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dans le sien, suivant sa touchante expression ; M, Houet, selon son désir, lui retourna cette lettre dont il eut soin de tirer une copie. La voici :
« Monsieur,
•' Nous n'avons appris qu'hier soir la maladie de M. votre frère et nous venons de nous présenter chez lui, mais, malgré les plus vives instances, ma sœur(i)n'a point été admise à voir le pauvre malade. Plusieurs hommes, se disant ses amis, serelèvent pour le garder et assurent aux personnes qui se présentent^ que le ?nédecin défend qu'il voie personne. Ma sœur a mis en avant notre ancienne liaison, notre intimité avec ses nièces, le tout en pure perte. On nous a dit à sa porte qu'Augustine (2) était attendue, mais je lui écris par ce courrier, si elle n'est pas en route, d'envoyer à ma sœur une lettre dans laquelle elle la prie de la représenter près du malade Evidemment, ils veulent l'en-
(1} M"** de GraniJvillc dont nous avons lu ci-dessus un billet au fujct d'une première indisposition de Lamennais.
(2) M*' veuve de Kertanguy.
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tourer de telle sorte que nulle parole n'arrive jusqu'à lui, mais nous Tavons recommandé aux prières de la plus grande partie des Communautés de Paris : ce matin, il a été recommandé à Notre - Dame-des-Victoires et j'espèreque la Sainte-Vierge nous accordera ce miracle de la miséricorde de son divin Fils ! M. de Vitrolles que ma sœur a vu est outré contre ces gardiens qui voulaient aussi Tempôchcr d'entrer, mais il Ta fait malgré eux. M. Martin n'a pas osé y aller parce que M. Féli a dit, paraît-il, avant, qu'il ne voulait pas le voir... La nuit dernière a été mauvaise et la journée n'est pas bonne non plus...
« P. -S. Nous pensons que si Augustine arrive, ce sera une chose fort utile, parce que tous ces étrangers ne feront plus les maîtres.
« Le Curé de la paroisse de M. Féli s'est présenté aujourd'hui, il va sans dire qu'il n'a pas été reçu. »
M. de Cornulier se trompait; même après l'arrivée de Mme de Kertanguy, les étrangers per-
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sistèrent à faire les maîtres et ils le firent jusqu'au bout, comme nous le verrons, mais avec Tassentiment de Lamennais, ne l'oublions pas. Trois jours après son frère, Mme de Grand ville adressait de son côté à M. J. de Lamennais la longue lettre qui suit ; son importance nous semble considérable :
" Paris, 3 1 Janvier,
Monsieur Tabbé,
" J'arrive de chez voire cher malade, c'était le moment de la consultation; le docteur Rostant a trouvé le poumon encore plus dégagé qu'hier, moins de fièvre; le vcsicatoire a pris suffisamment ; tout cela est très bien. Mais il trouve aussi un peu de décomposition dans le visage, et une très grande faiblesse. Il craint que le malade n'ait pas la force nécessaire pour la réaction à espérer. Mais je pense que vous savez par ce môme courrier ces détails de votre neveu, M. Ange Blaize, que j'y ai trouvé ce matin. 11 était, à mon arrivée, occupé à écrire pour faire dire à M. de
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Vitrolles, par un tiers, qu'il ne pourrait pas voir le malade. Il était mécontent que M. de Vitrolles eût dit hier, à ce qu'on lui avait rapporté, qu'il forcerait la porte. C'était, selon lui, pour faire encore des tentatives religieuses très inutiles, et fatiguer seulement le malade.
« J'ai répliqué que les scènes de violence étaient loin du caractère de M. de Vitrolles, et que je savais de lui-même qu'il n'avait l'intention de tenter aucune discussion religieuse, que seulement il avait insisté pour que le malade conservât sa liberté, et qu'on lui nommât les ecclésiastiques qui se présenteraient chez lui, afin qu'il pût manifester s'il avait le désir de les voir. Monsieur votre neveu est convenu qu'il pouvait y avoir eu malentendu dans ce qu'on lui avait rapporté de M. de Vitrolles, et il a beaucoup insisté sur la défense expresse qu'il a fait répéter devant moi par Monsieur Rostant, que personne ne fût admis chez le malade.
« — 11 y va de sa vie, disait le docteur, il n'est pas capable de soutenir une émotion. — J'ai dit à votre neveu, que sans doute la vie de son oncle était chère.
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et très chère ; qu'elle ne Tétait à personne au monde plus qu'à vous, Monsieur l'abbé, et que cependant vous n'hésiteriez pas entre compromettre même
quelques jours de vie et l'éternité Je lui ai
dit : « Je ne sais. Monsieur, quels sont vos sen- « timents et vos convictions actuelles religieuses; « mais ce que je sais, c'est que vous avez été élevé « chrétiennement, c'est que tout le sang de vos <' veines est chrétien, c'est que j'espère que vous « mourrez chrétiennemcntf i ). Eh bien, pensez qu'à <i votre mort vous aurez à rendre compte de voire «' conduite en ce moment vis-à-vis de votre oncle. « Vous le dites dans des idées que rien n'ébran- " lerait, mais ne faut-il pas l'essayer cependant, et " si un bon mouvement, de bons désirs se mani- « t'estaient,en aurait-on seulement connaissance, s'il «t n'est approché que par son médecin et M . Barbet ? « Vous me dites que s'il manifestait que ses idées « se sont modifiées et qu'il voulût voir un prêtre, '< vous en feriez venir un; mais vous ne pénétrez <' pas jusqu'à lui, et M. Bénoist-Champy n'y vient '< que quelques heures tout au plus dans la journée.
(I) Hélas 1
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« Songez, Monsieur, que sa mort, dans cet état, « serait le coup le plus cruel pour votre oncle Jean « et pour Augustine. Pensez à votre mère et à vos « sœurs qui sont au ciel. Ceci est affreux à dire, « mais votre malade me parait entouré comme l'était '( Voltaire dans ses derniers instants. Sans doute, « Monsieur, chacun est libre. Dieu lui-même rcs- « pecte la volonté de Thomme, mais croyez-vous « possible que ce que votre oncle a cru la plus « grande partie de sa vie, ce dont il n'a douté que « depuis quelques années, croyez-vous, dis-je, qu'en « ce moment il ne s'élève pas dans son esprit qucl- « ques pensées en faveur de la croyance du passé, '< et qu'au seuil de la vie il ne se demande pas, au « moins comme un doute, si l'éternité heureuse et « malheureuse existent?
« Je sais qu'il a reçu, il y a quelques mois, un « prêtre (i) avec lequel il a disputé longtemps de « bonne amitié, et il revenait souvent à dire : a Mon retow^ en arrière serait une apostasie n. Ce »( prêtre lui dit en le quittant : « Si j'apprends que « vous êtes malade, ^e viendrai vous disputer votre
(i) Probablement l'abbc Gucrin que nous retrouverons plus loin.
'< dme, et essayer de la sauver... >* et vous ne laissez " approcher personne. Je sais aussi, Monsieur, " qu*une des personnes qui entourent M. votre on- " cle en ce moment a dit : // serait affreux que 3/. " de la Mennais se démentît à la mort. Pesez tout » cela, Monsieur. »»
■' Un M. qui entra raconta que lui, M. Champy et un autre, étaient allés la veille trouver rarchevcquc 'i) et lui avaient dit la défense du médecin d'éviter les émotions, sous peine de la vie, exposé leur position et demandé à être délivrés des obsessions de certaines personnes. Ilavaii parfaitement compris, ajouia-t-il, et dit à M. Bautain d'empccher M*"*= de.... [2] de se présenter. Elle n'avait, ajoutait votre neveu, aucun droit de s'imposer ici. ' Aucun, madame, a-t-il ajouté, se " tournant vers moi, il n'en est pas ainsi de vous. <■ je respecte ceux de votre ancienne amitié et de «• celle de Mademoiselle de Lucînière qui a toujours " été si précieuse à mon oncle. Mais, vous l'avez en-
(I; Cf. Fnrj^uc< I vol. .Vo/« et Sourtnirs p. CXV.
(2; M"»» de Vaux, supérieure Jcs Religieuses de Juilly. Ibid. p.
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« tendu de la bouche du docteur, la défense est for- « melle. » Je me suis levée pour me retirer en disant : « Il ne me reste, Monsieur, qu'à faire des « vœux bien vifs pour le rétablissement de Monsieur « votre oncle et surtout pour que la lumière se « fasse pour lui : il Ta eue autrefois assez vive pour « éclairer les autres. On dit qu*on voit très clair au « moment de la mort; puisse cette clarté ne pas « être voilée pour lui, c'est mon vœu ardent, c'est « celui de tous ses anciens et vrais amis. » M, Blaize me reconduisit en me disant : « Maintenant « que je suis ici, ne vous donnez plus la peine, je « vous en prie. Madame, de venir aussi loin savoir (< des nouvelles de mon oncle, je vous en ferai por- '( ter demain, aussitôt après la consultation du mé- « decin. » C'était très poliment me mettre à laporte[\ ) et je suis des plus embarrassées de ce que je dois et puis faire. Quel malheur qu'Augustine ne soit pas ici, et vous surtout. Monsieur l'abbé; même ne pouvant approcher du malade, votre présence aurait Tinfluence la plus salutaire, et naturelle-
(i; Souligné dans le texte.
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ment vous dirigeriez toutes choses, comme déjà le fait M. votre neveu, mais plus énergiquement au point de vue religieux. Je vous ai écrit bien longuement, et pourtant bien en courant. Veuillez, par égard pour la franchise avec laquelle je vous parle, jeter ma lettre au feu quand vous Taurez lue.
'( Je crois, hélas ! ne pouvoir rien faire d'utile, mais mandez-moi ce que vous pensez, et je m'y conformerai. Toutes les communautés continuent à prier plus que jamais.
'< Votre très humble servante et affligée amie,
0 C. de Grandville >».
P.'S. — - l.c malheureux malade a refusé, il va quelques jours, de voir M. de Noirlieu et le père Ventura. M"»*^ Gotiu avait pu aussi, il y a quelques jours, lui serrer la main et le conjurer à genoux de recevoir un prêtre. Il avait refusé ».
A celle époque, la santé du vénérable abbé Jean était ruinée pour toujours, bien qu'il dût prolonger encore son existence, pendant six ans. Déjà
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longtemps auparavant (i6 décembre 1847), ^^ avait éprouvé à Guingamp, à Tautel même, une première attaque de paralysie. Féli à ce sujet, lui avait écrit, après de longues années de silence, deux lettres dans lesquelles il l'assurait de sa vieille, sincère et bien tendre affection^ et où il lui disait :
« Soigne ta santé et ne va pas retomber par ta faute, quoique, à vrai dire, ce qu'il y ait de mieux, selon le mot de Tertullien, est de sortir le plus vite possible de ce triste monde, pourvu toute/ois qu'on puisse se dire que le devoir ne nous y retient plus (i) ».
A Tépoque où son frère tomba malade, Tabbé Jean se voyait très souvent dans l'impossibilité de quitter sa chambre. Qu'on juge de Tangoisse qui dut étreindre son cœur aimant, lorsqu'il apprit que Féli se mourait et surtout qu'il se mourait loin de tout secours religieux! Il résolut de se rendre à son chevet, malgré la distance et en dépit de son propre épuisement, dût-il tomber en chemin. La nouvelle d'une amélioration notail) Blaize II, 218. Cf. Ropariz, 466 et 468.
blc dans Tétat du malade retarda son voyage. Il fit écrire à M. Houct, à ce sujet, le 3 février :
« Bon Monsieur Houet,
« Notre Père me charge de vous dire qu'il a reçu des nouvelles de son frère et qu'il est hors de danger pour le moment : il le recommande à vos prières. »
Le même jour, M.dcCornulier-Lucinière écrivait de nouveau à Tabbé Jean :
<( Vendredi, 3 février 54,
M Monsieur Tabbé,
M Je m'empresse de venir vous annoncer l'arrivée d'Augustine. Elle vient d'arriver à la maison, bien inquiète des nouvelles que nous avions à lui donner; elles étaient heureusement plus rassurantes et dans ce moment elle est chez M. Féli, avec ma sœur.
« Je ne vous ai pas écrit hier, n'ayant pas reçu le bulletin du jour, avant le départ du courrier. Ma sœur est allée s'informer de la nuit qu'avait
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passée le malade, et ramélioration continue. M. Féli avait pU s'asseoir seul sur son séant, il avait même beaucoup demandé, mais en vain, qu'on Je mît dans un fauteuil. On parlait d'essayer de lui faire prendre quelques laitages. Du reste, même défense expresse des médecins que personne ne pénétrât jusqu'à lui. M. Ange Blaize a paru satisfait hier de l'arrivée prochaine d'Augustine, seulement il a ajouté : elle ne pourra pas voir mon o/îc/e. Nous espérons bien le contraire, puisqu'elle n'a pas du tout les mômes motifs que son frère de supposer que sa présence lui soit désagréable. Nous voudrions bien que, dans l'appartement de M. Féli, il se trouvât une chambre oè elle put s'installer, car ce n'est guère qu'en profitant de toutes les circonstances qu'elle pourra faire un séjour utile. Cependant, s'il ne lui est pas possible de loger chez M. Féli, nous lui offrons un lit à l'Abbaye-aux-Bois. Elle sera, il est vrai, bien mal établie; mais du moins elle n'aura pas à subir l'isolement de l'hôtel garni et ce sera, pour nous aussi, une vraie jouissance de l'entourer de notre affection, dans ces tristes conjonctures. Elle
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nous parle de vous, Monsieur Tabbé, avec une tendresse qui fait plaisir; vous êtes vraiment maintenant le chef de la famille, et ce doit être doux pour votre cœur de voir combien vous remplacerez le père qu'ils ont perdu. Nous avons tâché de mettre Aligustine bien au courant de la position et des gens qu'elle va trouver là-bas. Elle nous paraît très ferme et très disposée à ne pas manquer Toccasion d'agir et j'espère que le bon Dieu lui en fournira les moyens. Je ne cachèterai ma lettre que quand ma sœur sera revenue de chez M. Féli, afin de vous donner les dernières nouvelles.
•« On continue à prier beaucoup, ce qui nous donne un grand espoir; vos prières surtout et vos œuvres doivent plaider si puissamment sa cause près du Ciel, qu'il me semble impossible qu'il résiste à tant de supplications.
" Veuillez agréer, Monsieur Tabbé, le souvenir atîectucusement respectueux de ma sœur et l'expression de mes sentiments dévoués et respectueux.
<■ H. de Cornulier Lucinière. »
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« P.-S. Ma sœur n'est point rentrée, et craignant de manquer le courrier, je me hâte d'envoyer cette lettre à la poste.
'• Voilà ma sœur qui arrive : je rouvre ma lettre pour vous dire qu'elle vient de voir le cher malade, il continue à aller mieux, mais elle Ta trouvé horriblement changé, et c'est à la condition de ne pas lui dire une parole qu'on Va laissée entrer (i). Augustine Ae le verra que demain. »
Ange Blaize, à la nouvelle que son oncle était dangereusement malade, était accouru à Paris, on vient de le voir ; mais Lamennais qui ne lui pardonnait pas d avoir des sentiments politiques autrej que les siens et qui, à ce sujet, s'était brouillé avec lui, depuis plusieurs années déjà, refusa obstinément de le laisser franchir le seuil de son appartement; ce fut de Vantichambre de Féli que M. Blaize écrivit à son oncle Jean la
(l) Cette défense, qui fut rigoureusement maintenue, devait stériliser les efforts généreux des personnes désireuses de voir Lamennais lairc une fin chrétienne : plus d'un nouvel ami dut s'en applaudir, ce n'est que trop certain.
lettre qui suit, datée du même jour que celle de M. de Cornulier.
« Paris, 3 Février 1854.
« Mon cher oncle,
" Le mieux se soutient et les forces tendent à revenir : mon oncle s'est assis plusieurs fois sur son séant, il parle déjà de son fauteuil.
« J'ai vu hier M. Rohrbacher 11) et Mme de Grandville. Celle-ci couchera aujourd'hui dans la chambre de mon oncle ; ce sera la première visite qu'il recevra.
' J'attends Augustine aujourd'hui ou demain. Puissé-jc vous donner encore demain de meilleures nouvelles.
(i) Il Dans sa dernière maladie, je me suis transporté à son logis: des Mesbicurs qui se trouvaient là me dirent qu'on lui parlerait de ma visite, et que sans doute, il me recevrait dans huit jours. J'y retournai, j'y trouvai son neveu, Ange Blaizc, qui promit de m'ccrire quand son uncio serait en état de me recevoir. Je n'ai pas reçu d'avertissement, et M. de Lamennais est mort sur ces entre faites M.
Testament de Ri.hrbacher, cite par Mï' Ricard ; Gerbet, Saiinis et Rohrbacher. p. 3?7.
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« Je vous embrasse bien tendrement, mon cher oncle, et M. Ruault,
« Votre neveu dévoua, « Ange Blaize ».
Quatre jours plus tard, M. Blaize écrivait au même :
« Paris, 7 Février 1854.
« Mon cher oncle,
« Je n'ai que de bonnes nouvelles à vous donner. Mon oncle Féli est dans un état satisfaisant ; il prend des potages, du chocolat et n'a pas d'autre tisane que du bouillon. La convalescence marche plus vite qu'on n'eût osé l'espérer, il y a une douzaine de jours, mais il y a beaucoup de précautions à prendre. Les médecins ont interdit d'une manière absolue toute visite, attendu
qu'une seule parole dite peut provoquer la toux