‹ Landry vs Hamel [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 68 · Î EME DURS EE ANRT EE ES · texte numérisé non relu

Î EME DURS EE ANRT EE ES

“ M. Aldéric Ouimet, conseiller et procureur de la Reine, député du comté de Laval à la Chambre des Communes, Montréal; “ M. Joseph Bédard, avocat, Beauport; “ M. Ernest Gagnon, secrétaire du Ministère de l'Agriculture et “ des Travaux Publics, Québec; “ M. Victor Livernois, avocat, Québec; “ M. Jean Charlebois, notaire, Québec; “ M. Augustin Côté, propriétaire éditeur du papier-nouvelles Le “ Journal de Québec, Québec ; “ #“ M. Ernest Myrand, employé au (ireffe, Québec; “ Etc., etc.

Fait à Québec, ce vingt-troisième jour de juillet, en l'année de “ Notre Seigneur mil huit cent quatre-vingt-trois. Je soussigné souscris la présente dénonciation, (Signé) J, KE. J, Lanorr ,.

La nature de la cause que l'on voulait porter devant l'Officialité métropolitaine de Québec étant maintenant connue, on se rendra facilement compte de la correspondance échangée entre S. G. Mgr l’Archevêque de Québec, le Très Révérend M. Cyrille-Etienne Legaré, président du tribunal de l'Officialité, les Révérends MM. L. N. Bégin, prêtre, et C. A. Marois, prêtre, le premier promoteur, le second, chancelier de l'Officialité, d'une part, etle soussigné, député à la Chambre des Communes du Canada, agissant au nom et pour les intérêts de son père. de l'autre part.

Toute cette correspondance, annexée au Pr mémoire comme pièces justificatives, comprend les ces N. 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26 et 27.

En voici l'historique, en deux ae

Je me suis adressé simultanément à Mgr l'Archevèque de Québec (Pièce N. 11), et au Révérend M. L. N. Bégin, promoteur de l'Officialité métropolitaine de Québec (Pièces N. 8, 9, 10 et 13), pour obtenir du premier l'autorisation de citer le Très Révérend M. Thomas-Etienne Hamel devant le tribunal de l'Officialité et pour confier au dernier la conduite du procès qui devait être la suite de cette citation.

Sa Grandeur Monseigneur l'Archevèque me répond, le 21 juin dernier (Pièce N. 12), que “ s’il s'agit de quelque chose se rapportant au “ démêlé entre le Dr Landry et M. Hamel, je dois m'adresser au

St-Siège, parce que Sa Grandeur s'est déja prononcée sur cette affaire “ et que l'Officialité ne neut réformer Son suuEMENT ,.

A ma demande où était ce jugement que le tribunal de l'Officiulité ne saurait réformer (Pièce N. 14), Sa Grandeur, dans une lettre en date du 12 juillet (Pièce N. 15), attirme:

1° Qu'il n'y a pas eu jugement de sa part;

2° Qu'en conséquence du fait qu'Elle “ s'est prononcée dans une “ lettre destinée à devenir publique , il me faut “ recourir au St-Siège “ comme au tribunal de première instance ,.

Une troisième fois j'écrivis à Sa Grandeur, attirant son attention sur le fait de l'existence distincte de deux tribunaux ecclésiastiques dans son archidiocèse, celui de l'Officialité pour les matibres criminelles et disciplinaires, et celui de l'Arc'ievèque pour toutes les autres causes, et je lui demandai (Pièce N. 16) “ si le recours à ces deux tribunaux nous “ était également refusé, parce que Sa Grandeur se serait prononcée tel “ qu'Elle le dit dans ses deux lettres du 21 juin et du 12 juillet ,.

Sa Grandeur me répond le 19 juillet (Pièce N. 17): “ Dans les “ circonstances ji ésentes, c'est au St-Siège que vous devez avoir recours ,.

Je m'adressai alors (Pièce n° 18) au Président dun tribunal de l'Officialité et, lui rapportant tous les faits que je viens d'énumérer, lui remettant en même temps la dénonciation juridique du Dr J. £.J, Landry, je lui demandai son opinion.

Le T, R. M. Legaré, official, me répond, en date du 25 juillet: Dans le cas actuel, vous n'avez pas d'autre voie à suivre que de vous adresser au Tribunal suprême de Rome , ; et il ajoute: “ Les trois lettres que Sa Grandeur vous à écrites vous suffiront pour introduire votre cause à Rome. ,

Le recours au tribunal de Vos Eminences nous étant si clairement indiqué, personne d'ailleurs ne voulant nous rendre justice au pays, nous adoptons une ligne de conduite la seule possible, et nous demandons à porter devant Votre tribunal, en première instance, une cause qui aurait dû être dirimée par un jugement de l'Officialité de Québec.

L'historique des événements qui ont précédé la cause et qui l'ont fait naître exige quelques développements que volontiers nous donnerons lorsque la cause aura été acceptée. Qu'il nous suftise pour le moment des quelques détails qui suivent.

En octobre 1882, le Dr Landry eut avec M. l'abbé Lemieux une conversation sur la franc-maçonnerie, sur ses retages considérables en Europe, sur ses progrès alarmants au Canada.

Cette conversation fut rapportée par M. Lemieux à l'official.

Celui-ci envoya le promoteur de son tribunal, le Rév. M. Bégin, trouver le Dr Landry pour lui demander des renseignements.

Le Dr Landry eut ainsi une seconde conversation, celle-là avec M. Bégin. Au cours de cette seconde conversation, le Ur Landry fit connaître à M. le Promoteur les opinions que M. Hamel, V.G., entretenait sur la franc-maçonnerie, à savoir: “ que les francs-maçons du “ Canada n'étaient pas aussi méchants ni aussi dangereux que ceux d’Eu- “ rope, qu'en Canada la franc-maçonnerie n’est considérée que comme une société de bienfaisance et de secours mutuels. ,

M. Bégin donna immédiatement connaissance à M. Hamel de ce qu'il venait d'apprendre.

Six mois plus tard, M. Hamel écrit au Di Landry une lettre impertinente, dans laquelle il l’insulte et le calomnie odieusement et lui demande une rétractation. (Pièce N. 1-b).

Le Dr Landry envoie son gendre auprès de M. Hamel solliciter de lui la faveur d'une entrevue, afin de terminer à l'amiable et le plus paciñiquement du monde une difficulté qui à été la source des plus grands scandales.

M. Hamel refuse (Pièce N. 2-a).

Le Dr Landry répond à M. Hamel en Ini faisant l'historique des événements, affirme avoir entendu la conversation, s'en rappeler parfaitement et termine en offrant de donner son témoignage sous la foi du serment (Pièce N. 1-c)

Et de fait, ce témoignage est maintenant assermenté (Piece N. 3).

M. Hamel réitère ses injures dans une troisième lettre (Pièce N. 1-4) et porte contre le Dr Landry de nouvelles accusations diffamatoires.

Le Dr Landry maintient ses assertions premières dans une seconde lettre de quelques lignes seulement (Pièce N. 1-e).

Vient une dernière lettre de M. Hamel qui contient l'admission de la bonne foi du Dr Landry et qui demande à cette bonne foi une injurieuse et impossible rétractation (Pièce N. 1-f).

M. Hamel fait ensuite publier dans le Journal de Québec du S mai toute la correspondance échangée entre le Dr Landry et lui, moins la lettre dans laquelle il refuse l’entrevue demandée par le Dr Landry.

Toute cette pièce diffamatoire est suivie de réflexions ex parte, faites par Hamel en forme de résumé, réflexions injurieuses et calomnieuses comme les lettres elles-mêmes.

S. @. Mgr l'Archevèque de Québec intervient alors dans le débat et publie un mandement et une lettre explicative. Dans ces deux pièces il frappe sur le Dr Landry et se sert de son autorité pastorale pour porter contre lui des accusations essentiellement fausses. (Pièce N. 7).

Le conseil de l'Université Laval vient à la rescousse de M. Hamel et d'autorité seule chasse le Dr Landry de la faculté de médecine à laquelle il appartenait depuis vingt-sept ans comme professeur titulaire et depuis trois ans comme professeur honoraire (Pièce N. 6).

M. Landry veut se plaindre.

L'Archôveque de Québec et son Officialité opposent un déni de justice et refusent d'écouter sa voix.

Voilà pourquoi, traversant les mers, nous venons au pied du Tribunal suprême réclamer la justice qu'on nous refuse dans notre pays.

Nous nous plaignons :

1° Des attaques du T. R. M. Ths. Et. Hamel:

% De l'intervention de S. G. l'Archevèque de Québec; 3° De celle de l'Université Laval; 4° De la conduite de l'Officialité métropolitaine de Québec.

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