CORRESPONDANCE
M. l'Editeur du Journal de Québec.
Monsieur,
En réponse à la longue lettre de M. le G.-V. Hamel, publiée dans votre journal du 17 courant, et dont les trois quarts me sont consacrés, permettez-moi l'usage de vos colonnes pour faire les observations suivantes.
M. l'Abbé Hamel me pose plusieurs questions auxquelles je me fais un devoir de répondre.
Voici le premier problème :—
1° “ On se demande pourquoi M. Victor Livernois est venu s'interposer entre M. le Dr Landry et moi. ,
Evidemment, je n'étais pas dans le programme. Je suis intervenu:
I. Parce que par suite de nombreuses discussions que j'avais eues avec M. Hamel, j'avais lieu de croire vrai ce que disait le Dr Landry.
II. Parce que je voyais que M. le Dr Landry était injustement
accusé de conspiration.
III. Parce que la vérité et l'intérêt public ont des droits qui pri-
ment les liens de l'amitié.
Voici les “ réflexions , que j'ai faites avant d'intervenir:
I. Puis-je laisser passer un de nos premiers citoyens pour un menteur et un calomniateur, quand moi-même j'ai déjà signalé par lettre les opinions de M. Hamel sur la franc-maçonnerie? Evidemment non.