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L'historique des événemeñts qui ont précédé la cause et qui l'ont fait naître exige quelques développements que volontiers nous donnerons lorsque la cause aura été acceptée. Qu'il nous suftise pour le moment des quelques détails qui suivent.
En octobre 1882, le Dr Landry eut avec M. l'abbé Lemieux une conversation sur la franc-maçonnerie, sur ses ravages considérables en Europe, ‘sur ses progrès alarmuats au Canada.
Cette conversation fut rapportée par M. Lemieux à l'official.
Celui-ci envoya le promoteur de son tribunal, le Rév. M. Bégy, trouver le Dr Landry pour lui demander des renseignements.
Le Dr Landry eut ainsi une seconde conversation, celle-là avec M. Bégin. Au cours de cette seconde conversation, le Dr Landry fit connaître à M. le Promoteur les opinions que M. Hamel, V.G., entre-. ‘tenait sur la franc- -maçonnerie, à savoir: “ que les francs-maçons du “ Canada n'étaient pas aussi méchants ni aussi dangereux que ceux d'Eu- “ rope, qu'en Canada la franc-maçonnerie n'est considérée que comme une suciété de bienfaisance et de secours mutuels. ,
. M. Bégin donna immédiatement connaissance à M. Hamei de ce qu'il venait d'apprendre.
‘ Six mois plus tard, M. Hamel écrit au Dr Landry une lettre impertinente, dans: “laquelle il l’insulte et le calomnie odieusement et lui demande une rétractation. (Pièce. N: 1-b). =
“Le Dr Landry envoie son gendre auprès de M. Hamel soloier de. lui la faveur d'une entrevue, afin de terminér à l'amialile et le plus pa- - cifiquemént du monde une difficulté qui a été la source des plus grands scandales.
M. Hamel refuse (Pièce N. ?-«).
Le «D: Landry répond à M. Hamel en lui faisant l'historique des événements, affirme avoir entendu la conversation, s'en rappeler par-” faitement et termine en offrant de donner son témoignage sous la foi du serment (Pièce N. 1-c) =
Et de fait, ce témoignage est maintenant assermenté (Pièce N. 3).
M. Hamel réitère ses injures dans une troisième lettre (Pièce N. 1-«) et porte contre le Dr Landry de nouvelles accusations diffamatoires.
Le Dr Landry maintient ses assertions premières dans une seconde lettre de quelques lignes seulement (Pièce N. 1-c).
Vient une dernivre lettre de M. Hamel qui contient l'admission de la bonne foi du Dr Landry et qui demande à cette bonne foi une injurieuse et impossible rétractation (Pièce N. 1-f)..
M. Hamel fait ensuite publier dans Le Journal de Québec Au S .mai toute la correspondance échangée entre le Dr Landry et lui, moins la lettre dans laquelle il refuse l'entrevue demandée par le Dr Landry.
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Toute cette pièce diffumatoire est suivie de réflexions ex parte, faites par Hamel en forme de résumé, réflexions injurieuses et calomnieuses comme les lettres elles-mêmes. % ST
S. G.. Mgr l'Archevèque de Québec intervient alors dans le débat et publie un mandement et une lettre explicative. Dans ces deux pièces
il frappe sur le Dr Landry et se sert de son autorité pastorale pour.
porter contre lui des acétisations essentiellement fausses. (Pièce N. 7).
Le conseil de l'Université Laval vient à la rescousse de,M. Haïmel et d'autorité seule chasse le Dr Landry de la taculté de médecine à laquelle il appartenait depuis vingt-sept ans comme professeur titulaire et depuis trois ans comme professeur honoraire (Pièce N. 6).
M. Landry veut se plaindre. : à
L'Archôveque de Québec et son Officialité opposent un déni de justice et refusent d'écouter sa voix. ee Voilà pourquoi, traversant les mers, nous venons au pied du Tribunal suprème réclamer la justice qu'on nous refuse dans notre pays.
. Ill, Nous nous plaignons : Fe 1° Des attaques du T. R. M. Ths. Et. Hamel; 2° De l'intervention de S. G. l'Archevèqte de Québec; 3° De celle de l'Université Laval:
4 De la conduite de l'Officialité métropolitaine de Québec.