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vaient rester secrèles; ce que M. Hamel à blamé, c'est d'avoir dénaturé ces con: versations. Ni M. Hamel à souligné plusieurs fois le mot privée, à propos de conversations, c’est uniquement pour insister sur le caractère particulier de ces conversations qui n'avaient que deux témoins, seuls capables pa: conséqueit d'avoir raconté ce qui s'y était passé, d'où il résultait que s'il était démontré que l'un des deux interlocuteurs n'avait pas parlé, il fallait bien que la divul- } gation eùût commencée par l'autre ” k ;
C'est précisément cette démonstration que M. Hamel a toujours failli 4e donner. Il a toujours affrmé, il n'a jamais démontré.
ARE < 256. © - * 30, Le silente coupable.
* M. A.-C-P.R: Ehngdry se plaint de ce que M. Tamel à accusé M. le Dr Landry d'avoir gardé"ün slence cowpable.. Cette accusalion, dit-il, est calomnieuse, car M. le Dr Landry n'était tenu ni à la dénonciation judiciaire, ni à la dénonciation évangélique. na $
; “ Il est singulier que {M. le Dr Landry n'eut pas jusqu'à tout dernièrenent de preuves suffisante A dre une dénonciation juridique et qu’il s'en 5 trouvait assez pour en perles amis.et cela depuis plus de huit mois, à lc: ; poque où M Hamel lui écrivit #s pemiér lettre. ” Gi
Ce qui est plus singulier, c'est que M Hamel prenne pour fait admis ce qui est nié, et nié sous la foi du serment. M. Landry n'a pas été le disséminateur, des accusations portées contre M. Hamel LS NE Le Dr Landry n'était pas d'ailleurs tenu à lt dénonciation juridique ; (Mémoire, page 11).
257. ‘Reste la dénonciation évangélique.—De deux choses l’une où M. le Dr Landry recevait du Séminaire de Québec un gros salaire ou il n'en retirait que de faibles émoluments Dans le premier cas, il se trouvait donc qui M. le Dr Landry recevait l'équivalent de ce qu'il donnait. ce qui (soit dit en pas sant) devrait diminuer la grande obligation de reconnaissanse de l'Université pour M. le Dr Eandry. Dans le second cas-{et c'est plus probablement la vérité), il faudra convenir que les émoluments de M. le Dr Landry à l'Umiversité apportaient un bien faible appoint à une fortune qui lui permettait'd: faire des ; dons vraiment princiers aux communautés religieuses (soit dit à sà grande louange). Dans ce cas, le danger de perdre des émoluments relativément faibles
(auxquels du reste il a renoncé lui même. dans les dernières anu:e<, lorsque Les infirmités accumulées ne lui permirent absolument plus de se rendre à l'Université) devraient être ‘de peu de considération pour empéthéer une homme, comme M. le Dr Landry de faire une dénonciation d'une si grande importance De, pour la jeunesse: surtoul si° l’on considèré l'honneur qui en aurait rejailli sur È : lui devant l'Eglise et devant les vrais catholiques. ”
Nil n'y avait que la crainte de perdre quelques avantages pécuniaires ; qui dispensät de la dénonciation évangélique nous comprendrions l'argumen- ‘tation de M. Hamel ;—mais, comme il le sait lui-même, il y a plusieurs autres raisons qui.peuvent dispenser de la dénonciation évangélique. Son’argumentation, ne s'appliquant qu'à un seul des motifs qui peuvent
ètre invoqués, ést trop restreinte et partant ne vaut rien dans l'espère (No. 150).
258. * M. A.-C:-P -R. Landry voudrait-il par hasard. insinuer que M. Dr Landry se serait senti moins gèné de parler à quelques amis laïques et même à des prêtres, lorsque, par suite de sa résignation comme professeur actif, il s'est trouvé n'être plus exposé à perdre les quelques piastres qu'il touchait auparavant comme professeur ?—M. Hamel est certes dans.ce cas moins cruel que M. A.-C-P.-R. Landry; car s’il accuse M. le Dr Landry d'être coupable d'avoir gar dé le silence, la culpabilité qu'il lui reproche n'est que celle d'une prudence nai calculé et sans réflexion suffisante dans la poursuite d'an but de 24 catho lique, bien que hors de la voie. ”
M. Lindry n'insinue rien : mais il affirme que la crainte de perdre quel-
. ques piastres, un.seul centin, n'a jainais été pour le Dr Landry le moindre em-
péchement qui l'arrêtàt de faire une dénonciation évangélique. M. Hamel sait cela aussi bien que nous. Il sait oussi que lé‘Dr Landry n'était pas obligé à la dénonciation évangélique. 1 l'a done calomnié en le dénonçant cons ne coupabki, pendant dix ans, d'un silence criminel (Mémoire, page 11 et 12).
259, * Au reste, le danger était-il bien à craindre ? Y a-t-il parité entre la manière dont les choses se sont faites, l'année dernière et celle qui aurait en lieu, si, par suite d'une conviction erronée sans doute, mais franche: il y eut eu, à qui de droit, une dénonciation vraiment évangélique ? La conduite de l'Université, dans ces dernières années, a montré qu'elle savait endurer de la part de ses professeurs AE
Je distingue: de certains professeurs, oui; de n'importe quel profes seur, non.
Ainsi, quand M. Langelier allégutit dans ses contestations d'élection SALE | l'ingérèncé du prêtre, l'Université endurait. ù Quand M. Langelier paticipait avec les hérétiques àn sacris, l'Université endurait. x
Quand feu M Lun Turvotte, un conservateur, voulait poser sa candida: ture dans le comté de Charlevoix pour la chambre fédérale, l'Université n'endurait pas et faisait ‘savoir à M. Tufcotte qu'il ÿ avait incumpatibilité entre le mandat de député fédéral et la charge de professeur. é
Quand M. Langelier se présente, comme il le fait actuellement dans le comté de Mégantié, l'Université endure, quoique la mème incompatibilité ex: iste encore. =
Quand M. Hamel attaque le Dr Landry dans les journaux, PUniversité endure. : ;
Et parceque M. Hamel publie lui-même la réponse du Dr Landry. pour cet acte dont M. Humel est seul responsable, l'Université ne veut plus endurer leDr Landry.
Elle le met à la porte.
Elle endurera que ses professeurs assistent aux enterrements de francs:
maçons, mais elle n'endurera certainement pas que le plus ancien de ses pro: fesseurs combatte ouvertement ces sociétés maudites, ces tendañces funestes que le Souverain Pontife vient tout dernièrement encor“ de dénoncer à l'univers entier. : :
On sait ce que vaut la tolérance de FÜniversité, c'est celle du Néminaire.