‹ Lamennais et Victor HugoChapitre 14 sur 27 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Victor Hugo et le catholicisme libéral.

I. Une visite de Lamennais. — Le Journal d'un révolutionnaire de iS^o ; la i" édition de Notre-Dame de Paris ; Victor Hugo et V Avenir. — IL La fin : \:Encydique Mirari vos et la 8" édition de Notre-Dame de Paris.

{Septembre i8}0-i8)2.)

I. Victor Hugo venait de terminer le chapitre Ceci tuera cela, expression exacte de la poussée générale et populaire du moment ; après avoir maltraité le catholicisme considéré comme hostile à toute liberté, à tout progrès, et comme inféodé au pouvoir déchu, le 27 septembre 1830, ainsi qu'en témoigne une note de sa main en marge du manuscrit, il s'était mis à écrire le premier chapitre du livre sixième, intitulé : Coup d'œil impartial sttr l'ancienne magistrature ' ; il y soumettait à une critique moins respectueuse encore cette autre puissance impopulaire aussi pour s'être montrée trop complaisante aux Bourbons, la Justice, quand il reçut une visite qui ne pouvait être plus opportune : Lamennais se présenta chez lui.

Il arrivait de Bretagne pour fonder Y Avenir et orienter vers le libéralisme les destinées de l'Eglise. Déjà nous savions par le récit du Témoin de la vie que cette entrevue capitale avait eu lieu dans le courant de septembre 1830. Mais les assertions àntémoin demandent toujours confirmation ; cette confirmation, l'examen du manuscrit

1 Notre-Dame de Paris, éd. Hetzel, t. I, p. 295 et seq. ; éd. Ollendort, p. 155 et seq.

de Notre-Dame de Paris nous la fournit d'une manière inespérée, puisqu'il nous permet non seulement, ce qui est essentiel, de comprendre les dispositions de Victor Hugo quand il reçut Lamennais, mais encore de fixer la date exacte de leur rencontre. Lamennais, en effet, a laissé sur le manuscrit la trace de son passage ; au haut du feuillet 142 du manuscrit, le 4^' de ce premier chapitre du livre VI que le poète a commencé d'écrire, ainsi qu'il l'a noté lui-même, le 27 septembre 1830, Lamennais a inscrit de sa main son adresse: F. de Lamennais, me du Colombier, N" ij. C'est donc sans doute le 27 septembre 1 830 quï le prêtre de génie qui accourait à Paris pour fonder l'Avenir et associer sous la bannière catholique D/fK et la liberté vint faire part de ses projets à l'écrivain qui, la veille encore, opposait la religion, le dogme, le prêtre. Dieu, au peuple, à l'homme, à la

liberté.

Lamennais trouva Victor Hugo écrivant :

— Vous travaillez et je vous dérange.

— Je travaille, mais vous ne me dérangez pas.

— Qu'est-ce que vous écriviez donc là ?

— Quelque chose qui ne vous plairait pas.

— Dites toujours.

Victor Hugo lui tendit une feuille, où Lamennais lut ceci : « La république, qui n'est pas encore mûre, mais qui aura l'Europe dans un siècle, c'est la société souveraine de la société; se protégeant, garde nationale ; se jugeant, jury ; s'administrant, commune ; se gouvernant, collège électoral.

« Les quatre membres de la monarchie, l'armée, la magistrature, l'administration, la pairie, ne sont pour cette république^ que quatre excroissances gênantes, qui s'atrophient et meurent bientôt ' ».

— C'est cela, dit Lamennais, j'étais bien sûr qu'un esprit comme vous ne pouvait pas rester royaliste. Il n'y a qu'un mot de trop : « la République n'est pas mûre ». Vous la mettez dans l'avenir; moi je la mets dans le présent ^

' Cf. un. etPhil. luHàs, p. 187.

* V. Hugo raconté par un témoin de sa vie, II, 342-345.

On devine combien Victor Hugo dut être étonné et séduit. Ce clergé qu'il croyait lié au passé, indissolublement, il le trouvait maintenant devant lui. Sans doute, il écouta — avec quel ardent intérêt — Lamennais lui exposer le plan gigantesque qu'il avait conçu. Sainte-Beuve jeté au Saint-Simonisme par la passion, et momentanément éloigné de lui, n'est plus là pour éveiller ses doutes. — D'une main puissante, le prêtre auquel il devait déjà sa première conversion, ressaisit son âme, et par le catholicisme libéral commence à le ramener à la foi.

Mais s'il existe véritablement un catholicisme libéral comme r.<4w«tV qui commence à paraître le 15 octobre 1830 le démontre par son succès même, les chapitres Ceci tuera cela et Abbas bcati Martini dans Notre-Dame de Paris, ces pages qui montraient le catholicisme immobile et rigide, lié sans retour au passé, à jamais hostile à tout progrès, à toute liberté, n'ont plus ni vérité, ni opportunité, elles ne sont plus qu'un contre-sens. Victor Hugo rallié aux doctrines de ['Avenir, supprime donc ces deux chapitres : ils ne figurent pas, en février 183 1, dans la première édition du roman. Je sais qu'en 1832, quand il les insérerera dans la note de la huitième édition, qui est en réalité la seconde, Victor Hugo prétendra qu'elles s'étaient égarées '. Sans lui faire un crime de n'avoir pas voulu mettre le public dans la confidence des fluctuations compréhensibles de sa pensée, nous avons de trop bonnes raisons de préférer notre explication à la sienne, pour accepter celle-ci sans réserve. En réalité, toutes les vraisemblances sont pour que Victor Hugo, manifestement séduit par les projets de Lamennais, ait volontairement commencé, au lendemain de leur entretien, par supprimer ces pages.

11 nous suffira, pour apprécier la nouvelle influence de Lamennais sur les idées de V. Hugo, de feuilleter h Journal d'un révolutionnaire de iSjo; nous découvrirons sans peine, sous les retouches très îipparentes qui l'ont altéré depuis, la vraie pensée du poète, reconquis à l'idée religieuse : « L'égalité devant la loi, écrit-il en

> V. Hugo, Noire-Dame de Paris, éd. Helzel, p. 3.

octobre 1830, c'est l'égalité devant Dieu traduite en langage politique. Toute charte doit être une version de l'Evangile ' ». Nous comprenons aussi pourquoi Victor Hugo ne se risque pas à suivre Sainte-Beuve sur le terrain du Saint-Simonisme : « Avec beaucoup d'idées, beaucoup de vues, beaucoup de probité, écrit-il encore dans le courant du même mois, les Saint-Simoniens se trompent. On ne londe pas une religion avec la seule morale. Il faut le dogme, il faut le culte. Pour avoir le culte et le dogme, il faut les mystères. Pour faire croire aux mystères, il faut des miracles ■' ». Et Victor Hugo met au défi les Saint-Simoniens de faire des miracles et par conséquent d'être prêtres, de t.nder une religion. Il revient donc à l'idée religieuse — ne nous y trompons pas, c'est un retour aux croyances catholiques, et, sans doute, si nous possédions le journal tel qu'il fut écrit alors, la démonstration que nous tentons ici serait plus évidente encore —, il revient au traditionalisme religieux. « L'église affirme, la raison nie, écrit-il. Entre le oui du prêtre et le non de l'homme il n'y a plus que Dieu qui puisse placer son mot ' ». Mais comment le placera-t-il, sinon par cette voix du peuple <! qui ressemble à celle de Dieu ' ». Victor Hugo est donc maintenant catholique libéral, comme tout à l'heure il était catholique et royaliste : « Mon ancienne conviction royaliste, catholique de 1820 (le recul est un peu trop grand, à^vrai dire) s'est écroulée pièce à pièce depuis dix ans devant l'âge et^ l'expérience ^^ », écrivait-il en septembre. Et il ajoutait: «L'idée de Dieu et l'idée du roi sont deux et doivent être deux '* ». H proclame avec Lamennais le droit à l'évolution des idées en matière politique : « Mauvais éloge d'un homme que de dire : son opinion politique n'a pas varié depuis quarante ans'. C'est dire que pour

1 Littérature et Philosophie méUes, p.

' Littérature et Philosophie mêlées, p. 198.

3 Littérature et Philosophie mHées, p. 195-196.

* Littérature et Philosophie mHées, p. 196.

'' Préface d'Hernani.

« Littérature et Philosophie mHées, p. 185.

' Ihid., p. 186.

lui il n'y a eu ni expérience de chaque jour, ni réflexion, ni repli de la pensé sur les faits... Progressif ou rétrograde, le mouvement est essentiellement vital, humain, social ' ». Mais quelque chose doit rester immuable à travers tous les renversements sociaux et politiques; et c'est précisément la famille, dont Victor Hugo ne manque pas de faire, avec les catholiques mennaisiens, le fondement de la société : « Toute doctrine sociale qui cherche à détruire la famille est mauvaise, et, qui plus est, inapplicable, écrit-il en octobre 1830. Sauf à se recomposer plus tard, la société est soluble, la famille, non. C'est qu'il n'entre dans la composition de la famille que des lois naturelles (la famille, pour l'école mennaisienne, est, en efîet, la société 7ialurel!e de production); la société, elle, est soluble par tout l'alliage de lois factices, artificielles..., qui se mêle à sa constitution... Quand vous décomposez une société, ce que vous trouvez pour dernier résidu, ce n'est pas l'individu, c'est la famille. La famille est le cristal de la société ^ ». Certes, si c'est après avoir lu ce passage, que Sainte-Beuve a cru pouvoir nous montrer Victor Hugo « assis dans sa gloire au foyer domestique, croyant pour dernière et unique religion à la famille ^ », il n'a pas, en cette occasion, fait preuve de son habituelle perspicacité : car cette religion de la famille n'était qu'un des aspects de son mennaisianisme, disons même de son catholicisme renaissant.

Aussi ses relations avec Lamennais ont-elles repris un caractère intime : le directeur de l'Avenir est invité à dîner chez le poète, et si, le 12 janvier 1831, retenu à Juilly par sa 19' contérence de philosophie qu'il donne précisément ce jour-là, il ne peut accepter l'invitation de Victor Hugo, du moins se réjouit-il sincèrement à la pensée de le revoir le lendemain *. En février, comme s'il voulait marquer publiquement sa sympathie pour les doctrines mennaisiennes, l'auteur de Notre-Dame de Paris insère dans VAvenir, quelques jours avant la publication de son roman, le chapitre Paris

^Littérature et Philosophie nu'lces, p. 197-198.

* Ihid., p. 199.

^ Port. Cont., I, p. 428.

* Catatoguc-fiihes de la maison Charavay aîné.

à vol d'oiseau (Paris vu du liant des tours Notre-Dame) qu'il vient d'écrire du i8 janvier au 2 février 1831. Bientôt, VAvenir publie sous la signature de Montalembert, le 11 et le 28 avril 1831^ deux articles dont l'enthousiasme est à peine tempéré par quelques critiques de tond, quelques reproches portant sur les tendances matérialistes, reproches qui sont moins un blâme, à vrai dire, qu'un appel ardent et comme un cri de ralliement à l'adresse du poète quelque temps égaré. Les hésitations, les doutes qu'il a traversés depuis la première conception transparaissent dans son œuvre, dans ce roman où catholicisme et négation, prière et blasphème, matérialisme et idéalisme, toutes les contradictions se heurtent pour laisser, enfin de compte, une si étrange impression d'inquiétude et d'espoir. L'espoir, c'est à lui que Montalembert, fidèle écho des mennaisiens, s'attache en défendant Victor Hugo contre ceux qui n'ont pas su comprendre le sens exact de son œuvre : comme si le nom seul du poète qui a si continuellement combattu pour la foi depuis ses premières Odes, ne signifiait pas à lui seul, respect pour la religion ; comme si les erreurs du roman étaient autre chose que les égarements passagers d'un esprit profondément idéaliste et chrétien, en contradiction avec tout son passé, avec son avenir tout entier; comme si, enfin, il n'avait pas, voulu montrer les misères d'une époque où s'écroulait sous la main d'une royauté imprévoyante, où disparaissait un monde, ce monde catholique qu'il appartient à notre époque de reconstruire! Voilà ce que les abonnés de VAvenir pouvaient lire, et les espérances que Notre-Dame de Pûim interprété et corrigé par ce que l'on savait, dans l'entourage de Lamennais, de la plus récente attitude de Victor Hugo, faisait naître. Et lorsque Sainte-Beuve, découragé et dégoûté de son expérience saint-simonienne, revenait,en apparence repentant, rue François I", c'est à Juilly que, d'un commun accord, le poète et sa femme adressaient l'auteur des Consolations, en mai 183 1, et c'est Lamennais qu'ils chargeaient d'une conversion dont on croyait le désir sincère et qu'on espérait alors devoir être définitive '. Plus

• V. la Clef de Vcluptc.

tard, lorsqu'il lui écrivait de Rome des lettres trop confiantes, n'estce pas ce même Sainte-Beuve que Lamennais priait encore de transmettre mille choses affectueuses à Victor Hugo '?

II. Hélas ! la désillusion allait être brusque et cruelle. L'Encyclique Mirari vos condamnant ï Avenir et les doctrines de Lamennais parut en août 1832; en octobre, Victor Hugo publiait la 3' édition de Notre-Dame de Paris : les chapitres qui accusaient l'intention hostile de l'ouvrage à l'égard de l'Eglise, les chapitres Abbas beati Martini et Ceci tuera cela, supprimés nous avons vu dans quelles circonstances et sous quelle influence, y figuraient pour la première fois ; chapitres, en apparence au moins, d'une actualité cruelle alors, puisqu'ils prétendaient signaler l'hostilité radicale de l'Eglise catholique à toute liberté comme à tout progrès. Ils signifiaient surtout ce fait irréparable: la rupture, cette fois définitive, de Victor Hugo avec la foi catholique.

«Ce que tu me dis de Victor Hugo m'alflige^», écrivait Lamennais à Montalembert qui lui marquait ce brusque écroulement de tant d'espérances. II devait avoir bientôt d'autres motits de tristesse. Les relations entre eux se faisaient rares, ils se perdaient de vue : « Rappelez-moi au souvenir de Victor, mandait Lamennais à Sainte-Beuve le 26 janvier 1S33 ; que fait-il à présent » » î Ce qu'il faisait ! Mieux valait que son ancien directeur l'ignorât : il désertait le foyer conjugal, et son moi désormais sans fi-ein, commençait à s'abandonner aux folies d'un orgueil démesuré : « Je n'ai point vu Victor Hugo, écrivait Lamennais à Montalembert le 23 janvier 1834. Il vient de faire paraître des études sur Mirabeau. On dit que, sous le nom de ce grand orateur et de ses adversaires, il se peint lui et

• Revue Contemporaine, 25 août 1885, p. 502. Il convient de signaler aussi dans la préface des Feuilles d'Automne (novembre 1851), ces lignes i « Rome, la cité de la foi, qui va se redresser peut-être à la hauteur de Paris, la cité de l'intelligence » (p. 240). Et V. Hugo, dans la page suivante, range Luther parmi « les vieilleries » (p. 241).

2 Lettres inédites de Lamennais à Montalembert, publiées par Eug. Forgues, in-8,

Paris, Perrin, 1898, p. 28.

3 Rev, Contemporaine, aj août 1885, p. 505-

les siens. Ilest le génie aux prises avec l'esprit. Nous sommes dans le siècle de la vanité et du petit amour-propre, s'il y a un siècle pour

Leurs voies allaient diverger de plus en plus : l'un, absorbé par son impérieux égoïsme, l'autre, jusque dans sa chute, oublieux de lui-même, dévoué à la tâche d'éducation générale à laquelle il ne cessera de se consacrer jusqu'à la mort. En 1846 ils s'écrivaient encore : un article violent, injurieux pour Lamennais, que Victor Hugo eut le tort impardonnable de laisser passer en 1848 dans V Evénement, son journal, sous la plume de son fils Charles, mit fin à leurs relations. Il faut citer ces lignes regrettables : « Ce faux tribun caché soujle taux prêtre, qui était royaliste et confesseur en 1820, qui est sans-culotte et émeutieren 1848, qui nous montre la haine, la vengeance et le fiel tombant à flots dans le cœur du peuple des mains d'un homme qui devait y semer la conciliation, la paix et la douceur, qui change l'autel contre la barricade, et qui mâche la cartouche avec les mêmes lèvres qui ont touché l'hostie du Seigneur * ». Lamennais était républicain, Victor Huao ne l'était pas encore; voilà le secret de tant d'injures. Un informateur digne de foi ' m'a alfirmé qu'ils se saluaient à l'Assemblée nationale sans s'adresser la parole. — Mais j'ai hâte de finir ceci : car il y a trop de souffrance à constater certaines décadences morales et certaines misères...

Ainsi achevait de mourir sous les injures d'un journalisme de bas étage, cette amitié que ses origines semblaient destiner à une fin plus noble. Depuis le jour où sa passion naissante avait donné à Victor Huao la curiosité des choses religieuses, et l'avait prépare à ce premier contact avec la pensée de Lamennais que fut pour lui la hanved^V Essai sur rindifférence, jusqu'à l'heure où les désillusions

' Lettm inédites dô Lamennaii à MontàlmUrt , p. 242- « Cf. EJm. Biré, V. Hugo après 18 jo, t. II, p. I57- -3 M. Paul Meurice.

d'un amour qui ne lui semblait plus partagé avaient favorisé l'invasion du doute en son âme, cette amitié avait été le guide et pour ainsi dire la secrète vertu de son génie grandissant. Elle l'avait pris au seuil de l'adolescence, et à travers les premiers troubles du cœur, les inquiétudes d'une destinée incertaine, les joies et les tristesses de la famille, elle l'avait conduit à la foi. Elle avait présidé non seulement à l'intimitié de son existence de jeune homme, de jeune époux et de père, dont elle avait discrètement protégé la beauté candide, mais encore à l'inspiration religieuse de ses premières œuvres, et surtout à cet effort si curieux à suivre du jeune poète pour faire adopter par les catholiques la littérature nouvelle. Puis, quand une influence perverse était venue menacer la paix de cet intérieur si pur, et jeter cette âme au scepticisme, ignorant la véritable source du mal, elle avait pourtant lutté contre lui, elle avait ressaisi ce cœur hésitant, cette intelligence troublée, jusqu'au jour où, désarmée par les événements, elle avait dû assister impuissante à la décadence d'une vertu conservée jusqu'alors intacte. Qui dira ce que l'œuvre du poète aurait gagné en solidité et en profondeur si aux vides abstractions, à l'Insupportable verbiage métaphysique qui tiendra désormais la place des croyances reniées, une philosophie religieuse positive comme celle du catholicisme avait installé ses solides assises ?

C'est vers ce rêve d'un romantisme catholique que des Odes et Ballades à la Préface de Cromwell, de la Préface de Crotnwell aux articles littéraire du Mémorial Catholique s'était un jour inclinée notre littérature. Après avoir constaté la ruine de tant d'espérances, ceux qui savent voir et comprendre notre époque admireront l'éternelle patience qui ne compte pasjes jours et iait éclore les idées en leur temps.

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