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Après antisepsie des doigts et de la région, nous cherchons avec l’index gauche les deux tubercules limitant de chaque côté l’hiatus sacré, et percevons au-dessous d’eux le méplat du hiatus, fermé par sa membrane. Le meilleur point de ponction est un peu au-dessus de la ligne unissant les deux tubercules : la pulpe de l’index étant donc appliquée sur le triangle sacré, c'est au ras du doigt que nous introduisons l'aiguille, avec une inclinaison de 200 sur l'horizontale.
Nous percevons alors la traversée de la membrane obturatrice ; abaissant alors le pavillon de l'aiguille de 20 à 30°, nous poussons doucement l'aiguille, sans forcer, de trois à quatre centimètres.
Nous nous assurons à ce moment :
a) Qu'il n'y a pas issue de sang ;
b) ni de liquide céphalo-rachidien ;
c)et que la pointe de l'aiguille est légèrement mobilisable, ce qui indique qu’elle est bien placée.
Il ne reste qu'à ajuster la seringue et pousser lentement l'injection ; on peut retirer l’aiguille de un à un centimètre et demi pour injecter le dernier quart de solution.
L’aiguille retirée, le malade est immédiatement placé dans le décubitus dorsal, la tête et le thorax légèrement soulevés. Certains auteurs font asseoir leurs malades (Lœveu) pour éviter la diffusion de l’anesthésique vers le haut.
Let 4 RE