Eirist. Lanf
4. Adeù ipsius exemplo vel metu professio monastica in religione sudabat. Non tune episcoporum ambitus, non abbatum vœnalitas proficiebat : ille majoris glorisc, amplioris gratiœ apud regem et archiepiscopum erat, qui tenacioris sanctitudinis opinionem habebat. GuilJ. de Newbridge, III, ch. XVIII.
va vers elle, comme au sein 'maternel (1). » L'autorité de Lanfranc s'étendit sur toute l'Angleterre ; son influence dépassa même les limites du royaume. La plupart des évoques nouvellement établis dans son Eglise furent sacrés par lui-même à Cantorbéry ; IsiChronique saxonne en donne la liste (2). Dans les limites môme de l'Eglise d'York, il ne se fit jamais une consécration d'évêque qu'il ne l'eût autorisée. En 1077 (3), un clerc des îles Orcades se présenta à Thomas avec une lettre du comte Paul, qui demandait pour lui la dignité épiscopale. L'autorité métropolitaine de Thomas s'étendait sur les Orcades (4), comme sur une partie de l'Ecosse; mais les conciles ne reconnaissaient pas la validité d'une consécration, si elle n'était faite en présence de deux évèques au moins. Thomas s'adressa à Lanfranc .pour obtenir de lui la nomination de deux assesseurs : c'était chose délicate; car on pouvait craindre que Thomas ne profitât de la solennité de ce concours pour s'attribuer sur les deux assesseurs et sur leurs Eglises une sorte de primatiis. L'évêque Rémy avait même accusé tout haut Thomas de cette prétention : à l'humilité de sa protestation (5) devant Lanfranc, on voit combien peu ces projets, même réels, étaient justifiés par sa puissance. Il prit Dieu à témoin que les évèques assesseurs garderaient vis-à-vis de lui toute leur indépendance ; et à cette condition seule, Wulstan de Worcester et Pierre, évêque de Chester, consentirent à se rendre à son appel. Lanfranc eut bien soin de donner copie aux deux prélats de la lettre de Thomas, pour qu'elle figurât dans les archives de leurs Eglises et garantît l'avenir (6).
En effet, ce n'est pas à l'archevêque seul de Cantorbéry que l'église d'York était suspecte. En 1070, au premier concile tenu par les légats du pape, Wulstan, évêque de Worcester, avait présenté une requête que l'assemblée refusa de prendre en considération. Huit ans auparavant, l'évêque Aldred , alors titulaire du siège de Worcester, avait en même temps la garde de l'évêché de