RÉCAPITULATION SUR LE VEBBE
Exercices 12i et 125
•ieveï les verbes ilu morceau suivant, analytei-lei el dites toutes aarticularilés grammaticales qu'ils présentent. (Ëxexcice oral )
EjiEllCItES c. SIP. 4
La chanteuse
La pauvre enfant le long des pelouses du bois Mendiait : elle avaît'dos larmes véritables ; Et, d'un air humble et doux, joignant ses petits doigts, Elle courait aprës les Ames charitables.
De longs cheveax loulTus chargeaient son front hàlé; Ses talons étaient gris de poussièie, et sa robe N'était qu'un vieux jupoD à sa taille enroulé. Où )a nudité maigre A peine se dérobe.
Elle allait aux passants, les suivait pas à pas, Et disait, sans changer un mot, la même histoire. De celles qu'on écoute et que l'on ne croit pas : Car notre conscience aurait trop peur d'y croire!
Elle voulait un sou, du pain, — rien qu'an morcean. Elle avait, je ne sais dans quelle horrible rue, Des parents sans travail, des frères au berceau, La famille du pauvro, à peine secourue!
Puis, qu'on donnât ou non, elle essuyait ses pleurs, Et s'en retournait vite aux gazons pleins de mousses ; S'amusait d'un insecte, épluchait quelques fleurs. Des taillis printaniers brisait les jeunes pousses.
Et chanlaiti le soleil riait dans sa chanson ! C'était quelque lambeau des refrains populaires; Et, pareille au linot, de buisson en buisson. Elle lançait au ciel ses notes les pins claires !
Je la r^ardak vivre et renlendais de loia; Comme un fardeau que pose un porteur qui s%rrête. Elle allégeait son cœur, se croyant sans témoin. Et les senteurs d'avril lui montaient à ta lâtc I
Puis, biencât s'éveilliant, prise d'un souvenir. Elle accostait eneor les passants, triste et lente; Son visage â l'instant savait se rembrunir, Et sa voix se traînait et larmoyait dolente!
LE PAItTICIPE.
Hais quand elle airiva vers moi, tendant la main. Avec ses yeux moaillès et son air de détresse : I Non! lui dis-jc, va-l'en! et passe ton clieniin! < Je te suivais : iE faut, pour tromper, plus d'adresse.
ï Tes parents t'ont montré cette douleur qui ment. « Tu pleures maintenant ; tu chantais tout k l'heure! > L'cnfaut leva les yeux et médit simplement :
« C'est pour moi que je chante, et pour eus que je pleun (Eugène Uakuel*.)
Exercice de récitation : — Apprendre le morceau précédent.
LE PARTICIPE f
Exercice 126 (303-3iï|
Relevez, dans l'exorcice luivant, les participes priaenls, les adjeetifi verbaux, le» participet postés, et analïiei-les.
Modèle du devoir ;— hiaversani, participe préseol, se rapportant à chameaux, invariable. — ensevelies, participe paMé conjugué avee l'auxiliaire être, se rapportant à caravanes, variable. — hou- VANTS, adjectif verbal, se rapportant à tables, variable.
Sans les chameaux traversant les déserte aveu rapidité, la plupart des caravanes seraient ensevelies sons les sables mouvants. ~ Nous sommes restés pendant huit jours immobiles au milieu de l'Océan, dans un calme parfait, frappant inutilement de nos rames les eaux dormantes autour de nous. — Les hommes entreprenants rétississent rarement parce qu'ils ne sont jamais asse^ persévérants. — Les anciens Égyptiens ont été des hommes sages, cultivant toutes les sciences et entreprenant les plus grandes choses. — Les vignobles de la Rourgognc furent en grande partie plantés sous le règne de l'emnereur Probus. — Napoléon a remporté presque autant de 'Dires qu'il a livré de combats. — L'autorité qui n'est pas )ectée est bientôt méconnue. — J'ai toujours vu ceux qui agent dans de lionnes voitures bien douces tristes, rêveurs, idants et souffrants.
uiit, proliueur al poêla coalcmporaln.
S4 LE PARTrCIPE.
Exercices 127 et 128
Hème ciercîce que le précédent.
Sur la traite des NÉCHES*.— Aïeï-»OTis compté les dévastations, les incendies, les pillages auxquels il a fallu livrer la cdle d'Afrique, pour en tirer, avec des peines ei des frais infinis, le petit nombre de noirs qui surrivenl à In capture? Avez-Tous compté aussi ceux qui, durant la traversée, se sont donné la mort dans les réToltes du désespoir? Vous étes-vous ligiiré ce qu'est cette traversée de deux mille, quelquefois de trois mille lieues?
Voyez le navire chargé de ces infortunés. Comme ils sont entassés les uns sur les autres ! Comme ils sont étoufTés par les entreponts'! Ne pouvant se tenir debout, même assis, ils courbent la tête : bien plus, ils ne ^leuvent mouvoir leurs membres, étroitement garottés ! Le vaisseau roule* les meurtrissant, les brisant l'un contre l'autre. Les infortunés I je les vois, je les entends : altérés d'air, leur langue brillante el pendante peint leur douleur et ne peut plus l'exprimer.
Écoutez ces burlemenfs, suivez ce navire ou plolflt cette ton^-ue bière flottante, traversant les mers qui séparent les deux mondes. Arrivés à terre, ces malheureux ne seront considérés que comme des animaux, des bêles de somme !
Je demande quand nous abolirons rinfâme usage de la traite. Songez qu'une année de relard autorise en Afrique des assassinats et condamne des millions d'hommes à l'esclavage! Représentants des Français, vous avez déclaré que tous les hommes naissent et demeurent égaux el libres. Soyez les tuteurs de l'humanité souffrante, k la Jamaïque * comme à Saint- Domingue*, dans vos colonies comme dans celles des autres Ëlals européens. Séchez d'un mot les larmes de ces infortunés; rendez-les meilleurs en leur ouvrant l'espoir d'être un jour plus heureux I (Mirabeau *.)
- Apprendre le morceau précédent.
Trilta dis nègr», ir
L* Jimlqi», une lics pr
Exercice 129 [313-3214
Relevez, duas le morceau suivant, les adverbe» et les locntiom adverbiales, en indiiiuniit leur nature : adverbes de lieu, de temps, etc. Dites les mois qu'ils modiSent. (Exercice oral.)
L'ÉCHEVissE, — L'écrevisse marche-t-elle à reculons? Non; malgré le proverbe, rien n'est plus faux. L'écrevisse, ainsi que la plupart des crustacés, marche en atani, quelquefois de côté, obliquant h. droite et à gauche, selon qu'elle le veut, parce que le mode d'articulation de ses huit pattes agissantes se prête à ce mouvement; mais elle fuit en arriére. Or, le mécanisme delà fuite est chez elle tout autre que celui de la marclie : pour fuir, l'écrevisse nage; c'est au moyen de sa queue, rams puissante, qu'elle nage et fuit. Hais cette queue, par sa forme, n"a qu'un mouvement i exécuter : se refermer brusquement sur elle-même, en dessous de l'animal, par conséquent frapper l'eau (l'arrière en avant; par là, elle imprime nécessairement an corps un mouvement inverse, c'est-à-dire d'avant en arrière ; donc l'écrevisse recule seulement quand elle nage, c'esl-à-dire quand elle fuit. Mais voyez-la s'agiter au fond de l'eau, attaquer soD semblable, chercher sa nourriture, elle marche en avant comme les autres animaux.
Eiercice 130
Composez six phrase» dans lesquelles vous ferez entrer lei adverbes aiiivnnla :
Trop.
Certes.
Peut-être. Nullement.
Peu. Pourquoi.
Eiercice 131 jais]
Compose: huit phra entrera dam ileux phr comme adverbe.
es avec les mot» suivants. Chacun de ces mot* se. : dans l'une comme adjectif, dan» l'autre
Modèle du devoir — Vous parles trop h
HAOT. - Le clocher du village est tris haut, ml.
Chaud.
Fort.
JuBie.
Ferme.
Exercice 133 isis-jit]
.élevez les .idvcrbc erboii DU dea locut
3 des phrases suivantes, et faites une liste des ous adverbiales de liea et une autre des ad-
s locutions adverbiales ds tempt.