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forme de Phénate de cocaïne, en application faite dans une cavité préalablement séchée ; action plus anesthésique que l'acide phénique seul, mais à laquelle nous ferons les mêmes objections. |
On peut encore utiliser une solution de Chlorhydrate de cocaïne que l’on place dans la cavité à l’aide d’une boulette imbibée et sur laquelle on exerce une pression à l’aide d’un morceau de caoutchouc.
Tous les moyens indiqués jusqu'à présent sont plus ou moins empiriques et les véritables succès anesthésiques de la dentine et de pulpe dentaire datent de l'apparition de la Novocaïne et des piqûres périapicales, vers 1908.
L'injection dans le tissu lâche de la zone périapicale d” une dent d'une solution adrénalinée de Scurocaïne à 5% provoque une anesthésie complète de la région et de la dent, anesthésie durant, si l'injection a été faite correctement, de deux à trois heures. En plus de l'effet anesthésique l’adrénaline provoque une vaso-constriction intense de toute la région, ce qui permet de travailler sur une dent absolument exsangue.
Tous les Dentistes soucieux de ne pas faire mal au patient ont employé cette méthode et dans la majorité des cas s’en sont bien. trouvés.
Quelles sont les objections qu'on peut formuler ?
Elles sont nombreuses. D'abord, nous avons à faire une piqûre qui effraye plus ou moins le patient selon son degré de nervosité ; ensuite nous utilisons un médicament présentant un certain degré de toxicité. Il est vrai que dans la pratique cette toxicité est jugée nulle, surtout aux doses employées en art dentaire. Il ne faut pas oublier cependant qu'il existe des personnes, très rares heureusement, qui présentent des idiosyncrasies à certains médicaments et qui présentent, après l'absorption de doses même minimes d’alcaloïde, des accidents anaphylactiques.
Ces objections sont plus théoriques que pratiques, et'il est toujours possible de raisonner les patients et de leur faire admettre une piqûre; quand celle-ci est faite correctement suivant une bonne technique, elle doit être absolument indolore. Il est une objection beaucoup plus sérieuse : la méthode ne donne pas une certitude de réussite pour les différentes dents.
Si on est sûr de réussir et d'obtenir une anesthésie pulpaire pour les six dents et même pour les huit dents supérieures et antérieures, on est beaucoup moins sûr du résultat quand il s’agit des
molaires supérieures pour lesquelles on rencontre un pourcentage moyen d’insuccès et pour les grosses molaires inférieures pour les-
Us quelles on observe un très gros pourcentage d’insuccès.
1 iN envisageons que les succès : là encore, on peut objecter
qu ‘il y a une trop grande disproportion entre la durée de l’anes-
thésie <t le temps opératoire ; dès qu'on se trouve en présence
d’une dent entièrement insensible, il est aisé de fraiser la cavité
a plus difficile en quelques minutes ; en exagérant concédons
même une demi-heure de travail au Praticien le moins habile ;- Or, J’anesthésie va durer, avons-nous dit, entre deux et trois des ri __ Cette anesthésie ne se localise pas seulement dans la dent traitée, mais s'étend à toute la région, manifestant même son action sur les nerfs moteurs et paralysant tout un côté de la face ;
les. patients chez qui la piqûre a été correctement faite, indépen- damment de la sensation pénible de paralysie et de la sensation de gonflement qu’ils éprouvent, présentent une déviation de la . face du côté anesthésié et ont de la difficulté à parler ; ils ne peu. vent se rincer la bouche et cracher que difficilement et souvent ont peine à retenir l'écoulement de la salive.
On peut juger de l'effet, lorsque par EE au niveau nt une molaire inférieure, l’anesthésie pulpaire n’a pas été obtenue ; notre patient bouge, nous ne pouvons fraiser sa dent, mais l’anesthésie locale de la région étant faite, il a tous les ennuis de l’anesthésie sans en avoir éprouvé les avantages.
Pour ma part, ces raisons m'avaient semblé suffisantes pour abandonner l'emploi des piqûres périapicales pour le traitement de l’hyperesthésie de la dentine bien avant l'apparition du Gazotherme.
Il reste à signaler quelques graves inconvénients pour lesquels je fais toutes réserves :
Certaines dents dépulpées par moi avec anesthésie par piqûre en prenant le maximum de précautions (digue, instruments stérilisés) ont présenté par la suite des APE d’arthrite qui ont nécessité l'extraction de la dent.
Il est évident qu’en cas de lésions septiques du ligament alvéolo-dentaire (cette septicité est toujours possible quand on travaille dans la bouche), le manque d'irrigation sanguine de la région pendant deux ou rois heures empêche la réaction de défense naturelle de l'organisme et amène ainsi des états pathologiques qui, par la suite, nécessitent l'extraction de la dent.
Nec A MES
L'emploi de l’anesthésie par piqûre pour le traitement de cavités de second degré présente en outre un grave inconvénient : possibilité, le patient ne souffrant pas, d'ouvrir par inadvertance la chambre DHIeRRE ; le mal est minime si on s’en aperçoit, car, dans ce cas, nous n'avons qu’à transformer notre second en troisième degré ; souvent nous ne nous ARÉTGAEORS pas de cette ouverture, d’abord parce que le patient n’accusera aucune douleur, ensuite parce que la pulpe étant complètement exsangue il ne survient aucune hémorragie ni apparition de point rouge ; de plus, l’ouverture peut être suffisamment petite pour que la Nue exploratrice ne s'y arrête pas.“ it : : je
D'autre part, sous peine d’ atbndre deux ou ne heures pour que la sensibilité revienne, il nous est impossible, une fois notre cavité préparée, de connaître le degré de réaction sensible de la pulpe : il nous est donc absolument interdit de pratiquer immédiatement une obturation définitive.
Ce n’est que dans une séance ultérieure, la sensibilité normale ‘étant revenue, que nous pourrons faire l’obturation.
- Je ne dirai que quelques mots de l’analgésie provoquée par les anesthésiques généraux, le protoxyde d'azote par exemple.
Je l’ai définitivement banni de ma pratique, tout au moins en ce qui concerne l’analgésie pour travaux de dentisterie opératoire.
Il est évident qu’à plusieurs reprises, l’inhalation de quelques bouffées de protoxyde d’azote a supprimé chez mes patients la perception de la douleur causée par la fraise ; mais deux inconvé-
nients m'ont fait rejeter la méthode : d’abord, quelques! insuccès chez des patients rétifs au protoxyde et ensuite, et c’est là l’objection la plus importante, certaines personnes absorbent très facilement du Protoxyde d’Azote et, malgré les promesses de l’Opérateur de ne pas les endormir, s’endorment complètement dès la troisième ou quatrième inspiration, accusant ensuite le Praticien de les avoir trompées.
C'est là, je crois, la plus grosse objection à faire à lacs par le protoxyde d’azote.
Cette courte étude nous montre que nous n'avons jusqu’à présent aucun moyen sûr de vaincre la sensibilité de la dentine.