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| vous tenez de mes lèvres. Je ne soupçonne aucunement votre bonne | foi, et je crois que vous êtes réellement sous cette impression. Toute- \ a: fois, quelque confiance que vous puissiez avoir dans votre mémoire, comme il s'agit d'une conversation, je vous conseille encore, si vous Ôtes appelé à faire serment, de dire que votre lettre .du 3% mai renferme (non ce qui est la substance, mais) ce que, vous croyez étre la substance de ce que je vous ai dit. Vous serez alors complètement dans le vrai pour ce qui vous concerne; et moi, en aflirmant de nouveau que vous vous êtes complètement trompé, je serai également dans le vrui, sans être au chagrin d'avoir à infirmer votre serment, é
Comme vous ne m'accordez pas la déclaration à laquelle je crois avoir droit, je fais publier notre correspondance, vos lettres comme les miennes. J'espère qu'elles sufiront pour rétablir la vérité. Ù
J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Docteur,
Votre très humble et ohéissant serviteur, Thos. KE. Hauer, P'",
Vicaire Général de Québec.
Nota. -- Je me permets de résumer la situation. En :1873, des accusateurs déloyanx cherchent à tromper le Saint- \ Siège en donnant à entendre qu'il y a à l’Université Laval des profes-
seurs francs-maçons en dehors des professeurs protestants. Je travaille à détruire cette impression fausse en constatant que, s'il y a des professeurs francs-maçons, c'est uaiquement parmi les pro- testants, que nous avions des raisons graves de nommer ces professeurs \ protestants, et que, d'ailleurs, francs-maçons ou non, ces professeurs protestants ne sont pas hostiles à la religion catholique. Je dis que, parmi les protestants; au moins à Québec, la franc-maçonnerie est considérée comme une société de secours mutuel. Mais à cause du peu de temps à ma disposition, et à cause du mal énorme que produisent, en Italie, les sociétés secrètes, j'ai beaucoup de peine à faire comprendre aux employés de la Propagande cette situation spéciale du pays, qui nous à engagés à nommer des professeurs protestants (sans même penser
à leur demander s'ils sont francs-maçon ou non). De retour au Canada, dans une conversation amicale, et croyant avoir affaire à des hommes intelligents, je raconte, sans défiance, au
Dr Landry, comme je l'ai fait à d'autres dans le temps, les misères qu'on nous a créées à Rome, en y donnant à entendre que protestants et francs-maçons sont deux catégories de professeurs admises au même titre à l'Université, — En exposant, à ‘Québec, les raisons que j'ai développées à Rome, et qui ont été comprises conformément au bon sens, il ne me vint pas à l'esprit de répéter, à chaque phrase : : Remarquez “ bien que je ne parle pas des catholiques, mais des protestants, et seulement au point de vue protestant, , Il est vrai que je le dis suffisamment dans l'ensemble, et que toutes mes assertions ont été «d-
misgs plus turd.à Rome, et qu'en conséquence Sa Kainteté Pie IX nous a permis de garder nos professeurs protestants; -— mais cela ne süftit ‘pas pour rassurer l'orthodoxie ombrageuse de M, le Dr Landry.
On sait ce que peut l'influence d'une préoccupation fortement ancrée dans l'esprit, sur la manivre de coffprendre ce que l'on entend dire. Intéressé, sans doute, à entendre dans un sens particulier, M, le Dr Landry saisit certaines phrases détachées qui semblent favorables à son cours d'idées, et, sans les rattacher à l'ensemble ou à ce qui à déja été dit, il me met dans la bouche et, ce qui. est pire, dans l'esprit, des idées que le plus simple bon sens ne me permet pas d'avoir!
Ma réputation personnelle est peu de chose, mais évidemment on cherche à atteindre plus haut que moi, en essayant d'amoindrir, sinon de détruire, l'autorité morale qui se rattache nécessairement aux positions que j'ai occupées ou que j'occupe encore, — Aussi, quand j'ai constaté qu'on y mettait du zèle, je n'ai pas cru étre'justifiuble de laisser faire sans protestations.
Je dois dire que je ne crois pas M. le Dr Landry aussi ardent que d'uutres dans ce travail de démolissement à la sourdine, censé ai profit de la religion ; mais on s'appuie sur ses affirmations: j'ai dû aller attaquer le mal à sa source.
LB, ir, PT,
Correspondance publiée dans le Journal de Québec du 44 mai 1885.
M. l'éditeur du Journal de Québec, M. le vicaire-général Hamel ayant mis à exécution .sa menace de publier notre correspondance, il me faut rendre plus complète la communication faite par lui dans votre journal du 8 courant.
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Voici d'abord la lettre du l” mai dont il est dhestion dans la correspondance publiée:
« Séminaire de Québec, 1 mai 1883.
“ JE, dut écr, M. D., “ Professeur honoraire à l'Université Laval, Québec.
* Cher monsieur,
“ J'ai réfléchi à la proposition que ai, le Dr À. LaRue est venu me faire de votre part, ce matin, d'une entrevue, soit chez moi soit chez vous: Tout pesé, je crois que cette entrevue ne pourrait qu'empirer lu situation.
“ L'expérience du pasvé me fait craindre les conversations. Votre.
entrevue avec M. Bégin 4 met en garde contre leurs suites. Si un entretien, comme celui que j'ai au avec vous, il y à dix ans, à pu être interprété par vous d'une mi ‘1 aussi extraordinaire, la prudence la plus élémentaire doit me fat < év.ter une entrevue privéeet purement orale, susceptible d’être interyrérée, même sans malice, d'une manière aussi inexaäcte que la première.
“ Au reste, je ne vois pas l'utilité de cette entrevue.
“ Vous avez prétendu que j'ai soutenu devant vous certaines propositions exorbitantes, et vous avez répété cette affirmation devant un certain nombre de personnes complaisantes qui se sont émpressées de la répandre.
“ Je vous ai écrit ma protestation. Ou vous PRIME ou vous. ‘la rejetez.
“ Si vous la rejetez, une entrevue ne changera rien, puisque je ne pourrai qu'affirmer ce que je vous ai dit dans ma lettre d'hier.
-“ Si vous l'admettez, l'entrevue ést inutile, car il n’y a qu'une chose à faire: détruire l'impression fausse qui est’ partie de chez vous et qui voyage maintenant dans la province; pour cela, faire voyager avec le même zèle une afirmation ‘formelle et bien claire, ‘contraire. à la première.
“ Le procédé le plus simple serait peut- étre de publier sur les journaux une déclaration comme l'incluse, et dont je me déclare d’avance sâtisfait, si vous jugez à propos d'y avoir recours. .
pour les journaux, avec le simple préambule suivant: Monsieur ie rédacteur, ; ne Depuis quelque temps on fait circuler sur mon able des brüits pour lesquels on s'appuie sur l'autorité de M. le Dr J.'E. Landry. La déclaration suivante, que je viens de recevoir de ce monsieur, et qu'il m'autorise à publier, devra suflire pour faire cesser tous les cancans. “ Tout en finirait par là, et il ne serait plus question de cette affaire. W J'ai l'honneur d'être, avec respect, “ Cher Monsieur, Han “ Votre très humble serviteur, “ Thos. E. Hawez, P', * V'saire général de Québec. ,:
Le plan de rétractation se lit comme suit:
“ Je, soussigné, regrette beaucoup d'avoir contribué à onde le bruit tendant h-faire-crôire -que M. le Grand-Vicaire Hamel m'aurait dit, il y a dix ans, à son retour de Rôïïe, que ce niest pas un- grand smal pour un catholique de se fre franc-maçon et autres assertions de ce genre. Des renseignements précis-m'ont fait comprendre que j'avais interprété, d'une manière tout-à-fait erronée, la conversation que j'ai °eue alors avec M. le Grand Vicaire; et je suis heureux de pouvoir dire qu'on ne doit ajouter aucune foi à tous les bruits qui se sont répandus à ce- sujet comme venant de moi, et allant à dire que M. le Grand
Vicaire Hamel m'aurait exprimé des idées malvenantes sûr la franc-.
maçonnerie. Je prie instamment tous ceux qui se seraient autorisés. de mes affirmations pour répandre ces bruits (que je reconnais maintenant comme calomnieux), de faire’ tout leur possible pour faire disparaître
l'impression fausse qu'ils ont pu produire sur l'esprit des. personnes à
qui ils en ont parlé.,
Depuis la réception de la lettre de M. le Vicgire Général Hamel, j'ai appris que d’autres personnes pouvaient certifier, dans le même sens que moi, sur les opinions entretenues par ce Révérend Monsieur, au sujet de la franc-maçonnerie. On me communique, entr'autres noms, celui de M. Victor Livernois, avocat, de notre ville. Voici la lettre que m'adresse ée Monsieur et qu il m ‘autorise à Papier:
“,Si vous agréez cette formule, vous pourriez vous contenter de la signer et de me la renvoyer; j'en ferai fairé moi-même des capes