M. A-C-P-R LANDRY
196. “ Mons. A.C-P.R. Landry accuse M. le grand-Vicaire Hamel ‘d'avoir gravement injurié et odieusement calomnié ” M. le docteur Landry. son pére ‘dans des lettres écrites, signées et publiées à Québec dañs les imois d'avril et mai '' 1888. | ;
Si M. Hamel à calomnié M. le Docteur La dry. il a tort 6x ia et doit une réparation : il ne faut jamais calomnier. 2 Ni d’un autre‘coté, M. le docteur. Landry se trouve gravement injurié par le fait que M. Hamel, accusé à tort et dans le cas de légitime défense, à été mis dans l'obligation de dire des choges vraies qui pouvaient peut-être faire un certain tort à M. Ie docteur Landry, c'est regrettable pour ce dernier; mais M. Hamel était dans son droit .
Cette simple hypothèse est toujours restée à l'état d'hypothèse, et M. Hamel n'a Jamais établi son droit de gravement Hjurier où de calomnier son
prochain. Nous nions d'ailleurs à M. Hamel le droit de calomnier qui que ve
soit, mêmé pour se défendre.
197. “Ilne faut pas perdre de vue que M. Hamel était accusé depuis plus de huit mois dans un publie choisi et que M. le Dr Landry était la seule source connue d'où émanaient ces accusations
Quod probandum est.
En disant que M. Hamel était accusé depuis plus de huit mois. M. Hamel fait donc remonter l'accusation dont il aurait été le sujet à une époque
antérieure au mois de septembre 1882, c'est-à-dire à un mois et demi avant
PE à LUS
la fameuse conversation entre le jeune abbé Lemieux et le Dr Landry, à denx | mois avant celle avec M. Bégin (Voir No 202). u M. Hamel réfute ici d'avance ses assertions positives (No 240) au sujet de la nature de l'accusation portée contre lui et de la source d'où elle émanait (No 241).
198. ‘ M. A.-C.-P.-R. Landry renverse donc: les rôles dans le procès qu'il intente : il transforme l'accusé en bourreau et l'aceusaieur en victime.
Ce procédé, tout à l'avantage de M. le Dr Landry, n'est pas conforme aux faits. 11 suffit de quelques remarques pour le démontrer. Ce seta la pre: mière réponse de M. Hamel.”
M. Landry, calomnié et gravement injurié par M. Hamel, traduit celui-
N | ci devant le tribunal ecclésiastique. Il n'y a pas de renversement de rôles, mais :
h 1 ñ . À » + +: “ | ce que tente aujourd'hui M. Hamel est précisément ce qu'il reproche à son D . adversaire.
E 4 : te HE | Il voudrait intervertir les rôles et poser comme victime, 4 Nous, nous ne demandons pas la pitié mais la justice du tribunal. “ I :
I Ne HA 199. ‘* Reprenons l'historique des événements, ve qui permettra de compléter BE : HS et de rectifier les assertions historiques de M. A.-C.P-R Landry. : . “ En 1882, avant le commencement de l'historique de M Landry, il était 1 0 : beaucoup question de franc-maçonnerie dans un certain public On disait fe | : te x Rs qe elle faisait des ravages au Canada, même dans le clergé, et qu'à Québec-seul ouze prêtres en faisaient partie: le nom du Cardinal Franchi y était mêlé!" . Cette assertion de M. Hamel qu'on disait qu'à Québec.se/ douze prêtres faisaient partie de la franc-maçonnerie est positivement. contredite par toutes 1h “ he A 5 BE : les autorités qu'il cite.
4 M Bégin. entr'autres, affirme que le Dr Landry lui aurait fait remarquer ' M que ce n'était pas dans Québec seulement mais dans la province de Québec N : è qu'on prétendait qu'il existait douze prêtres franc-maçons (No 217). # , + 200. “ D'où venaient ces cancans ? Personne ne pouvait le dire. Quels étaient ces douze prêtres de Québec ? Personne ne le disait non plus, du moins tout haut; mais ces prétres pouvaient assez facilement être désignés par ceux qui ul croyaient ; évidemment ils ne se trouvaient pas dansle ministère paroissial, 4 ni chez MM. les Chapelains des communautés religieuses, ni chez les Jésuites, HN, ni chez les Oblats, ni chez les Rédemptoristes; s'il y en avait douze ils ne pouraient donc se trouver qu'à l'archerèché et au Séminaire. ”
Le travail d'élimination que fait ici M. Hamel est superbe, sa conclusion mirobôlante ; c'est un véritable tour de force. ï
; É re Mais, disons le, M. Hamel semble plutôt indiquer le sentiment public
* que tirer nne conclusion. A
Oo
Rien dans ce qui précède n'autorisait M. Humel à dire qu'évidemment (!), s'il y'avait douze prêtres franc-maçons, ils ne devaient pas se trouver à telle place, mais qu'ils devaient se trouver à telle autre. La distinction est purement gratuite, contraire aux regles de la logique, et cependant, si une telle distinction devait être faite, nous ne pensons pas que le public la ferait autrement.
201 ‘ Dans le mois de juin 1882, M. le Dr Landry avait déjà dit à .un jeune p'être tout nouvellement ordonné, M. Edmond Paradis, qu'il y avait à Québec, beaucoup de sociétés secrètes et que ce qu'il y avait de plus déplorable, c'est qu'il y en avait dont les règlements étaient approuvés par Mgr l'uruhevéque. ? “ : M. Landry maintient ces assertions qui cependant n'intéressent nulle. ment le procès actuel.
202. ‘ Le bruit commença aussi dès lors à se répandre qu'un dignitaire ecclésiastique était compromis par ses doctrines étranges sur la franc-maçonnerie—Comme les dignitair s ecclésiastiques peuvent facilement se compter à Québec, ils se comptèrent; et M. Hamel fut très surpris d'apprendre qu'il s'agissait de lui: ”
C'est-à dire que M Hamel, dont le nom n’était pas encore gnoncé trouva convenable de dire que le bonnet le coitfait. ‘ Noto..s en passant que les accusations dont M Hamel se prétend l'objet commencçaient des lors, c'est à dire en juin 1882, à.se répandre dans le public. C'est une seconde réfutation apportée à ses assertions Nos. 240 et 241.
203. “ Le tout était si exorbitant qu'on se contenta d'en rire. et person: ne, ni à l'archevêché ni au séminaire, ne prit la chose au sérieux.
* Cependant. dans l'assemblée des Evêques tenue en septembre de cette même aunée 1882, quelques Evêques, croyant un peu sans doute ces acvusations, voulaient une action collective de l'Episcopat de la Province contre la franc-maçonnerie ; mais cette idée ne fut pas suivie. ” »
Il est fâcheux qu'il se soit trouvé dans l'épiscopat quelques membres pour faire manquer cette action collective contre un ennemi que Sa Sainteté Léon XIII n'a pas craint de dénoncer au monde entier.
204. ‘ Quant à M. Hamel, il ne tint Aucun compte de ve qu'on disait de lui, persuadé que ce n'était qu'un cancan de netit comité. Du reste il n'aurait su à qui s'en prendre. C’est seulement quelques semaines plus tard, le 15 octobre, que M. Alphonse Lemieux eut avec M.'le Dr Landry la conversation mentionnée dans l'historique de M. A.-C.-P.-R. Landry. ”
M. Hamel confirme ici le fait que les accusations portées contre lui sont antérieures à la conversation tenue entre le Dr Landry et M. Lemieux.
205. ‘“ Cette conversation est racontée par M. le Dr Landry dans sa première réponse à M. Hamel (page 68). Loin de nous la pensée que M. le Dr Landry ait voulu tromper dans ce compte-rendu, mais qu'il nous soit permis de
suppléer à des omissions de détails importants qui auront échappé à la mémoire de M. le Docteur.
Voici ce que rapporte M. Lemieux :
‘Séminaire de Québec, 20 février 1884.
[} | Au Révl, TE. Hamel V. Gi.
Supérieur du Néminaire de Québer. +