‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 149 sur 175 · V. Lettre de Lanfranc à Hildeb · texte numérisé non relu

V. Lettre de Lanfranc à Hildeb

h. Cujus negotii gestionem breviter ex ordine seriptam D. N. Papai transmisi, quam volo et rogo a vobis eompetenti diligeutiâ legi. {Ejnst. Lanf.)

5. (Deus). .. Yitam vestram ad honorem et firmamentum sanetae Ecelesia3 prolixam in hoe secculo faeiat. [Ibid. )

6, Explicare httcris mens mea non potcst quanta dilectione vcstraî sinccrituli conncctitur, quantàquc dulcedinc gi'aliarum vestraruni, quas mihi

tour traite Lanfranc avec distinction ; cette réciprocité d'égards est significative. En effet, après la décision relative à la suprématie, Lanfranc représentait l'Eglise d'Angleterre tout entière; il en résumait l'esprit, comme il pouvait en personnifier les menaces d'indépendance.

L'histoire n*a pas conservé d'autres preuves des rapports de ces deux personnages avant Tavénement d'Hildebrand.

Devenu pape, l'ancien avocat de Guillaume dans le collège des cardinaux, n'oublia pas ce pays, qu'il regardait comme une conquête nouvelle de la chrétienté. Mais le sentiment que trahit dans le début chacun de ses actes, c'est la volonté de faire prédominer, là comme ailleurs, l'autorité pontificale : l'année même de son avènement, sa lettre à Lanfranc à propos de l'abbé Baudouin en est la preuve. L'évêque Herfast, créature de Guillaume, était entré en lutte avec l'abbé de Saint-Edmond, Baudouin; et, par une série d'empiétements familiers aux évêques envers les abbés , il avait attaqué les privilèges de l'abbaye, au mépris de la charte constitutive de ces droits. L'abbaye de Saint-Edmond comptait dans son histoire plus d'un souvenir glorieux : le roi Suènon avait, disait-on, payé de la vie son dédain pour le roi martyr et les vexations qu'il avait fait subir à sa ville (1). Son fils Kanut, rendu plus prudent par cette mort miraculeuse, établit sur les terres du saint un institut de moines, nomma un abbé, Unius, fit don à l'abbaye de riches domaines et confirma par une charte ses privilèges. Pour ne citer que le plus remarquable, l'abbaye devait recevoir en dépôt, après le couronnement, la couronne royale ; ce précieux gage ne pouvait être réclamé par le roi qu'à la condition d'en payer le prix (2). La plupart de ces privilèges et libertés étaient encore revendiqués et exercés par l'abbaye au temps de HenrideKnyghton(3). Il était naturel qu'Herfast s'attaquât à cette puissance ; ces luttes de l'évêque et de l'abbé résultaient comme une conséquence inévitable de la nature de pouvoirs, égaux en

tam praesenti quàm absenti benignitas vestra semper exhibait, indesinentei* reminiscitur. {Epist. Lanf ranci.)

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