‹ Lamennais, d'après des documents inédits [microform]Chapitre 17 sur 87 · I. » il · texte numérisé non relu

I. » il

:«\sst €i|!i||ilèleip«ni mépris sur la pensée de Lamennais auquel il fait dire ce qu'il n'a jamais iît, actSiUtlilant erreur sur erreur, et triomphant d'autant plus aisément de son adversaire qu'il refuse de l'écouter ou qu'il l'entend à faux. Nous oc publions point cette réfutation péremptoire, parce que probablement elle le fut dans le temps; iiiâis aussi tt surtout pw respect pour la mémoire de eei écrivain qui fut sincère dans ses convic- •■i«iis,,„ noiit 'iwiiilaiis Ptdiïieiire, mais qui, en tout CiSy racheta par une mort héroïque, sur une barri- Cide de 11 rue St Antoîiie, en 1 848, ses exagérations de doctrine. Le même sentiment nous fait un devoir de ne point reproduire, intcgrale- IMCni dtt moins, la lettre qu'écrivit, à ce sujet, M. de Lamennais, le 28 Mai 1 829, et qu'il adressait au mmm de S{m&tl ilj. Je me bornerai seulement à citer un fragment. Il nous donne, ce nous senlit, mm idée eiacte de ce qui devait se passer

f I) Bik « d'ailleurs été publiée par Forgues. Si nous lui empruntons ce passage, malgré la loi que nous nous sommes faite de ne publier que des documents inédits, c'est, nous le répétons, à cause de ce que nous appellerons, »i 011 nou» k permet, son importance psychologique.

alors dans l'âme du grand écrivain qui, par son génie et l'usage qu'il en avait fait jusque-là, se croyait le droit de défendre l'Église, sa mère, outragée sous ses yeux.

« Le 28 mai, jour de l'Ascension 1829. « Quand est-ce que, nous aussi, nous nous élèverons au-dessus de cette terre (comme J.-C.)? Quand nos pieds s'en détacheront-ils et la regarderons-nous d'en haut? Il s'en allait loin de la vallée de larmes, dans la cité de paix, là où la lumière ne tarit point, où ne pénètre aucun des vains bruits de ce monde, où tout est harmonie, vérité, amour; il montait vers son Père, et longtemps après, rœil de ses disciples le cherchait encore dans l'espace immense. Pauvres exilés, errants dans le désert aride et stérile de la vie' oh! quand nous sera-t-il donné de le suivre et de prendre à jamais possession de la demeure qu'il est allé nous préparer? Quis dabit mihi pennas? Volabo et 7'equiescam (i).

(0 Ps. uv. 7.

Page 1