfléchissez. —

Réfléchissez dis-je — mais tout de bon, le dis-je, — mettez dans la balance le bien que vous aurez fait en dix ans d'ici, en France — observant qu'il se fût fait dans votre absence — et celui que vous auriez fait ici pour les siècles à venir de cet immense continent Réfléchissez.»

Nous nous arrêtons ici dans ce que nous appellerons l'histoire de la vocation de Lamennais ; si forcée que celle-ci nous semble avoir été, nous ne voyons pas que Lamennais ait songé à le reprocher à personne et si, dans une lettre à M. Marion, publiée par M. de la Villerabel 0) il parle de « l'influence funeste » de son frère, il ne saurait

(i) Confidences de Lamennais, p. 215.

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s'agir de sa vocation cléricale, puisque Jean affirma toujours qu'il « n'y était pour rien » et qu'il «en était enchanté » (0. D'ailleurs, lorsque Lamenn.

;primait ainsi, un abime infranchissable (abîme, du moins qu'il refusait de franchir) était crei entre les deux frères, au grand désespoir du saint abbé Jean. Cette parole dure de Féli est une exagération manifeste, bien que peut-être inconsciente.

Qu'on nous permette, en terminant ce triste épisode dont les suites devaient être si fatales, de citer les paroles d'un écrivain qui fréquenta longtemps Lamennais pour lequel cependant il n'éprouva jamais, ce semble, beaucoup de sympathie et qu'en tout cas il a parfois sévèrement jugé :

« Je me rappelle, dit Sainte-Beuve (2), un der-

(1) Lettre à M. Quer- par M. de la VU -. id. Cette lettre est datée de 181 5, du lendemain, pour ainsi dire, de la promotion de Féli au sous-diaconat. L'abbé Jean, on le voit, n'attendit pas la défection de son malheureux frère pou: sa responsabilité de son entrée dans les orù

(2) Causeries du lundi. XV. 65. (Octobre 1860).

nier entretien que j'eus avec Lamennais. Après l'avoir beaucoup connu, je m'étais éloigné et l'avais perdu de vue pendant près de dix ans. Le retrouvant au printemps de 1846, il avait oublié quelques critiques de moi un peu vives, et me les avait pardonnées ; il me parut aimable, gai, comme il l'était volontiers dans ses bonnes heures, fécond de vues et jeune d'esprit ; et entre autres choses, il me dit ces propres paroles qui étaient une manière d'apologie en réponse à des objections qu'il devinait au-dedans de moi et que je me gardais bien d'exprimer ; je ne donne d'ailleurs l'apologie que pour ce qu'elle vaut : — J'ai reçu de la Providence, me disait-il, une faculté heureuse dont je la remercie, la faculté de me passionner toujours pour ce que je crois la vérité, pour ce qui me paraît tel actuellement. Je m'y porte à l'instant comme à un devoir, sans trop me soucier de ce que j'ai pu dire autrefois. On arrangera tout cela un jour après moi, on en tirera ce qu'on pourra ; je ne m'en charge pas, et je laisse ce soin aux autres. On dira: II fui sot tel jour, ce qui ne m'étonne-

rait pas beaucoup si j'étais là pour l'entendre. — Et il riait de son petit rire en parlant ainsi. »

Cette apologie, si apologie il y a, vaut quelque chose ; et ces paroles, Lamennais, n'en déplaise à Sainte-Beuve, dut les prononcer sans arrière-pensée, s'il faut en croire Sainte-Beuve lui-même qui écrivait en 1850 cette phrase qu'il avait probablement oubliée dix ans plus tard (ce qui n'offre rien d'extraordinaire), lorsqu'il parlait comme nous venons de le voir.

a De lui (Lamennais), on peut dire tout ce que l'on voudra, mais non pas qu'il est un homme calculé » C1).

Non, Lamennais ne fut pas un homme calculé. Il entra dans l'Eglise et il en sortit, sans arrière-pensée : il ne trafiqua pas plus de son apostasie qu'il ne le lit de son orthodoxie. Cette absence de « calcul » doit, croyons-nous, protéger sa mémoire, car elle le rend moins condamnable, et dès lors plus digne de commisération.

(1) Causeries du lundi. II. p. 303.

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