‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 78 sur 121 · ON · texte numérisé non relu

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‘Si toutes les preuves qu'invoque l'aruhevôcre lont la force de celle qu'il signale au tribunal, elles ne valent pas alors la plus /insignifiante des présomp: tions. ; ; / j

Le fait que notre plainte a été acceptée à Rome ne prouve nullement que nous ayons en notre possession tn document qu'on s'est bien gardé de nous donner

Mais à Rome rous avons dû prouver que/si nous n'avions pas le juge. ment refidu par l'ofliciel, c'est qu'on avait refas/de nons ie donner et: les lettres écrites par Sa Grandeur et par l'offcial ont établi ce refns injustifiable,

Devant un mauvais vouloir si bien constaé, Rome a suppléé par un acte des plus équitables au déni de justice dont on voulait nons faire la victime,

46. Na Grandeur iermine s&-réponse par la plas étrange des conclusions :

‘Je demande que M. Ph. Landry recoive un blame sévère pour la manière cavalière, injuste et calomnieuse dont il s'est exprimé envers son archevêque, pour la critique absurde qu'il a faite dn mandement du ler juin, critique qu, de plis, était étrangere à la question, pouï ses importunités injusüliables à demander un document qu'il avait en su possession.

Na Grandeur oublie une chose, c'est que nons ne sommes pas devant notre archevéque, mais notre archevèque et nous, nous sommes devant l'autorité snipreme, nous sommes devant un iribunal où selle erit distantra personar in : da parvum andietis ul magnum : nec arorpietis CujUSGuon personun, quit Dei judicium est {Deut. FL 47).

[nous parait in onvenant que Sa Grandeur en appelle à la dignité de st charge pour se soustraire à la justice et pour demander que le blamie retombe sur la personne du procureur Au plaignant !!

Nous avons exercé un droit légitime en traduisant Sa Grandeur devant l'autorité compétente, :

Nous sommes également dans l'ordre on dénonçant le mandement dn ler juin, car il est essentiellement Ciffamatoire. Loin d'être étrañger à la question, il lui est au contraire tellement lié qu'il devient une des meilleures pièces à conviction que l'on puisse apporter contre Sa Grandeur. Libre à l'archevée que de trouver hotre eritique absurde ot étrangère à la question, ce n'est pas son jJûgement, que nous demandons, € ost celui d'un tribunal plus désintéressé,

47. Nous avons répondu à touies les questions traitées dans la réponse de l'archevéque, laissant toutefois de coté celles qui n'ont ateun trait à la queson principale, aux conclusions de notre demande telles que formulées dans hot mémoire

48, [men reste plus qu'une seule, celle des frais. C'est une question d'équité Nous ne sommes pas allé au delà des mers faire un voyage de plaisir. Nous sommes allé directement à Rome et nous en sommes revenu de méme.

Nous demandons, non pas une indemnité pour le temps qüe nous avons coMsii-

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eré à cette cause, nous réclamons uniquement le remboursement des sommes dépensées, Sa Grandeur prétend qu'une simple correspondance aurait suffi. Voici ee que nous lisons à la page 60S du True des Peines ecclésinstiques.

“ En regle générale les Congrégations ne correspondent avec personne ct ne reçoivent pas de requête par l'intermédiaire de la poste, Les mémoires et les suppliques doivent etre présentés dans lés secrétariats par un homme qui les remet de la main à la main à un employé chargé de les recevoir et qui va ensuite retiref la réponse... :

“ Pour les affaires contentieuses il faut nécessairement se servir du minis tére des procureurs ofliciellement reconnus par la Congrégation. ?

Nous n'avons voulu confier à personne le soin de défendre notre pere et puisque l'archeveque de Québec et son official nous ont dit d'avoir recours à Rome, nous sommes allé dans la Ville Eternelle.

Le choix d'un procureur, la préparation du dossier dans une canse aussi importante, la conduite du proces, l'impossibilité où nous étions, nous simple laïque n'ayant aucun agent dans Romë, de savoir à qui nons adresser pour l'heu: reuse solution de toutes les graves questions qui se rattachent au procès actuel, tout nous faisait une impérieuse nécessité de traverser les mers ét de nous ren: dre à Rome.

Ni le voyage n'était pas nécessaire pour le bien de Ka Grandeur et pour la tranquilité de l'olicial, il l'était du moins pour révendiquer l'honneur d'un citoyen attaqué par un haut digniti re ecclésiastique et maltraité par les auto rités religieuses de notre pays

Que ceux qui nous ot 1ipose sais raison cette pénible obluation en subissent maintenant les rigoureuses consequences >

Notre voyage n'a pas été un secret: nous nous sommes adressé à PA: cheveque Tuimème pour obtenir de lui des letties testimonales quil a bien voulu nous accorder. Ilanrait pu alors revenir sur son injuste décision, car un juge peut toujours amender où changer ane décision qui n'est pas finale ; ilne La pas voulu. Iaurait pu alors nous dire qu'il protestait contre te voyage, mais il sentait que sa conduite coupable lui otait te droit: eur était à lui, c'était à l'oflicial qu'incombait li rigoureuse obligation, statuee par les lois de l'Eglise, de‘transmettre le dossier au tribunal supérieur. Que n'omtils donc fait leur devoir!

Dans les anses ordinaires, une lettre auræit pent-ôtre Suili et enrore nous n'adinettons pas cette prétention mais dans nne.eause comme Ja notre où lon a foulé aux pieds toutes les obligations qu'imposent la justice et la prudence, où l'on a entassé irrégularités sûr irrégularités, injnstices sur injustices il l'allait de toute nécessité q'une voix, celle de l'opprimé,se fit entendre jusqu'au pied du tribunal supréme. : : :

C'est ce qu'il nous importait de laure et c'est ce que nons avons fait

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