‹ Landry vs Hamel [microforme]Chapitre 94 sur 121 · PA | SERRE · texte numérisé non relu

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ne l'avait pas attaqué, et l'acte de M Hamel, en publiant une correspondance diffamatoires a été une véritable attaque contre le Dr Landry, une diffamation des moins douteuses, tn acte qui ne pourra jamais être justifié,

135. C'est M. Hamel qui. est l'aceusateur, que tout un publi considère comine tel, et qui njustement attribue au Dr Landry une paternité que celui-ci n'a certai: ement pas sur des aceusations dont se plaint M. Hamel.

Le Dr Landry nu jamais trainé le nom de M. Hamel devant le publie.

Cest M. Hamel luiméme qui s'est mis devant le public en racontant au Dr Landry, comme il l'a faut à d'autres dus le demps et à d'autres comme il l'a fuit

au Dr Landry dans l-tnps, ses étoitfantes opinions ‘sur la francemaconnerie

canadienne,

136. Non content de se mettre devant de publie, M. Hamel ÿ traine incousidérement Le Dr Landry et il se sert de l'autorité de son nom, du préstigre de sa dignité. de grand-vicaire pour accuser à tort, pour injurier et pour calom-: nier l'un Mb plus respec tables citoyens de la ville de Québee,

En deux mots, M. Hamel prétend que le Dr Lurdry a été tu source des accusations lancées contre lui et il attribue l'origine de ces accusations au fait que le Dr Landry « divulgué la conversation qu'il à one avée M Bégin (Nos. 121 et 241). LA

M. Hamel détruit en méme te emps cette assertion et toute la base de son

plaidoyer en aflirmant que

‘Quant à T'acensation vo tre M. Hamel elle était connue” de M. l'offivial ut .de E l'archevéque AVANT la communication de M Alphonse Lemieux” {No. 257 :

N'y aurait-il que ce seul aveu, ilest plus que suffisant pour faire con-

dumner M. Hamel. À

2° A. Joonel se fuit injuste agresseur

138. Mais supposons un instañt—et seulement pour les besoins de la

discussion— que M Hamel ait été réellement attaqué par le Dr Landry, devrait: on conclure que M. le grand-vicaire avait le droit de se défendre et surtout de s' défendre comme il l'a fait ?

Nullement. Û

139, M. Ilamel sait trop bien sa théologie pour ignofer que le droit de délense n'existe que si l'attaque est injuste, et que même dans le cas d'une attaque parfaitément injuste, la défense, pour étre légitime, ne saurait dépasser les limites de de qui est strictement nécessaire.

Dépasser ces limites c'est assumer de suite le role de l’injuste agresseur.

140, Un fait incontestable c’est que M. Hamel a soutenu certaines opiniéns, certaines doctrines, au sujet de la franc-maçonnerie. :

RE [fr EE , : £ ; D us he 158 LJ

* Les témoignages assermentés du Dr. Landry et de M. Livernois, les déclarations elles- mêmes de M. Hamel, qui lesdonne dans sa première lettre +. au Dr Landry (Mmoire, pages fifi et 72), prouvent es fait à l'évidence, et nous avons à Lo disposition du “Érib anal plusienrs personnes qui pourront corrohoru ces témoignages. i- a 141, Et maintenant de deux choses l'une: Ou bisn ces opinions de M. Hamel sont saines, où bien elles sont malsaines et erronées. : RULES F ° rt 142. Niles opinions de M. Hamel sont saines, quel mal à dou: pu faire # , - le Dr Landry en les faisant connaitre an promoteur d$ l'offi ‘ialité ? « tee ACT 143. Si, au contraire, ces opinions sont malsaines, commint M. Hamel Li: s pent-il reprocléer au Dr Lindry de les avoir connuniqées À l'envoys du tribune Î À nal ecclésiastique ? Ki dénonçant ainsi ce qu'il:croyait étre des opinions hité. rodoxes, le Dr Landry ne s'est pas constitué injuste agressour. Sa dénonciation était parfaitement dans l'ordre, et M. Hiunel ne pouvait pas avoir le droit deslégitime défense, dans le sens qu'il l'invoque du moins. à HE Et méme dans Ja, supposition que la dénonciation du Dr Landry aurait été injusté, est â-dire dans lecas où M Hamel aurait pu exercer son droit de légitime défense, M Hamel devrait encort étre trouvé coupable et condamné, parce qu'il a outrepassé et de beauronp les sfrictes limite travées . ‘ par les exigences d'une déferise légitime e 145. ROUE) en effet, au dieu de se jeter à corps perdu dans l'arène de QE da publicité, n'atil pas accepté cette entrevue que Île Di Landry lui à proposée ? (Mém. page 74) & Ces deux hommes auriient pu s'entendre le Dr Landry le voulait puis. . qu'il x demandé l'entrevue— + le pays n'aurait jamais eu fe triste Spuctacle d'un grand-Vicaire en appelant au tribunal de l'opinion publique, d'un arche

véque prostituant la justice pour se faire partisan aveugle, d'une grande cet belle institution oubliant ses traditions d'honneur pour se dépouiller elle méme en mettant à k porte une de ses plus éelatantes illnstr: ations, ane de ses gloires

les plus pures. .

146. M Jamel. en supposant mgme que le Dr Landry auraiteu tons. À é les torts imaginables de son coté, pouvaif alors se défendre sans attaquer celuiei El pouvait nier simpleme nt, sans chlomnier ni injurier de Dai Landrv. I] devait se tenir dans les bornes-d'une légitime défense,

bo. Que ne l'act il fuit ?

l 147. A tous les points de vue, Ja conduite de M Hamel est injustifiable et nous avons parfatiement droit de/revendiquer l'honneur d'un citoyen indi © À

gnement'outragé par ce haut digéitidire ccvlési: istique,

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æ LES ACCUSATIONS SPÉUIFIQUES.

1° Les calomnies.

148. Nous avons acensé M. Hame! d'avoir calomnié le Dr Landry. et nous avons signalé au tribunal six des calomnies du grand-vicaire.

149 4)—M. Hamel accuse M. Landry d'avoir divulgué ln conversation tenue entre M Bégin et M. Landry et d'étre ainsi la seule source d'où jnillissent les accusations portées contre M. ITamel.

Cette première aceusation est completement réfuté dans ‘notre mémoire (pages 9, 10 ct 11). +

M Hiunel ne récuse nullement le: témoignage de M Myrand. ni celui de M Livernois; bien aû contraire il Y ajoute le sien propre lorsqu'il allirme positivement que re

Quant à l'acusation contre M. Hamel elle était connue de M l'offi al “et de Mer l'archevéque avunt la communication de M Alphonse Lemieux,”

éest-à dire craut lentrevue que le Dr Landry a eue avec M: Bésin.

Notre rélutation demeure don: victorieuse et nous avions parfaitement raison ae dire :

# C'est done pure-calomnie de la part de M Iiumel d'aceuser le Dr Lan. dry, devant tout un publie, d'avoir divulgué et répandu une conversation qu'il

appelle privée, lorsqu'il à été lui-meme l'artisan le plus actif de cette propagation indiserète ? (M. page 11). ;

150. b)--La réponse de M. Ifanel aux remarques que nous avons faites

{pages Let 12 du M.) au sujet du sfeure coupable est d'une faiblesse extrème.

Laissant de coté la dénonciation judiciaire, M. Hamel cherche à insinuer que le Dr Landry n'était pas exempté de la dénonciation évangélique, parceque, dit il, “le danger de perdre des émoluments relativement faibles devait être de peu de considération pour empêcher un homme, comme M. le Dr Landry de faire une dénonciation d'une st rande importance pour la jeunèsse, surtout si lon considère l'honnenr qui en aurait rejaillé sur lui devant l'Eglise et devant les vrais catholiques. ” 5

M. Hamel fait ei une nouvelle injure au Dr Landry en donnant à

entendre que le danger seul de perdre quelques émoluments rolativement fai

bles a empêché le Dr Landry dé faire une dénonciation évangélique.

“Ni on a lieu de croire, dit l'auteur des Primes Ecelésiustiques, page 92, qu'on'excitera par là contre soi des haines, des inimitiés, des aigrenrs, où si l’on cu de ne pouvoir plus obtenir de ces personnes certains se rires, où est dispen-

é de la loi de la correction fraternelle et de la dénonciation évangélique.”

C'est singulièrement rapetisser la question, la méconnaitre completement, que d'amener dans le débat actuel une considération péecuniaire, d'autant plus invraisemblable chez le Dr Landry que depuis trois ans le Docteur ne retirait aucun émolument quelconque de l'Université. Or, on rie doit pas craindre de perdre ce que l'on n’a pas. NUNee

Le raisonnement de M. Hamel ne vaut done rien et ne s pplique nulles ment à l'espèce. ‘

Na calomnie contre le Dr Landry reste ce. qu'elle est, telle qne nous l'avons appréciée. à Dore

151. «Dans sa réponse, M. Hamel se défend comme il le peut de la faute que nous lui avons reprochée en l'aceusant d'avoir prêté au Dr Landry les intentions les plus. coupables. ie j

Sa défense consiste simplement à vouloir justifier an jugement témé éraire en prétendant que, pour ‘ui,iln y avait aucun äutre moyen des sxpliquer. la conduite du Dr Landfy. A cette fin il entasse suppositions sur suppositions, et, prenant pour fait réel ce qui n'est que pure hypothèse, il affirme ce qui n'est pas prouvé—que le Dr Landry à dû être l'instrument d'un certain parti, d'un certain groupe d'exaltés où d'hommes à idées exagtrées.

Ce système de défense peut fort bien témoigner en faveur de lFimagination de M. Hamel, mais elle ne fait pas honneur à son jugement, ni à l'esprit de justice et de charité dont doit être imbu:tout dignitaire ecelésiasiique oceupañt dans la hiérarchie catholique le poste élevé anquel a su atteindre M le

grand-vicaire. à LUS

152. M. Hamel, d'ailleurs, a eu bien soin de réfuter à l'avance ses pré-

tentions d'aujourd'hui.

“ Comparons.

Voici ce qu'il affirme maintenant :

[n'y a dône pas dans cette partie de la lettre de M. Hamel d'odicuses calomnies à l'adresse de: M. le Dr Landry [1 y'a simplement indication dubitative d'une explication pltusible et faute d'autre, retombant plus sur un certain groupe d'amis que sur M. te Dr Laaidry lui même: et encore la forme donnée à cette explication appelñitelle une déclaration contraire, doat, d'avance, M. Hamel se déclarait satisfait, si ell& était donnée. —De fait, bien que M. le Dr Landry n'ait donné aucune explication ‘de son silence de 10 ans suivi de ses accusations et se xoit contenté de nier les explications suggerées par M. Hamei, celui-ci a accepté purement et simplement la négation de M le Dr Landry dans tout ce qui concernait personnellement M. le Docteur, et #'u plus insisté sur ces

points dans ses lettres subséquentes "(No 265).

153. Comment voucilier cette déclaration avec le fait suivant ?

Dans une lettre subséquente, écrite le 16 mai 1883, et publiée dans le Journal de Québec du 47 mai, M. Hainel revient sur cette question des intentions qu'il prète au Dr Landry :

omplèted'autant ‘teur ne as crain- -

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nagjnal'esprit ‘6 OCCU-

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lieuses lubitacertain hnée à ice, M.

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“ Je réponds, dit-il, que sur l'interprétation de la conversation qui a eu lieu entre M. Landry et moi, j'ai admis la parfaite bonne foi de M. le docteur — Le reproche que je lui ai fait, et an sujet duquel J'ai peut-étre allaqué ses INTEN- TIONS, c'est d'avoir gardé le silence vis-à-vis l'autorité pendant dix ans...

Or. ce reproche, même et surtout dans l'hypothèse où M. Landry aurait dit vrai, JE LE MAINTIENS ENCORE " (Mémoire, pages 80 et 81). : no

Toute cette question des intentions est facile à éluvider. Les aveusations de M. Hamel (Mémoire, page 12), la réponse du Dr Landry, les nouvelles affir-

mations du grand vicaire—houvelles affirmations qui loin de disculper M.

Hamel aggravent singulièrement sa position, en ve qu'elles ne sont rien moins qu'une nouvelle accusation de conspiration jortée contre le Dr Landry—tout est devant le tribunal qui saura apprécier la part et les responsabilités de chacun. ; :

154 d)—M. Hamel tient énormément à ce que le Dr Landry ait aveusé le Cardinal Franchi d'avoir été franc-maçon. ENT

A l'appui de sa prétention, il cite le témoignage de M. l'abbé Lemieux et celui de M. l'abbé Bégin. ; :

Nous ferons d'abord remarquer que ce double témoignage ne se rapporte pas à une seule et méme conversation, mais à deux conversations différentes

Le témoignage qui s'applique à une conversation ne peut donc pas s'appliquer à l'autre. La double valeur de ces témoignages distincts doit conséquemment être appréciée, l'une indépendamment de l'autre

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