‹ Lanfranc, archevêque de CantorbéryChapitre 39 sur 175 · Vital, IV, G. Et.precatu retinere conata est et vi · texte numérisé non relu

Vital, IV, G. Et.precatu retinere conata est et vi

3. Patrologie Latine. Vol. 143. — Jaffé, Regesta Pontlf. Ad ann. 1059-Gl.

veiller la copie des manuscrits, former Je bons copistes, corriger les textes ; faire en un mot le triple office du philologue, de l'imprimeur, du professeur, telle fut pendant prés de vingt ans l'œuvre de Lanfranc : et de ces trois parties, les deux premières, en apparence les plus modestes, n'étaient pas les moins importantes.

Il employait tous ses loisirs à lire les textes (1), et comme l'ignorance des siècles précédents avait laissé introduire dans les manuscrits des ouvrages de religion de nombreuses et grossières erreurs, il prit à cœur de les rétablir dans leur sincérité. Il ne négligea même pas les ouvrages ordinaires de direction, ceux qui étaient dans les mains de tous, et d'un usage journalier, les missels, les lectionnaires. Cette recherche constante de ce qui doit profiter à tous semble avoir été un des traits de son caractère ; nous l'avons déjà constaté, à propos de ses commentaires ; nous en sommes frappé ici. Ce travail de correction s'appliquait surtout aux ouvrages de théologie ; au xvjf siècle on conservait encore à la Bibliothèque du couvent des Bénédictins de Saint-Martin de Séez un manuscrit des Collations de Cassien, corrigé par Lanfranc; en tête de la dernière page on lisait : Hue usqice ego eorrexi, et au-dessus, d'une autre écriture : LANFRANCUS. — M. Ravaisson a retrouvé ce manuscrit à la bibliothèque d'Alençon où il est conservé (2). C'est au Bec que Lanfranc commença ces travaux d'un ordre particulier, qui montrent tout ce qu'il y avait de besoin

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