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“ prêtre du Séminaire de Québec et promoteur de l'Officialité, lui de- “ mandant de se rendre auprès du Dr Landry et le prier, au nom
“ de cette même Officialité diocésaine de Québec, de vouloir bien lui
“ nommer LA PERSONNE QUI LUE AYAIT pit exister dans la province ecclé- “ siastique de Québec douze prêtres canadiens francs-maçons. Monsieur
“ le Docteur répondit que ces renseignements étant des confidences pri-
“ vées, le tenaient en honneur au secret de ces révélations. , (Voir pièce N, 5°"). es Or, M. Hamel savait tout cela, puisque c'est lui-même qui a dicté
les lignes que nous venons de citer. C'est donc avec connaissance de
‘ause qu'il se rend coupable de cette quatrième calomnie,
) — La seconde accusation, et celle-là est indirecte, que porte M. Hamel contre le Dr Landry, c'est d'affiriner, en faisant toutes les feintes possibles pour dissimuler la perfidie-de son attäque, que le Docteur est du nombre de ceux qui prétendent que Sa &randéur l'Arche-
À r. ‘ ÿ ï Vs | SE) vêque de Québec est lui-mème franc-maçon ? \
I ne peut y avoir aucun doute. possibte sur la nature de cette cinquième calomnie pour tous ceux. qui savent lire entre les lignes ou qui connaissent la valeur des expressions.
Que dit M. Hamel ?
“ En présence du zèle malicieux déployé hors de la voie contre “ moi, voilà la seule explication que je puisse trouver à votre silence
‘* coupable vis-à-vis mon Ordinaire. Quand je dis que c'est la seule.
* je pourrais absolument dire qu'il y en a wne autre (c'est-h-dire une * autre explication à vorke silence coupable), mais je ne saurais vous “ l'appliquer; non, vous ne pouvez être de ceux’ qui prétendent que “ l'Archevèque lui-même est franc-maçon, ainsi que certains Cardinaux “ de la Propagande !. ce qui, évidemment, aurait rendu ixutile ma dé- “ nonciation à l'Archevêque. , ;
Cela veut dire que le Grand Vicaire Hamel serait prêt à expliquer d'une manière très malicieuse le silence du Dr Landry vis-à-vis de l'Ordinaire, si le Dr Landry était du nombre de ceux qui prétendent que l'Archevèque lui-même est franc-maçon, ainsi que certains Cardinaux de la Propayande.
Le Dr Landry dit qu'il n’est pas de ce nombre,
Mais oui, vous en êtes, rétorque M. Hamel, car vous ne vous êtes pas gêné d'affirmer que le cardinal Franchi était un franc-maçon.
Or, le cardinal Franchi était un des Cardinaux de la Propagande!
La conclusion est facile à tirer. C'est ce qu'a fait Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Québec dans un mandement, que nous examinerons en temps et lieu, et qui lui-même n'est que la conséquence des calomnies lancées par M. Hamel contre le Dr Landry.
f) — M. Hamel ne veut pas se retirer du champ de bataille, qu'il s'est choisi dans la presse et où il combat seul, sans jeter contre la réputation du Dr Landry une dernière calomnie.
.*“ Ma réputation personnelle est peu de chose, dit-il; mais évi- “ demment on cherche à atteindre plus haut que moi, en essayant d’a- “ moindrir, sinon de détruire, l'autorité morale qui se rattache nécessairement aux positions que j'ai occupées ou que j'occupe encor”. “ Aussi, quand j'ai constaté qu'on y mettait du zèle, je n'ai pas cru être “ justifiable de laisser faire sans protestations,
“ Je dois dire que je ne crois pas .M. le Dr Landry aussi ardent “ que d'autres dans ce travail de démolissement à la sourdine censé au “ profit de la religion, mais on s'appuie sur ses affirmations; j'ai dû “ attaquer le mal à sa source.
Le Dr Landry wa jamais essayé à amoindrir ou à détruire l’autorité morale se rattachant aux positions occupées par M. Hamel.
C'est une assertion purement gratuite de ce dernier, une nouvelle calomnie ajoutée aux précédentes. Elle: va de pair avec l'injure qui termine cette lettre de M. Hamel, lequel, pour un instant, semble vouloir trouver une espèce d'atténuation à la: prétendue faute du Dr Landry, afin de mieux souffleter son adversaire ensuite, en affirmant qu'il est la source du mal. (Voir pièce N. 1-9).
B — Jujures. ;
Nous n'entreprendrons pas de les énumérer toutes; il suffira de lire les lettres de M. Hamel pour se convaincre que l'injure coudoie à chaque pas les calomnies.
La position élevée qu'occupe le Dr Landry dans la société, la respectabilité de sa conduite, sa haute réputation, sa réputation proverbiale de véracité, de parfaite honnêteté, tout devait le mettre à l'abri des imputations injurieuses, des sarcasmes et surtout des graves injures dont M. Hamel à su émailler ses philippiques.
M. Hamel lui-même, qui s'appelle un haut fonctionnaire ecclesiastique, un homme jugé capable de fonctions ecclésiastiques importantes, un dignitaire ecclésiastique, un ex-rectour de l'Université Laval, un Vicaire Général de l’Archidiocèse, se devait à lui-même, à sa position de