SIDE ER PET
218. ‘ Ma mission offisielle était remplie et la conversation tomba sur “ d'autres sujets.
* Mais le Dr Landry, qui ne rêvait que franc maçonnerie et qui en voit “encore partout, se nfit à me parler de son sujet favori. ”
Pour réponse voir numéro 162.
219 ‘Il me montra l'Europe devenue la proie des so:iftés secrètes, puis “ notre Canada courait également aux abimes, attendu que les loges maçonni-: “ ques se multipliaient dans des proportions effrayantes pour notre aveñir. [l me “ parla en termes émus des tentatives qu'on venait de faire au parlement de ‘ Québec pour faire adopter un projet de Loi anti catholique au sujet de l'édura ‘ tion, que cela n’était pas étonnant, vu que la plupart des membres Au ministère # Chapleau, de mène, que le surintendant de l'instruction publique étiuent ‘* francs maçons ox subissaient l'influence de cette société. ”
Si le Dr Landry a dit toutes ces choses il n'est certes pas à blâmer, car en cela il partage les opinions de plusieurs membres de l'Episcopat, entr'autres celle de Mer l’'Evèque de St Hyacinthe (No 6H. à
Tout ceci est d'ailleurs étranger à la cause. +
220 ‘ Dans le cours de cette conversation privée, M. le Dr Landry alla ‘jusqu'à me dire qu'il n'est pas étonnant qu'il put y avoir des prêtres fran :s- “ maçons ici, puisque M le grand vicaire Hamel lui avait soutenu, à sou retour de * Rome (10 ans aupauavant), que la fran:-maçonnerie était un: société de bienfai- * sance, comme Ja St Vincent de Paul: et il ajouta que le même grand vicaire “avait soutenu Jx même chose en présence de certains cardinaux qui n'avaient. * pas voulu entendre les choses de cette manière et s'étaient fa:h's tout rouges. + [1 me dit qu'il tenait ces assertions étranges: de la bouch : même de M.'Hamel. ‘et semblables idées propagées chez les jeunes gens étaient de nature à faire . “ beaucoup de mal.—Je lui fis remarquer qu'il avait probablement mal compris * les paroles de M. le grand vicaire; qu: ses idées m'étaient parfaitement connues ‘et qu'il n'avait jam; pu exprimer pareille doctrine : ete.
M. Bégin corrobore tei pleinement Lx version donnée par le Dr Landry lui-même, en substance du moins: Quant à la prétention que M. Hamel, n'avait jamais pu exprimer parcille doctrine elle dénote chez M. Bégin un partisan aveugle et ne fait nullement honneur à son jugement
221 ‘ Comine toute cette conversation au sujet du ministère Chapleau ‘et de vous-même, M. le grand-vicaire, avait un cara:tère intime et tout à fait # privé, je lui demandai la permission de vous parler de ce qu'il m'avait dit sur * votre compte. [l me répondit qu'il avait pas d'objection sérieuse, attendu que # vous ne Ini aviez jamais demandé le secret, ”
222, “ Je.tiens à rectifier ici une assertion du Dr Landry, à savoir qu'il “ était prêt à formuler et à prouver € tte assertion mirobolante devant le tribu- “ nal de l'officialité métropolitaine Je n'hésiste pas à affirmer que la mémoire “ fait certainement défaut au Dr Landry sur ce point. Il est bien clair en eftet “ que si ce Monsieur eut déclaré être prêt à comparaitre devant l'offivialité, “comme votre accusateur, je ne lui aurais pas demandé la permission de vous
“ parler d'une affaire qui devait nécessairement vous être communiquée un jour ‘ou l'autre.”
Il est fâcheux que M Bégin ignore deux choses, sa logique et les notions les plus élémentaires du droit canonique.
11 confond l’accusateur avec le dénonciateur. Rien d'étonnant qu'il arrive ensuite à cette conclusion absurde qui lui parait si claire. ù
Mais, laissant de coté toutes ces distinstions, M. Bégin ne sait il donc pas qu: bien souvent un avocat chargé d'une poursuite, demande à son client la permission d'en parler tout d'abord à la partie adverse avant de procéder sui. vant les rigueurs de la loi.
D'ailleurs le Dr Landry jure positivement qu'il a fait cette proposition que veut nier M. B'gin. !
Suivant la théorie de M. Hamel, M. Bégin a pu oublier et le Dr Landry n'a pas du inventer, car le défant de mémoire fait oublier mais ne fait pas inventer (No 270).
223. * C'est à mon retour de chez le Dr Landry que j'allai vous fair: * part de cette entrevue plus qu'étrange; j'en avais conclu que les hommes à “idées fixes sont toujours dangereux parce qu'ils prennent leurs rêves pour des ‘* réalités et les débitent avec uns assurance imperturbable, ”
Il est vraiment consolant pour l'humanité que M. l'abbé Bégin ait pw tirer cette fine conclusion Ne l'aurait-il pas trouvée, sa lettre elle-mûne nous : Ja ferait aisément deviner, applicable à lui.
224, * Cette conclusion anticipée fut pleinement confirmée par l'expli- ‘cation toute simple et toute naturelle de ce que vous aviez dit au Dr'Landry * dix ans auparavant. Votre orthodoxie, dont je n'avais jamais douté un instant, * me parut absolument inattaquable et je ris de bon cœur de toutes les frayeurs
et de toutes les statistiques imaginaires de franc maçonnerie qui remplissaient “ le cerveau de M Landry. :
‘ Voilà le résumé de toute cette affaire. Je n'ai rien affirmé qui ne soit ‘ parfaitement vrai. à * Veuillez agréer, Monsieur le Supérieur, * l'hommage du profond respéct avec lequel * J'ai l'honneur d’être # Votre très humble et dévoué serviteur “ (Nimné) L. N.-BéGIN Ptre.
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“Le certificat” d'orthodoxie donné par M. Bégin à M. Hamel. mériterait d'etre encadré
Comme M Bégin n'est pas tout à fait juge dans la cause et qu'il n'a aucunement la mission de donner des certificats d'orthodoxie, nous nous occuperons œuére de celui qu'il décerne à son supérieur ecclésiastique.
Nous le laisserons également rire de toutes les frayeurs du Dr Landry comme il nous est permis à nous de rire de son ridicule témoignage.
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