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honorable (quoique franc-maçon), je lui répondis que M. X pouvait bien
être respectable lorsqu'il n'agissuit pus comme franc-maçon. Je dis encore ù M. Bégin que si M. Hamel était convaincu, comme il le disait, que la maçonnerie n'était en Canada qu'une société de bienfaisance ou de secours mutuel, je ne voyais pas pourquoi on ne serait pas eu droit «le conclure qu'il, M. Hamel, pourrait parler dans le mème sens aux personnes qui le consulteraient an confessionnal Gu ailleurs, à savoir qu'il n'y à pas de mal à faire partie de là franc-maçonnerie, en Canada.
3° Après avoir exposé ce qui précède, je déclare que je suis eny tous les cancans que vous me dites circuler dans intentions plus ou
alement étran-
tivrement étranger à le publie à. votre égard, et encore plus étranger aux moins charitables. que vous semblez m'attribuer. Je suis.ég
ger aux insinuations malveillantes que vous semblez mè prêter au sujet
de Mgr l'Archevêque de Québec.
Voila, Monsieur le Grand Vicaire, ce 1 ecclésiastique ou civil, ou encore ce
que je puis déclarer sous ser-
ment, en présence de tout tribun:
.que je puis publier par la voie des journau* aussitôt qu'on n'en donnera OCCasion. :
Je n'en demeure pas moins, / Monsieur le Vicaire Général, x Votre très humble serviteur, FE. J. Paxony, M. D.
[a] Ni.
Lettre du Révérend M. Hamel au Dr J. E. Landry.
Séminaire de Québee, 5 mai 1RR4.
Cher Monsieur, ;
J'ai l'honneur d'acenser réception de votre lettre en date d'hier.
1° Vous y maintenez les accusations que vous avez
moi, malgré les détails que Je détails qui devaient, Vous fre
portées contre
vous ai donnés dans ma lettre du 30 avril, comprendre que vous Vous étiez nécessai-
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te pt rte
rement trompé en interprétant, comme. vous l'Avez fait, notre conversation d'avril 1873;
2° Vous déclarez que vous êtes prêt à affirmer sous serment que vous êtes complétement étranger aux cancans qui circulent sur mon compte dans le public. :
La premiere partie de votre lettre ne me surprend pas beaucoup, car je sais qte lorsque. vous êtes fortement impressionné d'une idée, il n'est pas dans votre nature de revenir sur vos pas.
Quant à la seconde, permettez-moi de vous mettre sur vos gardes avant que vous fassiez serment; car votre mémoire n'est pas sûre.
En effet, dans votre lettre d'hier, il se,trouve que vous mélez singulièrement ce qui s'est passé dans vos entrevues avec MM. Lemieux et Bégin, de sorte que vous prétendez avoir dit à ce dernier Monsieur des choses: que vous ne lui avez pas dites et qui changent votre position. De plus, je sais que vous avez conté à des laïques ce que vous regardez cornme mes opinions, ainsi que votre conversation ave M. Bégin, circonstances qui ont, sans doute, échappé à Votre mémoire. Il sera donc, je. crois, plus prudent pour vous de ne pas dire sous serment que vous êtes étranger aux cancans qui circulent sur mon compte, puisqu'ils partent de vous, et qu'on s'appuie sur vos propres paroles pour les répandre jusqu'au dehors de l'archidioeëse. ;
Je regrette que vous ayez pris pour une insinuation malv eillante à votre égard ce. que je vous ai dit touchant l'âccusation de franc-maçonnerie lancée contre Mgr l'Archevèque. Il n'y avait pas d'insinuation contre vous, puis je vous disais que je ne pouvais vous appliquer à vous cette explication de votre silence vis-à-vis l'Ordinaire. J'avoue cepen-. dant, aujourd'hui, que vous pouviez être sous une impression contraire, vu que votre conscience vous rappelait un fait que j'ignorais au moment où je vous écrivais ma lettre du 30 avril, et que j'ai appris seu-
lement depuis, savoir, que vous ne vous êtes pas gèné d'affirmer que le
cardinal Franchi était un franc-maçon! Car vraiment, qui fait HA peut parfaitement s'imaginer qu'on le soupçonne de moins. Ù
. Je regrette aussi que vous ne m'ayiez pas donné une explication de votre silence sur mon compte depuis dix ans vis-h-vis l'autorité compétente, tandis que vous communiquiez, à des laïques avides de les répandre, vos convictions à ce sujet.
Malgré tout, cher Monsieur, je compte encore sur de nouvelles ré-
flexions de votre part, et j'espère que, pour tout terminer, vous con-
nd var ce mage» M mn nr mm or
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sentirez à signer et à m'envoyer la déclaration que je vous ai proposée. Je compterai sur une réponse jusqu'à lundi matin, à 8 heures. J'ai l'honneur d'ètre, cher Monsieur, Votre tres humble et obéissant serviteur, TE. Hauez, PT,
Vicuire Général de Québec.