‹ L’Anesthésie Épidurale en Pratique UrologiqueChapitre 11 sur 24 · PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE

Nous serons également très bref sur ce chapitre, ne retenant que les conclusions pratiques des études. nombreuses faites à ce sujet.

Deux questions principales se posent en pratique :

a) Quelle est la quantité de solution anesthésique nécessaire à injecter ?

. bd} Quelle est la dose de toxique à employer ?

Un travail américain va nous fournir à ces deux questions une réponse très précise.

H: Young et E. Clay Shaw (The Journal of the American Medical Association, de Chicago, 31 mars 1928) ont recherché sur le cadavre la hauteur de remontée des liquides colorés le long du canal vertébral, Voici leurs résultats :

75 cmc. remontent à la 3° cervicale

5o cmc. = 7e cervicale 35 cmc. — 7° dorsale 30 cmc. — 9° dorsale 25 cmc. — 11° dorsale 20 CMC. — 12€ dorsale

15 cmc. ne dépassent pas les vertèbres lombaires.

Cliniquement ces auteurs emploient comme substance anesthésiante le Chlorhydrate de procaïne.

Ils ont constaté que:

AS

a) Avec une solution à 1%, 40 cmc. de liquide étaient nécessaires : la solution remonte donc trop haut ;

b) Avec une solution à 2 %, il faut 30 cmc. de liquide : l'inconvénient reste le même ;

c) En pratique, ils utilisent 20 cmc. d’une solution de chlorhydrate de pocaïine à 9 %.

L’anesthésie qu'ils obtiennent ainsi est « parfaite» pour la prostate, les vésicules séminales, le périnée, les organes génitaux.

Quoi qu’il en soit, il est actuellement bien établi que l’absorption du toxique est beaucoup plus intense et plus rapide en injection épidurale qu’en injection intra-musculaire ou & fortiori sous-cutanée. On doit donc rester prudent et chez l’homme la dose de 48 centigrammes de scurocaïne (produit que nous avons employé le plus souvent) nous paraît la dose optima. En tous eas nous ne dépassions jamais la dose de 60 centigrammes de scurocaïne. |

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