‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 72 sur 121 · TRADUCTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION

“ L'archevéque de Québ'e a tout dernierement fait preuve d'une remarquable disposition à déconcerter ,cet esprit auti-maçonnique qui pr‘domine d'une manière si étendue parmi les catholiques français de cette province. Il existe, et c'est le clergé, nul doute, qui doit être tenu responsable jusqu'à un certain point de cet état de choses, il existe dans les rangs inférieurs des catholiques français de cette province un préjugé tellement prononcé contre la franc-maçonnerie que le seul fait d'insinuer qu'un homme est franc-maçon suffit pour le priver de tous les avantages sociaux et politiques et cela partout où la basse classe possède l'influence du nombre. Nous avons en, dans ces derniers temps, plus d'une preuve de la force de ce préjugé et de l'énorme influence qu'il exerce sur les différentes relations so‘iales. [l est cependant: juste d'ajouter que la ciasse plus éclairée des catholiques de cette province ne tombe

pas jusqu'à ce point sous l'empire de ce préjugé et que depuis quelque temps

le clergé lui-même se montre plus tolérant que par le passé à l'égard des opinions favorables à la franc-maçonnerie. Quelques membres du clergé ayant été dernièrement soupçonnés d'accointances avec les loges, NS G. l'archevèque de

. Québec a cru nécessaire de censürer l'esprit sur lequel repose le préjugé anti:

maçonnique et d'exprimer sa confiance en celui des membres du clergé plus

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particulièrement accusé d'être associé à la franc-maçonnerie. L'esprit vraiment large et chrétien.qui anime.Sa Grandeur dans l'accomplissement des devoirs de sa haute charge, ui enseigne, nul doute, que le préjugé qui existe contre la franc maçonnerie et contre quelques autres sociétés secrètes ne peut tenir devant un examen raisonné et c'est le désir naturel de Sa Grandeur que ce préjugé disparaisse comme indigne du siècle dans lequel nons vivons ”

Nous n'avons pas de commentaires à offrir.

Nous imaintenons tout notre plaidoyer sur cette question du mandement et les conclusions de notre demande.

- If] LA LETTRE DU 4 JUIN 1883

21. Sa Grandeur défend si peu sa compromettante lettre du 4 juin et répond si mal aux accusations que nous avons portées à ce sujet, que vraiment nous hésitons à notre tour et nous nous demandons s'il ne vaut pas mieux laisser toute cette question, sans la discuter, à l'appréciation du tribunal.

Nous nous contentons de signaler une grave erreur et quelques naivetés ëchappées, par distraction sans doute, de la plume de l'archevéque de Québec.

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