Les intentions que ML. Hamel préte au De L'indry
* Pendant dix ans, M. le Dr Landry est convaineu qu'il connait contre un grand vicaire un fait grave, tellement grave que lorsqu'il se décide à parler, autant qu'on peut eu juger, il en parle à tous ceux qui vont le voir, mème accidentellement (et ce, non sous forme de dénonciation évanzélique, mais comme triste nouvelle). M. Hamel cherche la raison du silence de 10 ans comparée à ce qui se dit depuis 7, à K mois et il n'en trouve aucune de plausible.’
C'est pour cela probablement qu'il se permet de lui en preter de son in-. vention.
261. ‘ La raison du danger que la dénonciation évangélique vint à nui re à M. le Dr Landry n'est pas venu à l'esprit de M. Hamel, qui avait une trop haute idée de l'honorabilité et de la respectabilité du Dr Landry, pour croire que ce Monsieur put être sensible à la perte de quelques piastres.
La perte de quelques piastres n'était pas du tout le danger que courait M. Landry, car le Dr Landry, bivir-que professeur honoraire, ne retirait aucun émolument quelconque de l'Université.
202. * M. Hamel, toujours sous la méme impression par rapport à M. le Dr Landry, s'est demandé si ve Monsieur n'au’ait pas été arrêté par la crainte de nuire à M. Hamel lui-même, Mais en présence des dénonciations qui su faisaient en conversation privée, et qui étaient bien plus nuisibles à M Hamel par leur caractère clandestin, puisqu'elles l'empéchaient de se défendre, M Hamel dut abandonner cette idée, ”
Nous ne comprenons pas l'archarnement que met M. Hiunel à vouloir trouver un motif quelconque à l'acte du Dr Landry. Ce qui est certain c'est qu'il lui fant absolument trouver quelqüe chose
263 * Dans l'impossibilité de supposer à M. le Dr Landry aucun motif non avouable, il a bien fallu chercher ailleurs. Or, en dehors de M. le Dr Landry, il y a à Québec un groupe de personnes, ayant aux yeux des microscopes qui leur font voir des montagnes là où il n'y a qué des grains de sable, vraie organisation à l'affût pour découvrir des difhcultés religieuses et en faire naitre au hesoin. Un certain nombre de membres de ce groupe entouraient M. le Dr Landry. D'un autre côté, ce n'est pas faire injure à M. le Dr Landry que d'admettre que la maladie et les souffrances ont produit sur lui cet affiblissement physique et moral qu'elles produisent, dans les mêmes circonstances, sur tout le monde, et cela sans qu'il soit nécessaire de croire que cet affaiblissement aille jusqu'à lui faire perdre la raison (ce que M. Hamel n'a ni pensé, ni dit).
Pures suppositions que tout cela. Ou est la preuve qu'un certain nombre du groupe dont parle M. Hamel entouraient le Dr Landry. Nous nions énergiquement cette fansse assertion. Nous nions également que les souffrances physiques aient ameñé chez le Dr Landry cet affaiblissement moral, que M. Hamel mef voisin de la folie. La supposition est inexacte et elle n'est pas générense.
264. * Eh bien! en presence de ces faits et en l'absence d'autres expli: cations plausibles, il était tout naturel de croire que M. le Dr Landry, porté naturellement: par son propre cours d'idées à sympathiser avec ces personnes, s'était laissé influencer par elles La grande respectabilité de M. Landry. ses grands bienfaits envers des communautés religieuses, en faisaient une autorité précieuse que avait eu garde de négliger, —C'est donv à ces personnes que M. Hamel soi.ea à attribuer la grosse part dans la détermination de M le Dr Landry à parier après un silence de dix ans.” ;
Sur la pente des suppositions M. [lamel glisse à san aise. En l'absence d'explications plansibles il offre les siennes. Elles n'ont après tout que la valeur des suppositions. Le tribunal ne peut que les mettre de côté,
265. * Encore M. Hamel, pour donner à M. le Dr Landry do :asion de nier cotte influence, si elle n'existait pas, s'est-il contenté de l'indiquer d'une maniere dubitative, en disant que, tout ei ne voyant pas d'autre explication, 1l serait heureux d'apprendre qu'il se troiupait dans ses conjectures.
[n'y a donx pas dans cette partis de la lettre de M. Hamel d'odieunses cajomnies à l'adresse de M le Dr Landry. Il y a simplement indication duhitative d'une explication plausible et fante d'autre! retombant plus sur: un cer: tin groupe d'amis que sur M le Dosteur lui mème: et encore la forme donnée à cette explication appelaitelle une déclaration contraire, dont d'avance M. Hamel se déclarait satisfait, si elle était donnée. —De fait, bien que M. Le Dr Landry n'ait donné aucune explication de sou silence de dix ans suivi de ses accusations et se soit contenté de nier les explications suggérées par M. Hamel,
celui-ci a accepté purement et simplement K négation de M le Dr Landry dans tout ce qui concernait personnellement M. le Docteur, et n'a plus'insisté sur ce poiit dans ses lettres subséquentes."”
Nous avoirs déjà répondu à ces prétentions de M Hamel (Nos 151, 152, et 15)
2668. * Nota. Monsieur A -C.-P-R. Landry fait semblant de croire que M. Hamel. par ces mots ‘ ## certain parti désigne le parti conservateur, et par l'autre le parti hbéral, M. A-C-PR. Landry sait mieux que cela. I sait que M: Hamel n'a pas dé parti politique: et il sai aussi, que sous la plume de M. Hamel ce certain parti désignait le groupe d'hommes à idées exagérées dont la rérité est l'organe.” rl
M. Landry accepte volontiers les explications de M. Hamel. Ce qui a contribué puissanrment à faire croire à M Landry que M. Hanel visait le parti conservateur c'est la phrastologie même employée: “et certain parti dit-il, pourra continuer de se vanter qu'il n'y a pas de prétres franes-maçons de son cote
mais qu'il y en a de l'autre. ?
Le OUR =
[1 s'agit de prétres franes-magçons appartenant à un pürti et n'apparte: nant pas à l'autre. ï L ; Ur
Or, s'il était agi uyiquement du groupe nous ne pensons pas que M. Hamiel se fut exprimé de la sorte; nous savons d'ailleurs que M le grand-vicaire n'appartient pas au parti conservateur, nous savons aussi que les libéraux réclamént M. Hamel comme un des leurs.
Mais, puisque M. Hamel veut appliquer ces paroles au groupe qu'il dénonce, nous n'avons ausune objection à ce changement qui donne à ce rerfain parti une importance qu'il ne pensait pas avoir. :
Nous laisserons au groupe d'hommes à idées exagtrées, et dont l'organe est la Vérité, la facile tâche de se défendre contre les imputations de M. Hamel.