REA
phose. Et ici, la pathologie a confirmé les données de l’anatomie : il existe en effet une inflammation localisée à ces. articulations dentaires. Cette affection, décrite par Fauchard, en 1746, sous le nom de scorbut des gencives, connue aujourd’hui sous celui de polyarthrite alvéolo-dentaire- (Redier), se caractérise par l’ébranlement progressif des dents en apparence saines et par la résorption de leurs alvéoles ; elle s'accompagne le plus souvent de phénomènes inflammatoires du côté des gencives et de la pulpe (Frey).
Mais actuellement notre conception de l’articulation ou plutôt du ligament articulaire, s’est modifiée.
Cette articulation assure les rapports entre la dent et l’arcade alvéolaire.
Il faut considérer d’une part lunion du collet avec la gencive, d'autre part celle de la racine avec l’alvéole.
La racine est engaînée par le tissu osseux qui délimite l’alvéole ; elle a à peu près la même forme et les mêmes dimensions.
Nous avons vu que dans la formation définitive de la racine, la paroi folliculaire s’ossifie par sa couche la plus interne et donne le cément, tandis que sa partie externe s’unit à l’os sous forme de ligament. Ce véritable ligament interosseux présente entre ses fibres, des trouées, des lacunes, allant de l’alvéole à la racine, formant un espace alvéolodentaire. C’est dans cet espace que se passent les mouvements de la dent (élévation, enfoncement, rotation).
On a confondu autrefois ce ligament interosseux avec un périoste ; mais on sait aujourd’hui que c’est justement la portion qui ne joue pas le rôle de périoste qui devient le ligament.
Ses fibres, obliques ou transversales, sont disposées en faisceaux qui délimitent des espaces — le plus important, est l’espace apical.
Dans cet espace on trouve du tissu cellulo-conjonctif