SÉCONDE LISTE DES DOCUMENTS ET PIÈCES
PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE QUÉBEC ARCHIDIOCÈSE DE QUÉBEC
Tribunal de l'Officialité.
Landry rs Hamel.
Liste supplémentaire des pièces et documents se rapportant à la dénonciation produite en cette cause et auxquels le dénonciateur réfère pour compléter la dite dénonciation :
Pièce N. 21. — Lettre de l’Official à M. A. C, P. R. Landry, en date du 25 juillet 1883.
Pièce N. 22. —- Lettre de M. A. C.P.R. Landry à l'Official, en date du 27 juillet 1883.
Pièce N. 23. — Lettre du chancelier à M. A. C. P.R. Landry, en date du 27 juillet 1883.
Pièce N. 24. — Lettre de M. A. C. P. R. Landry au chancelier, en date du 27 juillet 1883.
4 — 6 — . | Pièce N. 25. — Lettre du chancelier à M. À, C, P.R. Landry, en date du 28 juillet 1683, Pièce N. 26, — Lettre de M. A. C, P. R. Landry à l'Official, en date du 31 juillet 1883.
| Pièce N. 27. — Lettre de l'Official à M. A. C. P. R. Landry, en date du 1” août 1883.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES
FIÈCE NN. 1 sorrespondance publiée par M. Hamel dans le Journal de Québec du $ mai 1885. [&]
Monsieur le rédacteur,
Veuillez m'accorder l'hospitalité de votre journal pour la reproduction de la correspondance suivante, échangée, ces jours-ci, entre M. le Dr J. E. Landry et moi. Cetie correspondance s'expliquera assez d’ellemême, et me dispense de tout autre préambule,
J'ai l'honneur d'être, avec reconnaissance,
Monsieur le rédacteur, Votre très humble serviteur, T, &. Ilauer, P°,
Lettre du Révérend M. Hamel au fr 4 E. Landry.
Séminaire de Québec, 30 avril 1883.
Mon cher Monsieur,
Monsieur l'abbé Bégin m'avait bien répété, il y a quelque temps. ce que vous lui aviez dit comme reproduisant une conversation qui à eu lieu entre nous, il y a dix ans. Croyant que vous aviez énoncé une simple impression personnelle, et satisfait de ce que vous avait dit M. Régin sur l'impossibilité qu'il y avait à ce que j'entretinsse les idées rappelées par vous, je n'ai pas cru devoir m'en inquiéter davantage.
Mais, bien loin que les paroles de M. Bégin aient modifié vos opinions à mon égard, voilà que cette conversation privée elle-même devient publique et est répandue comme preuve coitre moi. Cette semaine même M. Bégin à reçu de la part d'un Evèque qui n'est pas mon Ordinaire, une demande de renseignements sur l'origine d'un cancan que l'on répand, et que le bon sens, cependant, empêche Sa Grandeur de croire.
Tout d'abord, je constate que cette publicité, qu'un certain nombre d'adeptes ont une jouissance spéciale, paraît-il, à étendre, et qui va si bien à leur zèle soi-disant religieux, vient de vous, et de vous seul. Car M. Bégin n'en à parlé qu'à moi, et il s'agit d'une conversation qui : n'a eu lieu qu'entre vous deux. Comme on ne saurait douter de la droiture de vos intentions, et que le plus grand bien de la religion doit être au fond de tous vos actes, on ne peut certainement que vous féliciter, à votre point de vue, du zèle efficace que vous mettez à cette diffusion, bien an'elle soit une diffamation pour moi.
Seulement, ::: : i m'étonne, si depuis dix ans vous êtes sous l'impression que moi, prêtre, Vicaire (Général de l'archidiocèse, et dans le temps Recteur de l'Université Laval, j'aie prétendu que la franc-maconnerie n'est pas un grand mal pour les catholiques, et qu'un catholique ne commet pas de péché grave en s'affiliant à cette société, ce qui m'étonne, dis-je, c'est: 1° Que vous ne m'ayiez jamais manifesté votre surprise à ce sujet dans les nombreux rapports que J'ai eus avec vous comme Recteur ou autrement: et 2°, que vous ne m'ayiez jamais dénoncé à mon Archevèque, ainsi que c'était votre devoir. Persuadé, en effet, comme vous l'avez dit à quelqu'un, que je devais, au confessionnal, donner sur la franc-maçonnerie des décisions conformes à ce que vous croyez mes opinions, vous deviez, vu la gravité du cas, faire savoir à l'Archevêque un fait aussi monstrueux. La crainte de me nuire
ne devait entrer pour rien dans vos calculs : car la dénonciation à l'au-
torité compétente était le meilleur moyen de me ramener dans le droit
chemin, si J'en étais sorti, ou bien c'était démasquer le loup dans la
bergerie, et m'empècher de nuire si je me montrais récalcitrant. Ce
souci de ma réputation ne parait pas, du reste, vous avoir fatigué
bien fort devant ceux qui se sont chargés de répandre /« bonne nouvelle,
Pourquoi done ne m'avez-vous pas dénoncé à qui de droit ? Je ne
vois qu'une explication à ce silence vis-ü-vis l'autorité compétente, com-