CONCLUSION S
blasphèmes, se hausse en gémissant vers la foi ; entendez ce royaliste d'hier se déprendre non sans amertume de ses illusions passées» afin de sauver au moins ce qui peut et doit être sauvé de la ruine d'un trône, la conscience et la liberté ; surtout, regardez ce catholique de cœur, d'aspirations et de sang, qui, croyant rencontrer dans son Eglise un obstacle au progrès chrétien, dans le plus tragique con* Ait, brise tout un passé vénéré. Ce fut une erreur, sans doute ; mais il n*est donné qu'aux âmes religieuses et formées au seul vrai christianisme de se tromper sincèrement ainsi, au prix de cruelles soufirances. Lamartine a donc vécu nos croyances les plus chères comme nous les vivons tous aujourd'hui : et voilà pourquoi les plus religieuses des ftmes, les consciences même les plus scrupuleuses, se liront toujours dans son œuvre, et continueront à frémir au souffle de ce poète dont Lamennais fîit l'inspirateur.