SUR LES DERNIERS MOMENTS DE LAMENNAIS
(( OH l SI POUR SAUVER MON BIEN-AIME FRERE... I »
LE 3i Janvier 1854, M. Jean de Lamennais écrivait à M, Houet, le confident de ses peines, ces simples mots, tracés d'une main défaillante :
" Lis, et avec moi, pleure et prie !
« Jean.
« Renvoie cette lettre par le retour du courrier »
C'était une lettre de M. de Gornulier, du 28 Janvier, qui lui apprenait Tétat extrêmement critique où se trouvait le pauvre Féli ; il l'envoyait ainsi à M. Houet pour qu'il en prît connaissance, car l'abbé Jean savait que celui-ci avait conservé pour Féli, son ancien Maître, la plus vive affection ; de plus, son cœur était vraiment