‹ Landry vs Hamel [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 68 · RS CRE PTS · texte numérisé non relu

RS CRE PTS

visite à M. le Dr Landry. Tout naturellement, l'on causa des affaires européennes et, entre autres sujets, de l'influence universelle de la francmaçonnerie. Au grand étonnement de M. l'abbé Alphonse Lemieux, le professeur honoraire de l'Université Laval lui déclaru qu'il croyait avoir un témoignage suffisant pour affirmer qu'il se trouvait dans la Province Ecclésiastique de Québec douze prêtres francs-maçons. La stupéfaction de M. l'abbé Alpi'onse Lemieux fut telle, qu'il ne crut pas devoir moins faire que d'avertir Y. le Grand Vicaire Cyrille-Etienne Legaré de cet on-dit monstrueux. En conséquence, M. le Grand Vicaire, à la date du 30 octobre 1882, écrivit une lettre à M. l'abbé Nazaire Bégin, prêtre du Séminaire de Québec, et Promoteur de l'Officialité, lui demandant de se rendre auprès de M. le Dr Landry, et le prier, au nom de cette même Officialité diocésaine de Québec, de vouloir bien lui nommer la personne qui lui avait dit exister, dans la Province Ecclésiastique de Québec, douze prêtres canadiens francs-maçons. Monsieur le Docteur répondit que ces renseignements étant des confidences privées, le tenaient en honneur au secret de ces révélations. Ce fut au cours de cette même conversation que M. Landry déclara à M. l'abbé Bégin que M. le Grand Vicaire était convaincu, comme il le disait à tout venant depuis 1873, que la maçonnerie n'était en Canada qu'une société de bienfaisance ou de secours mutuel.

“ Je ne vois pas, ajouta-t-il, pourquoi je ne serais pas en droit de conclure qu'il (M. Hamel) pourrait parler dans le même sens aux personnes qui le consulteraient au confessionnal ou ailleurs, à savoir qu'il n'y à pas de mal pour un catholique à faire partie de la franc-maçonnerie en Canada. ,

De retour au Séminaire de Québec, M. l'abbé Bégin n'eut rien de plus pressé que de raconter à M. le Grand Vicaire Hamel l'étonnante conversation du Docteur. Ils s'en amusèrent beaucoup. Elle fit rire davantage l'Archevèque, à qui M. le Grand Vicaire Hamel la rapporta luimême. On allait presqu'oublier ce racontar, quand trois ou quatre mois plus tard, une lettre de Mgr l'Evèque Moreau fut reçue par le Révérend M. Bégin, lui demandant des renseignements sur l'origine d'un cancan que l’on répandait dans son diocèse, et que le bon sens, cependant, empêchait Sa Grandeur de croire. .

La lettre de l'Evèque de Saint-Hyacinthe rendit son sérieux à M. le Grand Vicaire Hamel. Il écrivit x M. le Dr Landry pour lui demander un compte exact de sa conduite et une rétractation des com-

mérages dont il était l'auteur et le point de départ. M. le Dr Landry s'y refusa et persista dans ses assertions.

M. l'abbé Hamel, après avoir antérieurement soumis à l'Archevèque la correspondance échangée entre lui et M. le Dr Landry à ce sujet, lu publia en entier dans le Journal de Québec... . . . . + +.

… Quand M. le Grand Vicaire s'est présenté devant Mgr Taschereau pour lui soumettre la correspondance qu'il jugeait nécessaire de publier en faveur de sa bonne réputation salie, il n'y avait pas devant Sa Girandeur de plaintes portées uantre sa personne . . . + + + + + : ... . . HN (M. Hamel) consulta son Archevèque, non pas en qualité de président de tribunal ecclésiastique, mais comme l'aviseur ordinaire de ses vicaires généraux, pour les cas compliqués et difficiles qui surgissent quelquefois dans l'administration spirituelle ou disciplinaire du diocèse. Monseigneur approuva sa manière de voir, qui consistait à publier dans un journal la correspondance entière échangée entre lui et le Dr Lan- OV ce ue ee 08 Le GR MCE a TE 0 42 6 ré Pa . . . On ne se frotte pas impunément à la personne de M. le Grand Vicaire Hamel, Ce n'est pas vous apprendre une nouvelle que vous le dire maintenant. Votre expérience a bonne mémoire. M. Hamel n'est pas un prévôt d'armes, non plus qu'un maitre d'escrime, mais c'est un ancien professeur au cours de physique, excessivement fort en mécanique, qui tient le bras d'un homme pour un levier de troisième genre, capable de donner un soufflet de première classe! (!!1)

Cette main de prêtre, si compatissante et si douce lorsqu'elle appuie la douleur d'un malade ou relève dans la rue la misère morale et corporelle des petits enfants pauvres, frappe avec une terrifiante rudesse (!) sur qui ose outrager dans sa personne l'ex-recteur de l'Université Laval ou le Grand Vicaire d'un archidiocèse (!!). . . . . .

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Québec, 5 juin 1883,

M. le Dr J. E, Landry M. D. — Québec.

Monsieur,

J'ai l'honneur d'être chargé de vous transmettre copie de la résolution suivante nassée au Conseil universitaire, en séance du 4 courant,

Résolu unanimement: Que vu la conduite tenue par M. le Dr J. E. Landry à l'égard de M. le Grand Vicaire Hamel, ancien recteur de l'Université, le titre de professeur honoraire cesse d'être attribué au dit M. le Dr J. E. Landry.

Veuillez me croire, M. le Docteur,

Votre humble serviteur.

P, Rousset, Ptre, $. c. U. L.

Québec, 7 juin 1883,

Rév. M. Pierre Roussel, Ptre, Secrétaire de l'Université Laval, — Québec. , , ,

Monsieur le Secrétaire,

J'accuse réception de votre lettre en date du 5 du présent mois, me transmettant copie d'une résolution qui m'enlève mon titre de Professeur honoraire à l'Université Laval.

On donne comme motif de cette décision la ligne de conduite que j'ai tenue tout dernièrement à l'égard de M. le Grand Vicaire Hamel.

Cette conduite est-elle blämable? On ne le dit pas. La motion n'apprécie en aucune manière ma conduite.

Je suis simplement destitué.

Qui a été mon accusateur? quel a été le chef d'accusation? qui a pris ma défense? qui a proposé mon renvoi? Impossible de répondre à ces questions. Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien. Le premier avertissement qu'on me donne, c'est la nouvelle que je suis à la porte.

Je suis l'un des premiers professeurs de l'Université Laval, occupant cette charge depuis sa fondation. J'ai consacré vingt-sept années de ma vie à y enseigner la médecine, et après vingt-sept années d'un

travail ardu, après vingt-sept années d'un dévouement qui ne s'est jamais démenti et qui m'a valu des éloges publics, voila que sans forme de procès, d'autorité seule, on me retire un titre honorifique, dernier lien qui m'attachait à votre institution, seule preuve tangible de la reconnaissance qu'elle voulait me témoigner.

Et l'Electeur annonce au public ce que vous croyez être ma disgrâce, en même temps que votre lettre m'appuorte cette étonnante nouvelle,

J'ai doublement lieu d'être surpris.

Je n'ai jamais attaqué l'Université Laval. Bien au contraire, je l'ai défendue.

On me parle de ma conduite à l'égard de M. le Grand Vicaire Hamel ; mais en quoi cette conduite attaque-t-elle Laval? Qu'on me le dise.

M. Hamel m'a demandé de signer une rétractation.

En conscience, je ne pouvais pas mettre mon nom au bas d'un tel document. Je ne pouvais pas signer une pièce allant à dire que M. Hamel n'avait pas tenu une conversation que j'avais entendue, que j'étais certain, que je suis encore certain d'avcir entendue.

Et c'est parce que je n'ai pas consenti à me déshonorer, à agir contre les dictées de ma propre conscience, qu'on m'enlève aujourd'hui le titre de professeur honoraire de l'Université Laval!

Soit, j'y consens.

J'aime mieux perdre le titre de professeur honoraire d'une institution pour laquelle j'ai combattu près de trente ans que de voir amoindrir celui d'homme honorable.

Je tiens encore plus à ce dernier titre qu'au premier.

L'Electeur, qui annonce au public — à quel titre? je l'ignore — mon expulsion du corps universitaire, donne aussi à entendre, dans un autre entrefilet, que le Cercle catholique de Québec doit recevoir de Mgr l'Archevèque l'ordre de m'expulser de son sein.

Le Cercle n'aura pas cette peine.

J'occupais dans cette institution, tout comme à l'Université depuis deux ans, une position purement honorifique; on m'avait nommé membre auxiliaire.

Mais comme je tiens à ce que personne ne souffre à mon occasion, je donne ma démission de membre auxiliaire du Cercle catholique de Québec.

J'appartiens aussi à la Congrégation N.-D. de Québec; je suis prêt à m'en retirer pour ne pas compromettre plus longtemps les serviteurs de Marie, si on l'exige.

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J'ai appris — quelques indiscrets me l'ont dit — que j'avais fait un peu de bien, pécuniairement et professionnellement parlant, à des insti-

tutions religieuses.

Je suis prêt à me tenir tranquil'o, à ne plus seconder les efforts des

autorités ecclésiastiques, si celles-ci ne le veulent pas.

Mais il est une chose dans laquelle je veux vivre et mourir: c'est ma relision, et j'espère qu’on me la laissera.

Que ceux qui veulent me dépouiller de tout, des honneurs de ce monde du moins, consentent à ne pas m'enlever cette dernière consolation, et je trouverai encore assez de force et assez de charité pour les bénir.

En terminant, je prie Dieu qu'il protège Laval, qu'il lui donne des professeurs plus capables que je ne l'ai été, un conseil qui marche toujours dans les sentiers de l'honneur et de la justice.

C'est tout le mal que je vous souhaite.

Je suis, Monsieur le Secrétaire, Votre etc.

(Signé) J. E. J. Laxpry.

Deux documents épiscopaux publiés dans le Canadien du 44 juin et dans tous Îes journaux catholiques de l'archidiocèse de Québec.

Mandement de Mgr E.-A. Taschereau, Archevèque de Québhee, sur les sociétés secrètes,

ELZEAR-ALEXANDRE T'ASCHEREAU

Par la grâce de Dieu et du Siège apostolique, Archevèque de Québec, Assistant au Trône Pontifical,

Au Clergé séculier et régulier, et à tous les Fidèles de l'Archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre-Scigneur.

Personne d'entre vous, Nos Très Chers Frères, n'ignore que pour de très solides raisons, la Sainte Eglise Catholique défend à ses enfants de s’enrôler dans les sociétés secrètes, soit que l’on y exige un serment, soit que l’on s'y contente d'une simple promesse.

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La peine d'excommunication qu'encourt par le fait même celui qui viole cette défense, montre assez quelle importance l'Eglise y attache. “ L'expérience, disaient en 1868 les Pères du Quatrième Concile de Québec, prouve le danger qu'elles offrent pour la religion et pour la société. D'ailleurs, le simple bon sens ne dit-il pas que la vérité et la justice ne redoutent point la lumière, et qu'une association dont le but surait honnête et avouable ne s'envelopperait pas ainsi de mystères impénétrables ? “ Fermez donc l'oreille, dit le Souverain Pontife Léon XII, “ d'heureuse mémoire, fermez l'oreille aux paroles de ceux qui pour vous attirer dans leurs assemblées, vous affirment qu'il ne s'y commet rien de contraire à la raison et à la religion. D'abord, ce serment coupable que l'on prête, même dans les grades inférieurs, suflit pour que vous compreniez qu'il est défendu d'entrer dans ces premiers grades et d'y rester. Ensuite, quoique l'on n'ait pas coutume de confier ce qu'il y a de plus criminel et de plus compromettant à ceux qui sont dans les grades inférieurs, il est cependant manifeste que la force et l'audace de ces sociétés pernicieuses s’accroissent en raison Au nombre et de l'accord de ceux qui en font partie. Ainsi, ceux des rangs inférieurs doivent être considérés comme complices de tous les crimes qui s'y commettent. , (Lettre Apostolique de Léon XIT, 13 mars 1826).

Le même Quatrième Concile nous met en garde contre certaines autres sociétés, moins secrètes, il est vrai, mais encore trop dangereuses. “ Sous prétexte de protéger les pauvres ouvriers contre les riches et les puissants qui voudraient les opprimer, les chefs et les propagateurs de ces sociétés cherchent à s'élever et à s'enrichir aux dépens de ces mêmes ouvriers, souvent trop crédules. Ils font sonner bien haut les beaux noms de protertion mutuelle et de charité pour tenir leurs adeptes dans une agitation continuelle et fomenter des troubles, des désordres et des injustices... Croyez-le bien, N. T. C. F., concluent les Pères du Concile, lorsque vos pasteurs et vos confesseurs cherchent à vous détourner de ces sociétés, ils se montrent vos véritables et sincères amis; vous seriez bien aveugles si vous méprisiez leurs avis pour prêter l'oreille à des étrangers, à des inconnus qui vous flattent pour vous dépouiller, et qui vous font de séduisantes promesses pour vous précipiter dans un

abîime, d'où ils se garderont bien de vous aider à sortir.

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De cet enseignement de l'Eglise, il résulte, N. T. C. F., comme première conséquence, que c'est toujours une faute très grave que de

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g'enrôler dans les sociétés secrètes proprement dites, connues SOUS le nom générique de franc-maçonnerie, quelle que soit la dénomination particulière qui les distingue les unes des autres.

Cette première conséquence conduit à une autre sur laquelle je crois devoir appeler aujourd'hui votre attention et donner une règle précise et pratique pour mettre fin à l'aveuglement funeste dans lequel tombent un trop grand nombre de personnes, qui ne réfléchissent pas a$88Z sur les conséquences de leurs actes et de leurs paroles.

La théologie nous enseigne que le dommage injustement causé à la réputation du prochain, soit par calomnie, soit par médisance, est un

péché mortel de sa nature, contre la charité et la justice (Gury, de

446). Elle nous dit encore que le jugement téméraire est

decalogo, N.

contre la justice (N. 466).

une faute mortelle de sa nature A l'égard d'un catholique, l'accusation de franc-maçonnerie est certainement assez 8rave de sa nature pour ètre la matière d'une calomnie, ou d'une médisance, ou d'un jugement téméraire grave: Les circonstances peuvent y ajouter un nouveau degré de malice, par exemple, g'il s'agit d'un prêtre, d'un grand vicaire, d'un évêque, d'un cardinal... ou de la réputation d'une institution catholique.

Par le temps qui court, certains catholiques semblent avoir mis en oubli ces principes élémentaires de justice et de charité, dans leurs conversations et dans leurs écrits, en portant à la légère cette accusation de franc-maçonnerie contre des membres du clergé et contre des

officiers publics. Sous le plus futile prétexte, on soupçonne d'abord, puis

on affirme et l'on jette aux quatre vents du ciel cette atroce accusav'elle revient de

tion à laquelle on finit par croire fermement, parce q cent côtés divers et souvent SOUS le couvert d'un secret hypocrite que l'on reçoit eb que l'on communique sans le moindre remords.

La plus élémentaire bienséance, aussi bien que la charité et la jus-

tice, exigerait que les réclamations des victimes de ces calomnies fus-

sent acceptées comme une justification suffisante; mais unè fois entrés dans la voie de l'injustice et de la haine, Îles calomniateurs ne voient dans ces protestations qu'un nouvealt motif de croire à la vérité de leurs

accusations.

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comme coupable de désobéissance à l'Eglise en matière aussi grave Ÿ gi on n'a pas de preuves de ce qu'on soupçonne où de cequ'on à & que l'on

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garde le silence. La calomnie et la médisance en matière grave tuent du même coup et celui qui la propage et celui qui la reçoit volontairement.

Avez-vous des preuves certaines à fournir? Si vous comprenez tant soit peu votre devoir de chrétien, ce n'est pas aux oreilles d'amis et de confidents impuissants à remédier au mal que vous ferez part de ce que vous savez, car ce serait une médisance, un péché grave de sa nature ; mais après avoir consulté votre confesseur, si vous avez quelque doute, allez donner vos informations et surtout vos preuves à l'autorité compétente.

Si, par le temps qui court, ces deux règles élémentaires de la justice et de la charité avaient été respectées, combien de fautes graves auraient été évitées! combien de consciences faussées par un zèle mal avisé pour la religion, seraient restées dans le droit chemin! combien de scandales et de discordes épargnés à la cause catholique !

Que les coupables examinent donc sérieusement s'ils n'auraient pas à réparer des dommages à la réputation et à la fortune peut-être de leur prochain ?

Et afin que chacun comprenne bien son devoir sur ce grave sujet, nous déclarons cas réservés dans le diocèse de Québec, les fautes suivantes :

1° Répandre ou répéter de vive voix ou par écrit une accusation gratuite de franc-maçonnerie contre un catholique quelconque, même étranger au diocèse;

2 Faire connaître de vive voix ou par écrit à d'autres qu'à l'Ordinaire de l'accusé ou à son Official cette accusation, quand on la croit bien fondée. Il est entendu que le pénitent peut toujours consulter son confesseur.

Jusqu'à nouvel ordre, ces deux cas réservés ne pourront être absous que par l'Archevèque ou ses grands vicaires, ou par les prêtres à qui la faculté en aurait été spécifiquement donnée pour des cas particuliers.

La réserve ayant pour effet direct de restreindre le pouvoir du confesseur atteint même les pénitents qui l’ignorent.

Elle atteint aussi les fautes commises avant la promulgation du présent mandement: toutefois, jusqu'au 1°” septembre prochain exclusivement, nous autorisons tous les confesseurs à en absoudre, mais non pas de celles qui seront commises après la promulgation.

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Sera le présent mandement lu et publié au prône de toutes les églises et chapelles paroïssiales et autres où se fait l'office public, le premier dimanche après sa réception.

Donné à Québec, sous notre seing, le sceau de l'archidiocèse et le contre-seing de notre secrétaire, le premier juin mil huit cent quatrevingt-trois.

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