‹ Langue françaiseChapitre 11 sur 88 · LA CHARITÉ · texte numérisé non relu

LA CHARITÉ

Au lit du vieillard solitaire Elle penche son front gracieux, Et rien n'est plus beau sur la terre, Et rien n'est plus grand dans les cieux,

Lorsque, réchauffant leurs poitrines Entre ses genoux triomphants, Elle tient dans ses mains divines Les pieds nus des petits enfants l

^ Elle va dans chaque masure

Laissant au pauvre réjoui Le vin, le pain frais, Fhuile pure, Et le courage épanoui !

Et le feu! le beau feu folâtre, A la pourpre ardente pareil, Qui fait qu'amené devant Fâtre L'aveugle croit rire au soleil!

Puis elle cherche au coin des bornes, Transis par la froide vapeur, Ces enfants qu'on voit nus et mornes Et se mourant avec stupeur.

Oh ! voilà surtout ceux qu'elle aime!

Faibles fronts dans l'ombre engloutis t Parés d'un triple diadème, innocents, pauvres et petits!

Ils sont meilleurs que nous ne sommes!

Elle leur donne en méine temps.

Avec le pain qu'il faut aux bommes, Le baiser qu'il faut aux enfants.

Tandis que leur faim secourue Mange ce pain de pleurs noyé.

Elle étend sur eux dans la rue Son bras des passants coudoyé.

( Ob! donnez-moi pour que je donne!

J'ai des oiseaux nus dans mon nid.

Donnez, méchants, Dieu vous pardonne :

Donnez, à bons! Dieu vous bénit!

Heureux ceux que mon zèle enflamme !

' Qui donne aux pauvres prête à Dieu. Le bien qu'on fait parfume l'àme; On s'en souvient toiyours un peu, » (V. Hugo.) Exercice de récitalion. — Apprendre le morceau précédent.

LE PRONOM Prouoms personnels

Relevez les pronoms personneU du n lei. (Exercise oral.)

Modèle du devoir : moi. — Moi, pronom pera. 1" pcrs. du sing

La r.ASCADp. — Ce bruit si nouveau pour moi me donna ur sorte d'alourdissement qui n'était pas sans charme. H semb iju'on ne s'entende plus penser, et que l'âme soit assourdj comme l'oreille. Les êtres qui vivent ici ne savent pas l^û qu

LE PnONOM. 21

c'esi que le silence. Je me parlais, et ma voîx n'aniTail pas '

jusqu'à mon unie; je marchais, et mon pied ne faisait rendre V

aucun son à la turre ; je criais, et il me semblait que je parlais ) tout bas. Un voyageur égaré pourrait se trouver ici â côté d'un-

brigand, et tous deux passer la nuit adossés au inêmu hêtre, J

sans qu'il y eût ni un voleur ni un volé, ni un assassin ni une |

victime... Je m'étais assis et je rêvais à cela me croyant bien ™ seul, lorsque, ajant jeté les yeux machinalement autour de

moi, je Tis à ma droite, sur un quartier de marbre blanc où '.

tombaient quelques rayons do. soleil qui s'étaient glissés à Ira- |

vers bois, un beau lézard faisant son diner d'un scarabée *; et à 'e

ma gauche, un vaste chapeau de paille sous lequel était un '^

savant, lisant une flore des Pyrénées. Ni le lézard ni le savant ,:■

ne m'avaient entendu marcher, et ils étaient tous deux à la ^

portée de ma main... (D. MiSARD*, Souvenirs de voyages.} ^ Exercice 48

Disliogucz, dans l'exercice suivant, le, la, lea, articles, de le, la, '

tes, proDoms. .^

Modèle du devoir : — L' [Algérie), art. simp. fém. sing. — Lk {vUl- ^;

terni), pron. pers. fém. sing., compl. direct de vkiierai. '',

L'Algérie est un des plus beaux pays méditerranéens; je la vi- 1 siterai l'année prochaine. — La géographie est une science

utile ; nous la cultivons avec plabir. — Les hommes modestes ;

sont rares; nous les estimons infiniment. — Aimons la vérité; '

aimons-la par-dessus tout. — Vous avez vu les monuments de < Paris et vous les avez admirés. — Le livre que vous me prêtez, je le lirai avec la plus grande atlenlion. — Chéris les auteurs de tes jours et honore-les. — Les succès font oublier les fautes ; les revei-s les rappellent. — Heureux celui qui aime le séjour

de la campagne et qui le préfère à celui de la ville 1 — Quand ' un homme est innocent, la pensée qu'on le croit coupable le poursuit, te tourmente, l'irrite.

Exercice 49 Compoiei, en prenantl'exerciee précédent pour modèle, huit phrases dans lesquelles vous ferez entrer le, la, len, lanldl comme articles, tilt comme pronoms personnels.

Exercice 50

tans les phrases suivantes distinguez leur, adjectif ou pronom, pronom ou préposition, y, pronom oj adverbe.

(«tés, în>ecl<!i sites memlirpncuics i D. liiud, protesKur cl Utl4ratc[ir.

22 LE PRONOH.

Nous devons aimer ceux qui nous foDt da bien et leurenUre reconnaissants. — Les médisanis sont des gens dangereuï, ne TOUS y Tiez pas, et surtout ne leur conliez pas vos secrets. — A Reichsholfen * nos soldats atiaquéreat les Allemands avec leur impétuositâ ordinaire, mais ils durent reculer devant le grand nombre de leurs ennemis. Nos cuirassiers Drent preuve, en cette mémorable journée, d'une intrépidité si admirable que les vainqueurs mêmes en ont été étonnés. — Kous ne pouvons vieillir sans que notre physique y perde, mais aussi sans que notre moral y gagne. — C'est en forgeant qu'on devient Torgeron. — La grenouille qui s'en1]ait pour devenir aussi grosse qu'un bueuf, disait :

t Regardez bien, ma sœur,

Est-ce assez? dites-moi; n'y suis-je point encoi^?

— Nenni. — M'y voici donc? — Point du tout. — M'y voilà!

— Vous n'en approchez point. » La chëtive pécore '

S'enfla si bien qu'elle creva. (La FOHTAmË.)

Exercice 51

CompoECE huit phrases oii vous ferez entrer leur, deux Fois comme

pronnm, deux fois comme adjectif; en, tanMl comme pronom, tantôt

cumme prépatilion, et y, lantAt comme pronom, tanlât comme ad-

Pronoms démenstfatUs

Modèle du devoir : — celui-là, pron, démonetr. m. s,, sujet de jxint.

Corneille et Racine. — Corneille nous assujettit ft ses caractères, et à ses idées ; Racine se conforme aux nôtres. Celui-là peint les hommes tels qu'ils devraient être ; celui-ci les peint tels qu'ils sont. Il y a plus, dans le premier, de ce que l'on admire, et de ce que l'on doit imiter ; il y a plus, dans le second, de ce que l'on reconnaît dans les autres, ou de ce que l'on éprouve dans soi-même. L'un élève, étonne, maîtrise, instruit; l'autre plaît, remue, touche, pénètre: ce qu'il y a plus beau, de plus noble et de plus impérieux dans la rai est manié par le premier; et par l'autre, ce qu'il y a de ■ flatteur et de plus délicat dans la passion. Ce sont, dans c

onrR âo I» BiI)B-Aliac«, | Baliille an 1870.

'lemsalilu Biï-HhiD.— lP4c«n, piuTre uiiiotL

LE PRONOM

lây des maximes, des règles et des préceptes ; et dans celui-ci, du goût et des sentiments. L'on est plus occupé aux pièces de Corneille ; l'on est plus ébranlé et plus attendri à celles de Racine. Corneille est plus moral. Racine plus naturel.

(La Bruyère*.)

Exercice 53 [125.128I

Remplacez, dans les phrases suivantes, les points par le mot convenable suivant le sens, et analysez C6, adjectif démonstratif, ce, pronom démonstratif et se, pronom personnel.

... tableau est le plus bel ouvrage de Raphaël*. — ... fleuve arrosé les plus riches campagnes. — ... qui fait que les riches ne sont presque jamais heureux, ... est que les uns n'usent pas de leurs richesses, ... sont les avares; et que les autres en abusent, ... sont les prodigues. — La meilleure manière de ... venger, ... est de ne point ressembler à ceux qui vous font du mal. — Les armées romaines, quoique défaites et rompues, combattaient et ... ralliaient jusqu'à la dernière extrémité. — La mangouste ouichneumon ... trouve en Egypte, et ..« nomme aussi rat d'Egypte ou rat de Pharaon; ... mammifère détruit un grand nombre de petits animaux nuisibles.

Exercice 54

Composez six phrases dans lesquelles vous ferez entrer Tun des pronoms démonstratifs suivants :

Ceci, celui-ci, celle-ci, ceux-ci.

Cela, celui-là, celle-là, ceux-là.

Modèle du devoir : — Avez-vous lu les œuvres de Molière* et celles deBossuet*?ce^tti-ci était un grand orateur, ce/ui-/à un grand poète.

Pronoms possesiiifs

Exercice 55 [129-131)

Relevez et analysez les pronoms possessifs des phrases suivantes.

La bonté d'autrui me fait autant de plaisir que la mienne. — A chaque jour suffit sa tâche, mais chaque jour doit avoir la

Brnyère (1646-1696), moralisto, au- ;ui* des Caractères.

rhaêl Saaiio, né à Urbino (Italie) 1483-1530) ; le plus grand peintre lu xvi« siècle et peul-ôtrc de tous is temps.

•ère, né à Paris (1622-1673). Le iB grand des poètes comiques, au-

teur du Misanthrope, de V Avare, des Femmes savantes, etc.

Bossnet, né à Dijon (1627-1704), évêque de Meaux. Le plus grand orateur chrétien des temps modernes ; l'écrivain dont le nom est au premier rang dans l'histoire et la philosophie, comme dans la science théologique.

LE PRONOM

sienne. — Les pauvres ont leur fardeau, les riches ont aussi le leur: chacun le sien, ce n*est pas trop. — Quand vous m'aurez dit votre sentiment, je vous ferai connaître le mien, — Les alouettes font leurs nids dans les blés, les hirondelles suspendent les leurs aux angles des fenêtres. — Le climat de l'Algérie est plus chaud que le nôtre. — Respecte le bien des autres si tu veux qu'ils respectent le tien. — Les mœurs des anciens étaient bien plus simples que les nôtres, mais les nôtres sont bien moins cruelles que les leurs. — Ne nous moquons pas des manières des autres quand elles nous paraissent ridicules, les nôtres le sont peut-être autant.

Exercice 56

Modifiez les phrases suivantes comme il convient, en employant des pronoms possessifs.

Modèle du devoir : — L*Elbe a son cours en Allemagne, la Seine a le sien en France.

L'Elbe* a son cours en Allemagne, la Seine a son cours en France. — Cette maison est plus grande que notre maison. — J ai reçu voire lettre, mais ma lettre ne vous est pas parvenue. — Quel homme n'a pas de défauts? Tous les hommes ont leurs défauts. — Nous ne concevons pas qu'on puisse avoir d'autres idées que nos idées, parce que nous n'en avons jamais eu d'autres nous-mêmes. — Avez-vous un secret important? versez-le hardiment dans le cœur d'un honnête homme ; votre affaire devient son affaire par la confiance. — Nous devons pardonner aux autres les fautes qu'ils commettent envers nous, comme nous désirons qu'ils nous pardonnent nos fautes.

Exercice 57 .

Composez six phrases dans chacune desquelles vous ferez entrer l'un des pronoms possessifs suivants : le mieriy le tierty le leur, les nôtres, les vôtres, les siennes.

Exercice 58

Dans les phrases suivantes, remplacez les points par le mot leur; soulignez une fois leur adjectif possessif, deux fois leur pronom personnel, et marquez d'une croix leur pronom possessif.

Les arbres avaient perdu ... feuilles; le printemps lei. ...a rendues. — Le service militaire est le devoir de tous

Elbe, flouve d'Allemagne, qui prend sa source dans le Riesen-Gebirge, en Bohême, et se jette dans la mer du Nord; il reçoit. entre autres af-

fluents, le Havel, grossi de la Sprée.

C'est sur ce dernier cours d'eau qu'est bâtie la ville de Berlin.

LE PRONOM. Î5

les citoyens; la loi ... impose à tous aujourd'hui les mêmes obligations. Elle a supprimé le privilège en vertu duquel les riches pouvaient autrefois» à prix d'argent, envoyer d'autres citoyens se battre à ... place. — Ne comptez point sur la reconnaissance des égoïstes; quelques services que vous ... ayez rendus, ils oublieront vos intérêts pour ne songer qu'aux ....

— Ceux qui ne pardonnent pas à ... ennemis ne méritent pas qu'on ... pardonne à eux-mêmes. — Certains peuples sauvages ont l'habitude de couper la tête de ... ennemi vaincu, et de la conserver comme un trophée de ... victoire. — N'espère pas trouver tes amis parfaits; si tu as tes défauts, ils ont aussi .... — Honore tes parents, afin que tes enfants t'honorent à ... tour.

Exercice 59

Composez six phrases dans lesquelles vous ferez entrer le mot leur : l" deux fois comme adjectif possessif; 2*^ deux fois comme pronom personnel ; 3" deux fois comme pronom possessif, en prenant pour modèles les phrases de l'exercice précédent.

Pronoms relatif» on conjonctifs

Exercice 60 ^ [132-137]

Analysez, dans les phrases suivantes, les pronoms relatifs et indiquez leurs antécédents.

Modèle du devoir : celui qui veut être heureux doit pratiquer LA vertu. — Quiy pron. rel. masc. sing., a pour antécédent celui.

Les richesses, que nous recherchons avec tant d'empressement, peuvent se perdre en un instant. — La chose à laquelle l'avare pense le moins, c'est à secourir les pauvres. — Les personnes dont on parle le moins ne sont pas toujours celles qui ont le moins de mérite. — Remercions Dieu à qui nous devons tout ce que nous possédons. — On finit par vaincre les obstacles contre lesquels, on s'acharne à lutter. — Il n'y a pas un honnête homme qui veuille d'une fortune mal acquise. — Une loi que l'on doit toujours observer est celle de Thonneur.

— Si les enfants paresseux songeaient à la peine qu'ils font leurs parents, ils deviendraient aussi laborieux que les

'eilleurs élèves.

Exerciee Gi

Analysez, dans les phrases suivantes, les pronoms relatifs, les proims interrogatifsp que conjonction, et que adverhe.

La France n'a jamais eu de meilleur citoyen que Louis XII, (Montesquieu*.) — Toutes les fois que je rencontre bomme reconnaissaul, je songe que certainement i] serait généreuï s'il était riche. (Swift*.) — Que si gni lient les désirs et les espérances de temps plus heureux que le nôtre? Nous rendrons le temps meilleur si nous savons agir ; le travail n'a pas besoin de souhaits. Celui qui vit d'espérauce court risque de mourir de faim. (KranklIN*.)

Ijue je trouve doux le ramage

De ces fiers torrents vagabonds

Qui se précipitent par bonds

Dans le vallon vert et sauvage ! (Saint-Amant*.) Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement Et les mots pour le dire arrivent aisément. (Boileao *.) Le plus sage est celui qui pense te moins rêtre.(Bo[LEAL'.)

Qui ne fait châteaux en Espagne?

On en fiiir à la ville ainsi qu'à la campagne.

(COLLIN D'UARLEVILLE *.>

Tel qui rit vendredi dimanche pleurera. (Racine *.) Le tambour, bat, le clairon sonne; Qui reste en arrière ? Personne !

C'est un peuple qui se défend.

En avant 1 (P. DéROUléde.)

Exercise 62

Comnosp

six phraseï dans lesquelles vous ferei entrer que doux pro i m relatif deux fois comme conjonction, et dcuï fois

fosconme

rte en prenant pour modèles les phrases delà première

part e do l

-■ ice |ré édent

c l eau de la Bide,

Sliat-Aauiit, «é à nooeo (i5Bl-l6fl()

1 {im i7j lu- M io < i des Con-

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11 il^ca<Jel(» de.

1711), poèle satirique nui a défendu le bou HU9 el le boii e"il c'OIre

«67 1T4 } Buteur

les msuvais licrlnlna. Auleur

KlHwr

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Fraaii n

ODlIln d'HaTlavlIli, aà a HiiiUer

f''lundwloiumM adBaonsèl II .n-

Ruina, né à La Fertd-Jlilon (Ai:

n re e( Fui membre

(ia3B-lfi991. l'un des flui gpai

e ences de P» is.

poètei tra;iquea franciiis. Le le

cl YS el gtor eitic

cili id eai M d'une eeniédia qi

des EliU-Unlt.

i MU, -.Les f loueur».

Ppoaoms Indéflmia

Aa»ljiei les pronoms indéfinis dans les phrases !uivB.i)le9. Modèle du devoir : — quiconque, pron. ind , musc, siog., sujet de n'est jios et de ne peut être. — chacun, pron. iiid., masc. sing..

Quiconque n'est pas maître de soi ne peut être maître des autres. — Chacun a ses qualités et ses défauts. — On ne triomphe Ju ïice qu'en le fuyant. — Quelqu'un a-t-il jamais douté sérieusement de l'existence de Dieu? — L'honnête homme est discret ; il remarque les défauts d'autrui, mats il n'en parle jamais. — Les hommes, au lieu de se délester, devraient s'aimer les uns les autres. — Les productions de la nature ont chacune leur utilité. — On n'est pas téméraire quand on n'est vu de personne. — Quiconque sait horner ses désirs est toujours assez riche. — On ne commande pas l'alTeclion, on l'inspire. — Les morts et les vivants se remplacent et se succèdent continuellement; rien ne demeure ; tout s'use; tout change; tout .B'éieint. {Massillon".)

Tel donue à pleines mains qui n'oblige personne.

ÎCORNRII.LE*.)

Exercice 64

Analysez, dana tes phrases tuivantes, les adjectifs indéfinis et tes pronoms indéfinis.

Nul n'est content de son sort ni mécontent de son esprit. — U y a tels électeurs qui aiment mieus aller à la foire que d'aller voter. — On cherche, on s'empresse, on brigue, on se tourmente, on demande, on est refusé, on demande encore et ou obtient, mais, dit-on, sans avoir demandé, et dans le temps que l'on n'y pensait p»s : vieux style, menterie innocente et qui ne trompe personne. (La Bhdïère.) — Chacun pour tous, tous pour chacun. — Une place pour chaque chose, et chaque 'lose à sa place.

Quiconque a beaucoup tu

Peut avoir beaucoup retenu. {Ljl Fontainb.)

WtllDD. nd à Hvirno (Vor) (1663- J lfSa4), l'iin des plni mnits pgèle Tl«|. prit.) Ici leur Féiehre. dranialinuis rrniiciiia.

DBma (Pierrej, D<i ■ Rouen (1006- I

28 LE PRONOM

A tous les cœurs bien nés que ta patrie est chère !

(Voltaire.) Un souffle, une ombre, un rieu, tout lui doanait la Gâvre. (La Fontaine.) Plus OD aime quelqu'un, moins il faut qu'on le Qatte.

(Molière.) Exercice 65 Composez huit phrases dans lesquelles vous ferei entrer lee pronoms indéfinis suiv»nis :

.autrui. Quelqu'un. Chacun. Quiconque.

Nul. Tel. Tout. Personne.

Complément des pronems

Mil Exercice 66

Delevez \e> Compléments dea pronoms dans les phrases suivantes. Paul en celui de mes élèves qui travaille le mieux. — Qui de vous, mes enfants, a eu le plus de drsils à une récompunsc? — I.B plaisir de vaincre ses ennemis est moins doux que celui de triompher de soi-même. — Le temps des illusions est court, celui du repentir le suit de près. — L'égoïste ne connaît d'autre amour que celui de soi. — La vue d'une belle campagne étonoe moins que celle de la mer. — Chacun de nous espère un avenir meilleur. — La méchanceté de l'esprit annonce celle du cœur. — L^ désir de plaire est naturel, celui de dominer est absurde. — Quiconque d'entre vous commettra une faute sera puni sévèrement. — Le plaisir de nuire est cruel, celui d'obliger est bien doux.

RÉCAPITULATION SUR LE PRONOM Exercice 67

ilyscn lou* les pronona du morceau suivant et donnez leur fonc-

. relat. fém. sinf., complént. dir.

Dans la France que tout divise, Quel Français a pris pour devise :

Chacun pour tous, tous pour l'Ëtat?

Le soldat 1

Dans nos heures d'indifférence.

Qui garde au cœur une espérance Que loul heurle et que rien n'abat î

Le soldat!

Qui fait le guet quand tcutsommeîllet Quand tout est en péril, qui v Qui souffre, qui meurt, qui o

Le soldat!

râle immense t d I&cbe saînle !

ïlarchant sans «ris, lombaut sans plainte, Qui travaille à notre rachat?

Le soldat!

Et sur sa tombe obscure et fiére Pour récompense et pour prière Que voudrait-il que Ton gravit?

Un soldat! (P. Déroulède.)

Exercice de rieilalion. — Apprendra le morceau précédent.

Dn sujet

Exercice 68 [i»-it8i

Remplace', les poiaU par un tujel qui puisée convenir au verbe. Le ... est un tigre pour la souris, mais il n'est qu'une ...

Eour le tigre. ^ Les ... ont beau aboyer à la lune, la ... n'en rille pas moins. — Le ...plairait beaucoup moins, s'il ne venait après l'hiver. — La ... ronge le fer. — Le boeuf, le cheval, l'àric et \q ..., navire du dèserl, sont les principaux animaux domestiques des Arabes. — Le ... terrestre est aplati vers les pôles. — A I âge de pierre, le ... des hommes était une peau i"'=e sur le dos, leur ... une case faite avec des brauches ■bées et de la boue, el leur ... un morceau de chair, prode la chasse. — Comme 1'... ne gèle jamais, on fait usage >ibério du thermomètre à alcool. — Le ... est une opéraqui consiste à faciliter, au moyen de drains *, l'écoulement eaux dans tes terrains trop humides.

Exercice 69

Analyse%\Q9 sujets des verbes du morceau suivant. (Exercice oral.)

L'orage. — Le ciel se couvre de gros nuages noirs vers le -couchant. Le vent s'élève et souffle de plus en plus fort. L'oiseau ne chante plus, et il cherche un abri cot^tre l'orage qu'il prévoit. Le pâtre se hâte de ramener ses moutons a« bercail. Tout s'assombrit; on entend déjà le roulement lointain du tonnerre. Des nuages affreux sont au-dessus de nos têtes : un éclair part et nous glace d'effroi. D'énormes gouttes tombent; puis la grêle s'abat sur les blés, espoir du cultivateur. En ^inq ou dix minutes, la future récolte est détruite.

Enfin l'orage s'éloigne. Le ciel s'éclaircit. Le laboureur va visiter ses champs dévastés par la grêle et revient, hélas! bien tristement, en songeant que quelques mfnutes ont suffi pour lui faire perdre le fruit d'un long et pénible travail.

Exercice de récitation, — Apprendre le morceau précédent.

Complémenl du Terfee

fi49-i57] Exercice 70

Relevez, dans le morceau suivant, les compléments directs, indi" "ects et circonstanciels des verbes et faites-en Vanalyse.

Modèle du devoir : — position, nom commun, fém. sing., complément direct de connaissez,

La glace que l'on consomme a Bombay*. — Vous connaissez ^ussi bien que moi la position du lac Ontario*. Vous savez qu'il forme la tête du fleuve Saint-Laurent, et qu'il reçoit la iplus belle cataracte du monde, la chute du Niagara. Eh bien! aussitôt que l'hiver arrive, ce lac se couvre, sur presque toute sa superficie, d'une couche de glace qui atteint parfois une épaisseur de plusieurs pieds.

liés que la glace est convenablement formée, arrivent des nuées d'ouvriers appartenant à des compagnies qui ont acheté <lu gouvernement le droit d'exploitation. Ces ouvriers, armés de scies, débitent la glace en blocs de plusieurs pieds cubes. Ainsi découpée, elle est mise dans un canal qui l'amène i ascenseurs. Ceux-ci, mus par la vapeur, enlèvent les bl

Bombay, ville de l'Inde anglaise (750,000 hab.); exportation considérable (l'opium et de coton.

Xe lac Ontario, l'un des cinq grands

lacs de l'Ainérique du Nord, doni eaux s'eroulont par le Saint-Laur Il a 16,800 kil. carrds de superfi

LE VERBE. 3t

deux à deD:( et les déposent direcletnent dans des wagons rjui les emportent aux glacières de Boston*.

De là, on les transporte &ax Indes dans des navires spéciaux, parfaitement capitonnés. Voili comment, à 2500 lieues Je distance, on consomme, à Calcutta*, à Bombay, à Madras ', de la glace du tac Ontario.

Exercice 71

CnmposeK neaf phrases dans leiquelles vous ferez entrer isi \crhas suivants, une fois avec iin cnmptémenl rfireci, une fuia avec un toiiiplément indirect, et une fois avec nu complémeol

Différentes sortes de verbes attribnliTs

Ezercica 72 [L'iU-nii

Belpvei les verbes des phrases suivanUi; indiques l'ils aiml ocli/i, paisifs ou neulrea.

J'ai été trompé par les apparences. — Nous avon» suivi vos conseils, — Vous auriez été écouté, si vous aviez du in vérité.

— L'hypocrite sera toujours détesté. — Ces conin rj, ont lité ravagées par la guerre. — Les Anglais ont pos^êdr 1;l Normandie. — Le ch(déra a dépeuplé l'Asie. — Les Templiers furent soumis à la tarlure. — L'ennemi aurait surpris oi atiaqué l'armée française, sans le dévoûmenl du chevalier d'Assa».

— Le travail et la persévérance surmontent hien des obstacles.

— Cliarlejnagne a régné sur un vaste empire.

Exercice 73

Reprenez les phrases de l'exercice précèdent, mettez ù l'.ictif hs. verbes de la proposition principale qui sonl au passif et vri'iiiruqut^ment. — Dites pourquoi cette transformation n'est pas po^siliiu pour

Relevez U

enielUment pronominaux e aentiellement.

Is <Elat<- { Oalcitta,

iitta, cip. du RcDEnlu cl ili^ rtn.Ic leUise dOD.OOO hab.)^ criiiiniijrcQ

Quelques lumières que l'on ait, rien n'est si aisé que de se Iromper. (Pascal.) — Le jour où la France s'éieiiuk-ait, le crépuscule se ferait sur le raonde. (V. Huco.) — Quand le matlre eût parlé, il se fil un moment de silence. — La maxime des sloïcieus" était : * Abstiens-loi et supporte >. — Sans la politesse, OD ne se réunirai! que ponr se battre. (A. (ù.!iit'.) Deuxpigeonss'aimaient d'amour tendre. (La Fontaine.) Pour un &ae enlevé deux voleurs se battaient.

(La Fontaine.) (Le lièvre) laisse la tortue Aller son train de sénateur; Elle part, elle s'éverlue, Elle se bâte avec lenteur. (La Fontaine.)

Exercice 79

Cumposez douze phrases dans lesquelles vous ferez entrer chacun de? verbes suivants : 1' avec son sens ordinaire; 2* avec un sens rélléchi; 3° avec un sens réciproque*.

Modèle du devoir: phéteb. — 1° Je préJe mas livres i mes amis — 3° Ce jeune homme [est très vaniteux; il se prêle des qnalILés qu'il n'a pas. - 3' L'Aveugle et le Paraljrtique de la fable de Florian «epréfoient un mutuel appui.-

Trompcr^ Écouter.

Dire. Féliciter.

Louis XIV a protégé les lettres. — La nouvelle de la dùfaile do nos soldais nous a singulièrement affligés. — Louis IX a été aimé de ses peuples, parce qu'il les a gouvernés avec sagesse.

— L'hygiène nous apprend à nous préserver des maladies auxquelles nous sommes exposés. — Sous le ré^ne de Napoléon 1" toule l'Europe tremblait devant les armées franç:iises.

— L'homme prudent se trompe rarement. — Le raéchani ="

T«rbB t'éCiprMin. On nupclio ainti nn haliu par lui, mi verba riaidi qui eipriius uiiu bc- bxUu lui-méma..

LE VBBBE. d3

réjouit du malheur des autres. — Le ciel s'obscurcit; le vent s'élève; il souffle avec Tiolence; il renverse les maisons; les arbres sont déracinés et emportés au loin; il pleut à lorreot et les campagnes sont înoudées.

Des modiflcations da Tepbe

Exercice 77 Ii76-t77|

Analysez les verbes contenus dans le morceau suivant «t indiquezen le nombre et lApenonae. (Exercice oral.)

Modèle du devoir : ~ k vu. 3' pers. du sing., son sujet est qui. Paris au mois de septembre 1870, — Qui a'a pas-vu Paris pendant les derniers joure qui précédèrent l'inTeslissement, ne saurait se faire une idée de la physionomie qu'il présentait alors. A la uonfusiou, au désarroi, à l'effarement qu'avait jetés dans les esprits la nouvelle de nos défaites, succédaient les fermes résolutions. On se tenait prêt pour les gprands sacrifices; un courant d'héroïsme avait traversé tous les coeurs. Déjà les hommes veillaient sur les remparts. Les jardins publics étaicnl transformés en parcs d'artillerie, les places en cliamps de

I manœuvres, ou les citoyens, devenus soldats, s'exerçaient au

maniement du fusil, tonles les classes mêlées et confondues Ine formaient plus qu'une âme, l'âme de la Patrie. Les débris de nos armées mutilées apportaient au service de la défense le dernier sang de la France guerrière. Des batail-

Ilons de marins traversaient la ville pour aller occuper les forts; les gardes mobiles des départements, accourus du fond da leurs provinces, bivouaquaient çà et là sous des tentes impro-

I visées, A côté de ces spectacles fortifiants, d'autres d'une réa-

lité navrante marquaient à toute heure les progrès de l'invasion. Befoulées sur la capitale par l'approche des armées ennemies, les campagnes environnantes se réfugiaient dans son enceinte. Ce n'était parlout que longues files de voitures chargées de meubles et d'ustensiles de ménage enlevés précipitamment. J'ai vu de pauvres gens attelés eux-mêmes à la charette qui nnrtait toute leur richesse, et ne sachant pas où ils iraient couer le soir. Par un des contrastes où la nature semble s« implaire, un ciel resplendissant, un gai soleil d'automne flairaient ces scènes désolées. (Jules Sandeau'.) exercice de récilation. — Apprendre le morceau prétédent.

LE VEBBG.

.Exercice 76

- Voulez-vODS TiTre heureux et sage? N'allacheï votre cœur qu'à la beauté qui ne périt point ; que votre conâilion borne vos désirs ; que vos devoirs aillent avaot vos penchants; étendez la loi de la nécessité aux choses morales; apprenez à perdre ce qui peut vous être enlevé ; appreneî à tout quitter quand la vertu l'ordonne, à vous mettre au-dessus des événements, à en détacher votre cœur sans qu'ils le déchirent, à être courageux dans l'adversité, afin de n'être jamais misérable; à être ferme dans votre devoir afin de n'être jamais criminel. Alors vous serez heureux malgré la fortune, et sage malgré les passions. Alors vous trouverez dans la possession même des biens fragiles une volupté que rien ne pourra troubler ; TODS les posséderez sans qu'ils vous possèdent et vous sentirez que celui à qui tout échappe, ne jouit que de ce qu'il sait perdre. Vous n'aurez pas, il est vrai, l'illusion des plaisirs imaginaires; vous n'aurez point aussi les douleurs qui en sont le fruil;vous gagnerez beaucoup à cet échange, car ces douleurs sont fréquentes et réelles, et ces plaisirs sont rares et vains.

(J.-J. KOUSSEAU.)

|i8i-i8»i Exercice 79

u suivant et inillquez-en le mode.

Une larme. — * Morbleu! dis-je un jour à Joannelli, c'est pour la troisième fois que je vous ordonne de m'acheter une brosse. Quelle tête ! quoi animal ! > ^ Il ne me répondit pas un mot : il n'avait rien répondu la veille â une pareille incartade. 11 est si exact 1 disais-je ; je n'y' concevais rien. — t Allez chercher un linge pour nettoyer mes souliers, > lui dis-je en colère. Peudant qu'il allait, je me repentais de l'avoir ainsi brusqué. — Mon courroux passa tout à fait lorsque je vis le soin avec lequel il tâchait d'âter la poussière de mes souliers saj touchera mes bas. J'appuyai ma main sur lui en signe de ri conciliation. — Quoil dis-je alors en moi-même, il y a donc.d hommes qui décrottent les souliers des autres pour de l'argen Ce mot d'argent fjt un trait de lumière qui vint m'eclairer. me ressouvins tout à coup qu'il y avait longtemps que je n'i

STïis pas donné à mon domestique. < Joannetli, lui Ais-je en retirant mon pied, avez-vous de l'argenl? > — Ud demi-sourire de jusUficatioii parut sur ses lèvres à celte demande. — f Non, mousieur, il y a huit jours que je n'aipitsun sou; j'ai dépensé tout ce qui m'apparteuait pour vos petites emplettes. — Et la brosse? C'est sans doute pour cela?... > — Il sourit encore. Il aurait pu dire à son maître : t Non je ne suis pas une léte vide, un animal comme vous avez eu la cruauté de le dire à votrefidèle serviteur. Payez-moi 23 lifres 10 sous 4 deniers que vous me devez, et je vous achèterai votre brosse. > Il se laissa maltrailer injustement plutAt que d'exposer soq maître à rougir de sa colère.

Que le Ciel le bénisse î Philosophes ! chrétiens ! avez-vous

t Tiens, Joannetli, lui dis-je, liens, cours acheter la brosse. — Mais, monsieur, voulez- vous rester ainsi avec un soulier blanc et l'autre noir? — Va, te dis-je, acheter la brosse; laisse, laisse cette poussière sur luon soulier. >

Il sortit; je pris le ling« et je nettoyai délicieusement mon souliei'gauchc sur lequel je laissai tomber une larme de repeutir, (XAVIER DE Malstre'.)

Exercice de récitation. — Apprendre le morceau précédent Exercice 80

Composez dix phrases dam lesquelles vous ferei entrer les verbes suivaDts aux moAes indiqua) entre parenthèses.

Entrer {indicatif et conditionnel). — Hordre {impératif et subjonctif). — Crier {indicatif et infinitif). — S'arrêter (conditionnel et impératif). — Rougir (subjonctif et infinitif).

Hn temps

Exercice 81 |i9o-ts6)

MellGz, dans te morceau suivant, au préunt defittdicatif, le verbe des proposiliuns priuuipalei, et faites ensuite toutes les modiAcalions que ce cliangemenl amènera.

Modèle du denoir :— HON PtaESE GOHttRTED'ATTIREB MON ATTEN-

110», etc.

Une leçon pratique. — Mon père se contentait d'attirer mon attention sur les choses sans dire ce qu'il en savait. Quand

Jiijer U Kâlilrt,

nou3 enbnons daos un bois, par esemple, il me donoidt «na leçoD à chaque pas. J'avais pris iasensiblemcnt l'habitude d'éludier les couches du terrain chaque fois qu'un talus coupiS tes mettait en lumière. Je nommais les animEuu et les plantes par leur nom, je les classais en tâtonnant un peu el il me laissait faire, sauf à me ramener d'un mot ou d'un sourire lorsque jo m'égarais. Au fond, il n'était pas trâs fart en histoire naturelle, mais il avait lé don de tout envisager au point de vue pratique. Il distinguait soigneusement les animaux utiles des animaux nuisibles, el j'appris à respecter la taupe, le crapaud, la chauvesouris, la couleuvre, les oiseaux insectivures et tous nos amis méconnus. Je désignais exactement, grâce à lui, les diverses essences de bois, leurs qualités, leur prix; je ne me trompais pas de beaucoup sur l'ige d'un chêne, el quand j'étais resté sur mes petites jambes pendant une minute ou deux devant un vétéran de la forêt, j'étais capable de vous dire, à peu de choses près, combien de stères il pouvait donner, tant eu bois d'œuvre qu'en bois de chaulTage. (Edmond About>.)

Exercice 82

Dans le morceau BuivanI, mettez tes verbes «u italique i l'impar* {ait de Vindicatif ou au poue dé^m, suivant le sens. (Exercice oral.)

Le départ des hirondelles. — Quand nous étions à Nantes, la saison étant très belle encore, les insectes nombreuï et la pâture des hirondelles facile et plantureuse, nous eûmes cet heureux hasard de voir la sage république en une immense et bruyante assemblée siéger, délibérer sur le toit d'une église- Pourquoi ce jour, celte heure plutdt qu'une autre ? Nous (Vignarer) ; bientôt nous {pouvoir) le comprendre.

Le ciel [être) beau le matin, mais avec un vent qui (iotiffler) de la Vendée. Mes pins se {lamenter), et de mon cèdre ému (sortir) une basse et profonde voix. Les fruits (joncher) la terre. Nous nous (mettre) à les ramasser. Peu à peu le temps se (voiler), le ciel (devenir) fort gris, le vent (tomber), tout (devenir) morne. C'est alors, vers quatre heures, qu'en même temps de tous tes points, et du bois, et de la ville, et de la Loire, d'infinies légions d'hirondelles (venir) se condenser sur l'église avec mille voix, mille cris, des débals, des discussions. Sam savoir cette langue, nous (deviner) très bien qu'on (n'être) pat d'accord. Peut-être les jeunes, retenus parce souffle tiède d'au-

Imtni U»it, écrivûn duUuEiii (f 8ï9-(Bej), luleur de romai» «ilimdf.

tomne, aurnient vonlu rester encore. Mais les sages, les expérimentés, les voyageurs éprouvés (insister) pour le déparL Ils (prévaloir); la masse noii'e, s'ébranlaat à la fois comme un immense nuage (x'envoler) vers le sud-est, probablement vers l'Italie. Ils (n'ètrti) pas à trois cents lieues (quatre ou cinq lieures de vol), que toutes les cataractes du cJel (s'ouvrir) pour abîmer la terre; nous (croire) un moment au déluge. Retirés dans notre maison qui (trembler) aux veuts furieux, nous (admirer) la sagesse des devins ailés qui avaient si prudemraeut devancé l'époque annuelle. (Michelet*.)

Exercice 83

MoBT DE Cromwell'. — Cromwcll mourut dans la plénitude de son pouvoir et de sa puissance. II avait réussi au-dessus de toute attente, bien plus que n'a réussi aucun autre des hommes qui, par leur génie, se sont élevés comme lui, au rang suprême; car il avait tenté et accompli avec un égal succès les desseins les plus contraires. Pendant dix-buit ans, toujours en scène et toujours vainqueur, il avait tour à tour jeté le désordre et rétabli l'ordre, fait et châtié la révolution, renversé et relevé le gouvernement dans son pays. A chaque moment, dans chaque situation, il démêlait avec une sagacité admirable les passions et les intérêts dominants pour en faire les instruments de sa propre domination, peu soucieux de se démentir pourvu qu'il CriomphAt, d'accord avec l'esprit public, et donnant pour réponse aux incohérences de sa conduite l'unité ascendante de

Las des ruines qu'il avait faites, il avait à coeur de rendre & son pays un gouvernement régulier et stable, le seul gouvernement qui lui convint, la monarchie avec le Parlement. Et en même temps ambitieux au delà du tombeau, par cette soif de la durée qui est lo sceau de la grandeur, il aspirait à laisser son nom et sa race en possession de l'empire. Il échoua (fans l'un et ruutra dessein; ses attentats lui avaient créé des bstacles que ni son prudent génie, ni sa persévérante volonté

licbalat, n^ 1 Pirii (1798-i8Tt), pro- J i-ni li euerra civile. II devint, tout

Uiviar Crsawall, chef ds la isctc tiei uia rcttéa fidilci •m Stuarlt, tut indépcndiitili, rea|iorfa plodaiH nommt Proltcuur i» U TépuMii|ii« vicloireiiur leiioldaU daCbariMl*' I d'Anetetarn, «t nogrut es I6H.

nlo de I

ne purent surmonter, et, comblé pour son propre complo pouvoir et de gloire, il mourut déçu daos ses plus iniimes pérances, ne laissant après lui pour lui succéder que les deux ennemis qu'il avait si ardemment combattus, l'anarchie et les Stuaris. (GuizoT*, Révolution d'AngleUrre.)

Exercice &i

Compose: six phrases où v

au préient de Cindicatif, et m ■u passe défini.

Modèle du devoir : bëcompenser. — Quand j'si bien Iravalué, mon père me récompense. — Samedi dernier, mon maître me réi-nmpenia. parce que ma conduite avait été exemplaire toute la semaine

Obliger. Craindre. Revenir.

Apei'cevoir. Boudir. Mépriser.

Anai^iei les verbes des ptirasea suivantes; distinguez le pass# antérieur du conditionnei passé (deuxième Torme) et du plus-queparfait du subjonctir; orthographiez on conséquence.

Quand Louis XIV (eut jtf/ne) la paix de Nimègue, il fut à l'apogée de sa puissance. — Pour que Louis XIII, à la journée des dupes, {eut consenti) h disgracier son ministre, il {eut fa Hu) qu'il D'(eu() pas (compris) les intérêts de sa couronne. — Si Grouehy {eut obéi) aux ordres de Napoléon, la bataille de Waterloo a'ieut) peut-être pas {été perdue) par les Français. — Pour que le vieillard de la fable de La Fontaine (eut pu) goûter aux fruits desarbres qu'il plantait, il (eut fallu) qu'il vieillit autant qu'un patriarche. — Quand Riclielieu {eut défendu) le duel, il lil condamner à mort et exécuter le comte de Bouteville et le corala des Chapelles qni avaient violé l'édit.

Exercice 86

Compoiei avec les verbes suivants, el sur le modèle de l'exercice précédent, six pliraseï où deux d'entre eux entreront au pasaf antérieur, deux à la deuxième forme du couditiounel passé et deux au plus-que-parbil du subjonctif.

t,oii Nlmei (4787-1871). arotn- \ d'Etat; mini^ T, publictala, bùloTini, bamna [ 18M > IStS.

isire de 1831 à 1836 et d

Temps simples. Temps composés

Exercice 87 [197-1991

Relevez les verbes de Texercice 81. Faites-en deux listes, suivant qu'ils sont à des temps simples ou à des temps composés et ditesquels sont ces temps.

Du radical et de la terminaison

Exercice 88 [aoo-203]

Relevez les verbes de Texercice 83 et indiquez-en le radical et la terminaison. (Exercice oral.)

DES CONJUGAISONS Terlies auxiliaires

Exercice 89 (207-S06j

Analysez le verbe avoir dans toutes les phrases du morceau suivant ou il est employé, et dites quand il est atixiliaire et quand il ne Test pas. (Exercice oral.)

Le FRAISIER. — Un joar d'été» pendant que je travaillais à mettre en ordre quelques observations sur les harmonies de ce globe, j'aperçus sur un fraisier, qui était venu par hasard sur ma fenêtre, de petites mouches si jolies, que Tenvie me prit de les décrire. Le lendemain, j'y en vis .d'une autre sorte, que je décrivis encore. J'en observai, pendant trois semaines, trentesept espèces toutes différentes; mais il y en vint, à la fin, en si grande variété, que je laissai là cette étude, quoique très amusante, parce que je manquais de loisir, et, pour dire la vérité, d'expressions.

Les mouches que j'avais observées étaient toutes distinguées

les unes des autres par leurs couleurs, leurs formes et leurs

allures. Il y en avait de dorées, d'argentées, de bronzées, de

rayées, de bleues, de vertes, de rembrunies, de chatoyantes.

T-es unes avaient la tête arrondie comme un turban, d'autres

longée en pointe de clou. A quelques-unes elle paraissait

scure comme un point de velours noir; elle étincelait à

lutres comme un rubis. Il n'y avait pas moins de variété

ins leurs ailes : Quelques-unes en avaient de longues et de

illantes comme des lames de nacre, d'autres de courtes et

40 LE VERBB.

^e larges, qui ressemblaient à des réseaux de la plus fine gaze. Chacune avait sa manière de les porter et de s'en servir : les 4ines les portaient perpendiculairement, les autres horizontalement et semblaient prendre plaisir à les étendre. Celles-ci volaient en tourbillonnant, à la manière des papillons ; celles-là ^'élevaient en Pair, en se dirigeant contre le vent, par un mécanisme à peu près semblable à celui des cerfs- volants de papier, qui s'élèvent en formant, avec Taxe du vent, un angle, je crois, de vingt-deux degrés et demi. Les unes abordaient sur cette plante pour y déposer leurs œufs; d'autres simplement pour s'y mettre à l'abri du soleiL Mais la plupart y venaient pour des raisons qui m'étaient tout à fait inconnues. Quelque petits que fussent ces objets, ils étaient dignes de mon attention, puisqu'ils avaient mérité celle de la nature.

(Bernardin de Saint-Pierre*.)

Exercice 90

Composez huit phrases où vous ferez entrer le verbe avoir, quatre fois comme aiixiliaire, et quatre fois comme verbe attributif.

Modèle du devoir : — Quand les hirondelles ont disparu, la mauvaise saison ne tarde pas à commencer. — Les paresseux ont toujours •quelque motif ^pour ne rien faire.

[209-210] Exercice 91

Analysez le verbe être dans les phrases du morceau suivant, et dites -quand il est verbe auxiliaire et quand il est verbe substantif. (Exercice oral.)

Un repas CHEZ les Gaulois. — Autour d'une table fort basse, on trouve, disposées par ordre, des bottes de foin ou de paille : ce sont les sièges des convives. Les mets consistent d'habitude en un peu de pain et beaucoup de viande bouillie, igrillée ou rôtie à la broche : le tout servi proprement dans des plats de terre ou'de bois chez les pauvres, d'argent ou de cuivre chez les riches. Quand le service est prêt, chacun fait choix de quelque membre entier de l'animal, le saisit à deux mains, et mange en mordant à même; on dirait un repas de lions. Si le morceau est trop dur, on le dépèce avec un petit couteau dont la gaine est attachée au fourreau du sabre. On boit à la rop'^'* dans un seul vase en terre ou en métal, que les serviteurs d circuler; on boit peu à la fois, mais en y revenant fréquemme Les riches ont du vin d'Italie ou de Gaule, qu'ils prennent p

Bernardin de Saint -Pierre, né au Havre (1737-1814), auteur de Paul Virginie.

LE vebbe. ii

ou légèrement irerapé d'eau; la boisson des pauvres est h bière ou l'hydromel •, Prés de la mer et des fleuves, on consomme beaucoup de poisson grillé, qu'on asperge de sel el de viflaigre; l'huile, par tout le pays, est rare et peu rechercliée. Dans les festins nombreux et d'apparal, la table osl ronde, et les convives se rangent en cercle aleo tour; la plate du milieu est réservée au plus considérable par la vaillance la noblesse ou la fortune. A côté da lui s'assied le patron du logis et succesâivcmenl chaque convive, d'après sa dign île prrsonnelle et sa classe : voilà le cercle des maiires. Derrière eux se forme an second cercle conccnirique au premier telm dLs aorvanis d'armes ; une rangée porte les boucliers, l'autre rangée porte les lances; ils sont traités et mangent comme leurs mailics. (AmédéB Thilrkv >.)

Exercice 92

Modèle da devoir : — Qunnd v< prix, JB cérémonie était prtsi\ue lui reprocties, Tuites eu sorte de n'en pas mériter.

Obsepvatiooa sop quelques verbes de la première coB|ngai»on

Exercice 93 [SI4-939)

1 reuiplafant let pointa par les

(Juger.) Ne ... promptcment de personne, ni en bien ni en mal. — (Exaucer.) Souvent le ciel serait injuste, s'il ... nos prières. — {Nager. Songer.) Quand nous ... dans l'abondance, nous ne ... point aux besoins d'autrui. — (Partager.) On augmente son bonheur en le ... avec un ami. — (Tracer.) ... sur le sable les services <|ue nous rendons, el sur l'airain ceux que nous i-ecevons. — (Changer.) En ... de pays, nous .... ""a nous en apercevoir, d'humeur et d'habitudes. — (Précéder.) rsque la volonté ... la rêHexion, le regret la suit. — (Dègë- ■er.) I.e blé .,. dans un mauvais terrain. — (Révéler.) Celui

qui ... les secrets qu'on lui a confiés mérite qu'on ... les siens.

(Forcer.) Ne ... point noire talent,

Nous ne ferions rien avec grâce. (La Fontaine.)

Exercice 94

Complétez les phrases suivantes en remplaçant les points par les verbes entre parenthèses.

(Projeter.) La plupart des hommes ... toute leur vie sans arriver jamais à mettre leurs projets à exécution. — (Feuilleter.) — Voudriez-vous bien me dire quels sont les livres que vous ... tout à rheure. — (Confier.) Notre intérêt et notre sécurité exigent que nous ne nous ... qu'à des hommes d'une vertu éprouvée. — (Rudoyer.) Vos domestiques vous serviraient mieux si vous les ... moins. — (S*ennuyer.) Celui qui sait employer son temps intelligemment ne ... jamais. — (Oublier). Il n'est rien que nous ... aussi facilement que les malheurs passés. — (Suppléer.) Jamais l'esprit ni la routine ne ... (futur) au bon sens et au savoir. — (Avouer.) Il faut que vous ... vos fautes, si vous voulez qu'on vous pardonne. — (Récréer.) Il faut à l'enfant des jeux qui le ... et qui ne fatiguent pas son esprit.

Exercice 95

Composez huit phrases où vous feree entrer les verbes suivants à la \^^ ou à la 2° personne du pluriel de Vimparfait de Vindicatif.

Modèle du devoir : égayer. — Hier, vous égayiez to^t le monde par vos récits amusants et spirituels.

Clarifier. Bégayer. Choyer. Dédier.

Rectifier. Nier. Plier. Côtoyer.

ObsePTations sur quelques Tepbes de la seconde conjuipaison -

[232-234] Exercice 96

Complétez les phrases suivantes en remplaçant les points par les verbes en italique.

(Bénir.) — ... soient les rois qui ont été les pères de le"»^ peuples. — L'antique coutume de donner du pain ... à t ceux qui assistent à la messe s'est conservée dans les campagi et même dans les villes.

(Haïr.) — Il n'est rien qu'un homme de bien ... autant (. la flatterie et le mensonge. — C'est en ... le vice que nous n

fortifions dans l'amour de la vertu. — Je ... ceiu qui n'aimenl qa'eux-mânies. — Que nous sommes changeants; ci^ que nous ... hior est souvent ce que nous préférons aujounl'hui !

(Fleurir.) — Les arts... (mp. ind.) à Athènes* et à ilorao* aou9 Pnriclès* ot sous Aogustôf. — La veilu seule peut rendre un État ... et prospère. — Ces parterres, qni étaient ... {part. prej.)il y a quelques jours, sont maintenant desscchés et ûélris.

Exercice S7

Composez huit phrasns dans lesquelteivous Terez enlror les verbes

B^*"- p^"-'- p^^^' t bénît" ":

j liidicat. prés., i' pers. sing.

I Futur.

Haïr. .

Fleurir, .

( '•"<•"'■ ■'« '■'"''•• 1 Sôri™.''

fleurissant - e

[p.«.p,é..o..di.,.rb.i,j-— ;

Observation* sur quelques verhes de la tFoIslëme conjugaison

Conjuguez les verbes ■implo, au oonJ. prés.

Devoir.

Décevoir.'

suivant!, à l'ind. prés., au pai. dëf,, au futur et au pris, du subj., en donnant à chatun

(Exercics oral.)

Mouvoir. Percevoir.

Exercice 99

Composez huit phrue eompoié les verbes de 1

dans lesquelles vous ferez entrer ii un temps eservice précideul.

itDH, uns deg plui illuiirei répU' liquss de l'snliquitd. Aeluellamcilt

MpiUla du roTsnmc de Grnw.

qg, «iiiUta de l'Italie et du raonile ilholiqucCenlrii de l'incien monda

jtlt». chef dg b réjiubliaiie Miiiaaaa, proteKanr JclaM dei lailrDS

■ mëriU que l'hisloira donnât sonnonk à ion liicle. Il tiieLirutt:n 499 av.

J..C.. au comme ni^m.Mil d« la guerro du Pélnpon^ge.

litisti, fondateur de l'^mnirE roTniiii.

Vi ao 63 H. J.-C.. mon eo l'an U de r«re cbrétieBiie.

ObserTations sur qnelqaes Terbes de la qaatrième conjugaison

J241-245] Exercice 100

Composez huit phrases dans lesquelles vous ferez entrer les verbes suivants à Tune des trois personnes du présent de Vindicatif,

Rompre. Paraître. Répondre. Plaire.

Teindre. Combattre. Reluire. Démettre.

Exercice iOi

Composez huit phrases dans lesquelles vous ferez entrer deux fois le verbe croire et deux fois le verbe croître au passé défini, et deux fois les mêmes verbes à un temps composé.

Conjug^aisons nég^atiTe et interrogatiTe

[346-254] Exercice 102

Complétez les phrases suivantes et ajoutez une négation au verbe.

Modèle du devoir : vous avez compris. — Je crois que vous n*ave» ■pas compris que vous devez être poli envers les vieillards.

Il aurait dû... Tu t'étonnes...

Nous avons reçu... Si vous aviez applaudi...

Elles avaient terminé... Je croirai volontiers...

Je me souviendrai... Nous pourrons toujours

Exercice 103

Complétez les phrases suivantes en employant le verbe sous la forme interrogative.

Modèle du devoir : nous ferons. — Ferons-nous tous nos efforts pour contenter nos parents?

Vous obéirez... Nous avons consenti...

J'eusse demandé... Je suis parti...

Tu as averti... Vous eussiez étudié...

Il raisonne mal quand il dit... Ils auraient pu fuir...

Exercice 104

Composez huit phrases dans lesquelles les verbes de Texerci précédent seront employés à la fois négativement et interrogatit ment.

Modèle du devoir : td iras. — N'iras-tu pas sans crainte cor abattre les ennemis qui menacent Tindépendance de ton pays?

Exercice 105

Copiez le morceau tuivanl, en donnant U forme de l'interrogation négative à Ioue 1«3 verbes en iuljqua.

Modèle du devo r: — /Tul-ee pat lanqu'oD eit éloigna de ion pajs...?

C'est lorsqu'on est éloigné de son pays que l'on sent surlout l'inslincl qui nous y attache. A défaut de réalité, on cherche sur toutes choses à se repaître de songes. Tanlét c'est une cabane qu'on aura disposée comme le toit paternel; tantôt c'est un vallon, an bois, an coteau, auxquels on fera porter quelquesunes de ces doaces appellations de la patrie. Loin du lieu qui nous a vu naître, toute la nature semble diminuée; on (tirait que ce n'est plus que l'ombre de celle que nous avons perdue.

Temps primitifs. Temps dérivés

Exercice 106 [iST-ieé]

Verbes irrégoliers et défectlCS

Exercice 107 laos-iTS)

Relevez les verbes du morceau suivant qui sont en italique, intli-

quei-en les temps primilifi et dites «"il' """t régulieri, irréguUert

ou dèfeclifs.

itodèle da devoir : — vOTtNt : voir, voyant, vu, je vois, je vis;

Le blé. — Ma lille, n'imite pas l'enfant lé^er, étourdi, qui, voyant lloltcr au veut cette mouvante mer d'or que le coquelicot et le bluet égaient de leur éclat stérile, va au travers 'cueillir ces Heurs. Que ton petit pied suive bien la ligne droito du sentier. Respecte notre père nourricier, ce bon blé, qui, de safaible tige, soutient avec peine sa tête pesante, ouest notre pain de demain. Chaque épi que tu détruirais ôterait la vie au pauvre, au méritant travailleur, qui toute l'année apàtt Dur le faire venir. Le sort de ce blé lui-même mérite ton plus ndre respect. Tout l'hiver, enclos dans la terre, il a patienté iB la neige, puis, aux froides pluies du printemps, sa petite s verse et lutte, blessée parfois d'un retour de gelée, parfois ladent du mouton; il n'a grandi qu'en supportant les cuits rayons du soleil- Demain, tranché par la faucille, battu.

m LE VERRB.

rebattu des fléaux, fracassé, écrasé de la pierre, Graindorge, le pauïre marlyr, réduit en poudre, impalpable, cuit comme paÏD, ira sous la dent, ou, distillé comme bière, sera bu. De toutes façons sa mort fera vivre l'homme. (Michëlet.)

Exercice tOS

Complétez les phrase» luivautes en remplaçant les points par las verbes eu Ire parenthèses.

(Offrir.) — Le fermier, en apportant son terme, nous... {pas. ind.) du beurre et de» œufs frais.

(Servir. Vêtir.) — Le poil de chameau ... aux Arabes à se confectionner des étoffes dont ils se ...

(Pleuvoir.) — Peudantle siège de Paris par les Allemands, en 1870 et 1871, les obus ... (imp.) sur les maisons et sur les

(Conclure.) — De vingt-deux juges, il n'y en ent que neuf qui ... (pas. déf.) à la mort. — Autrefois, <jiiand deux peuples ... une paix, ils se donnaient réciproquement des otages.

(Contre.) — On ... les fruits dans le sirop de sucie et les cornichons dans le vinaigre.

{Craindre.) — Celui qui ... les reproches de sa conscience ne ... pas ceux dos hommes.

(Clore.) — (lue nos partes restent ...

Et jusqu'au retour des roses, Chaulfons-nous, chauffons-nous bien. (BÉnANCER*.)

Exercice 110

Complètes las phrases Buivanlâ) en remplejant les points par les verbes entre parenthèses.

(Croire.)— Un honnête bomme qui dit oui ou non, mérite d'être ... — Les ignorants ... tout voir et ils ne voient rien; ils ... tout comprendre et ils ne comprennent rien.

(Croître.) — Le hois qui, dans un même terrain, ... le pi vite est le plus fort; celui qui ... (paî. ind.) lentement est pi faible que l'autre.

Bitmat (1780-1S:i7), chiiuonnisr paUlaU, dont quelques oiuvriis uni u

{Se joindre.) — (Impératif.) ... à moi pour supplier TOtro père de me rendre service.

{Maudire.) — Le joueur malheui-eux se retire, ... (part, prés.) les cartes «lui sont la cause de sa ruine. ... celai qui les a iuïentées. ... le iripol et tous ceux qui l'habitent.

(Médire. Contrefaire.) —^os meilleurs ainis cesseront de tous aimer car vous ... toujours d'eux, et vous les ... sans cesse.

(Moudre.) — Le café perd de sa qualité quand on le ... avant qu'il soit complètement refroidi.

(Paraître.) — La guerre civile ... (pas. ind.) toujours... aus honnêtes gens un crime contre la patrie.

(Teindre.) — Les Phéniciens ... admirablement la laine avec la pourpre qu'ils tiraient d'un coquillage.

Exercice 111

faire conjuguer les temps simples des verbes en italique liani rexeicicû précédent. (Exercice oral.)

lenipg compose.

Faillir. Partir. Reparaître.

Tressaillir. Absoudre. Vivre.

Exercice 113 Complétez les pliriises suivantes en remplaçant les pointe par le* ïerbos entra parenlliéses.

(AUer.) — .-., cours, vole, et reviens sans larder. (Envoyer.) — Je vous ... demain, comme colis postal, le paquet que vous me demandez.

(Acgaérir.) — Si vous êtes bon et complaisant, vous ... des amis et vous les conserverez. — On jouit paisiblement du bien qu'on ... (pas. ind.) sans reproches.

(RecueiHiV.) — Tu ...dans ta vieillesse les fruils de ta bonne conduite.

{Déckoir.) — Si vous continuez J vous mal conduire, vous ., dans l'esprit des honnêtes gens.

{Échoir.) — Le premier terme de votre bail ... (futur) k la îaint'Jean prochaine.

(Émouvoir.) — Un orateur n' ... pas ses audilcurs quand il l'est pas ... lui-même.

LE vr.nBE.

EKercics 114

r les temjii timplti de« verbes

Exercice 115

Complétez les plirMei guivantes en renipIi{Bal lei points par les

'Pouvoir.) — Vous ne ... jamais faire de progrès, si vous n'employov! pas mieux voire temps.

{Prévaloir.) — Henri IV ... sur la Ligue, el ce fui un granii bien pour la France.

(Valoir.) — 11 est certain que les richesses ne ... {futur) jamais la peine que les hommes se douoent pour les acquérir.

{Valoir.) — Heureux celui qui peul se dire i Je ... mieux aujourd'hui qu'hier, et je ... mieux demain qu'aujourd'hui.

(Vouloir.) — ... jouir de la fortune que tu possèdes? Parlage-la avec les malheureux.

(Bruire.) — Kous ejitendions le vent qui ... dans les feuilles des arbres.

(Prédire.) — Pourquoi nous . . . (ind. prés.) toujours des événements funestes T Croyez-vous donc savoir l'avenir ?

(Défaire. Faire.) — Vous ne finirez jamais voire ouvrage, car TOUS ... toujours ce que tous ... (pas, ind.).

(Frire.) — Ma mère ... (fat.) des poissons pour nolro déjeuner.

des verbes en italique dans

Tcrbcs peatmltB

iî9i-î9îi Exercice H?

Modifiez les phrases suivantes comme il c TorbBs au passif.

Modèle du devoir : — C'est par les Phfnicictis que lu verre a Hé

Ce sont les Phéniciens* qui ont inventé lu verre. — La roui"ronge le fer. — On eslimç bftaucoup les eaus de Vichy • ; ell

Fbinlcim», p'^uplE rajit'ei'r cl «un- 1 AnlRt. Ello fyt diitrolle i .luirttoDldel'ïntiqiilUj.LiPtiênklDi»! Aleiimlns li: Grniid |333 uv. i.-t . tilaéB iiir 1> ebls Dccidfnuli ds VIlAj, yilli de rarrondisumcat

LE VERBE. i9

ont rétabli la santé de bien des malades. — Le temps détruit les monumenis les plus solides. — On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec une barrique de vinaigre. — Le diamant raye tous les corps. — On cennaissail la pomme de terre depuis plus de deux cents ans, sans soupçonner son utilité; c'est Parmeolier qui, à la fin du siècle dernier, en répandit l'usage. — Les Auglais condamnèrent à mort et fusillèrent l'amiral Byng, vaincu par les Français, sous la conduite de La Gallissonniérii.prèsde Minorque', en iT5S. Exercice 118

Compoiei quatre phrase» où voua ferei entrer lei verbes suivant» RU sens actif et aux temps indiqués, et quatre autres plirasea en mettant les m(>mes verbes aux mimes temps et au païaif.

Modèle du devoir : COHSOLKR, yolje indé(înî. — Les récits que l'on nou* a riili do la belle-couduitô de nos soldats pendant la dernière guerre, nous ont un peu eonsolél de nos défaiteB. — Hous avon» été un peu comuoIpi de nus défaites par les récits que l'on nous a tails de la belle conduite de nos soldats pendant la dernière guerre.

Détruire, prés, de l'ind. Satisfaire, près, du cond.

Éludier, imparf. de l'ind. Distinguer, prés, du subj.

Tcrhc» neutres

Exercice 119 [i93-ï»9)

Relevés les verbes neulrei du morceau tuivanl et faites-en l'ona-iS.e-

CoMHEHT IL FAUT APPRENDliE. — Bien apprendre, c'est apprendre vile, et retenir longtemps. Comment atteindre ce double but?

Nous voici en face d'une page de prose ou d'un morceau de poésie à apprendre. Par où commencerons-nous? Allons-nous attaquer lout de suite l'élude de ce morceau, mot à mot, ligne i ligne, vers à vers, et, la première phrase ainsi apprise, passerons-nous k la seconde? Mauvais moyen. C'est le chemin des écoliers, c'esl-à-dire le plus long. Le plus conrl, je vais vous étonner peut-être, c'est de débuter par une lecture d'ensemble ' ' )Ut intellectuelle 1 ne vous occupez pas d'abord des paroles, jeï-vous compte de la composition du morceau, de la mardes idées; voyez d'ofi l'auteur part, par où il passe, par où ■rive. Imprimes-ïous dans l'esprit, si je puis parler ainsi,

rqiM, l'uns dei il«> Bt)6mt, dani ■■ UMitunnte, prit dot cAtM

l'architecture de cette page, de façon à ce que le; lignes générales se dessinent dans Totre mémoire et s'y ûxent à l'éLal de charpente. Sans doute, ce travail préalable i tout apprentissage littéral du texte prend an certain temps, car il ne s'ugit pas d'une lecture courante, mais d'une lecture lente, ré^échi(^, où l'on s'arrête, où. l'on recommence, où parfois l'on relourne en arrière; cependant, loin d'être du temps perdu, ce sera du temps ^agné, et votre besogne mnémonique s'en trouvera diminuée de moitié. Comment cela? direz-vous. Parce que, quand vous commencerez l'apprentissage littéral, les phrases et les mots, au lieu de s'entasser au hasard dans votre tête, iront se loger d'eux-mêmes à la place que leur assignera l'encliaJnement des idées; c'est comme une sorte de cadre qui les appellera et les retiendra. (Legoové*.)

Étudier avec loin ce morceau, en Pexpliquant et h commentant. — L'apprendre par cœur.

Exercice 120 Conpcwi huit phrases où vous ferez entrer les verb«9 euivanla, une fois comme verbes actifs et une fois comme verbes neutres. 3.u\ temps indiqués.

Pardonner, impératif. Retourner, futur.

Réfléchir, y res. de ftnd. Vaincre, prés, du subj.

Verbes pronominaax

[300-305] Exercice 121

Relevez les verbes pronominaux du morceau suivant, et f&iles-en rati'il'yie.

Modèle du devoir : — se prëpâhe, verbe accidentellement prono' minai, 3* pera, du sing. du présent de l'indicalif, 1™ conjugaison.

Heureuse influence de la vie des champs. — Nous avons tous un goût naturel pour la vie des champs. Loin du fracas des villes et des jouissances factices que leur vaine etlumullucuse société peut nous offrir, avec quel plaisir vivement ressenii nous allons y respirer l'air de la santé, de la liberté, de la paix !

Une scène se prépare, plus intéressante mille fois que toutes celles que l'art invente à g'rands frais pour vous amuser ou Vi distraire : du sommet de la montagne qui borne l'horiz l'astre du jour s'élance brillant de tous ses feux; le silence

legniiTé, écrivain contemporain, atileur d'un traita 1res cctiuiâ sur i'ari d

LE VEEtBS. 51

la nuit n'est encore interrompu que par le chant plaintif et tendre du rossignol, ou le zéphyr léger qui murmure dans le feaillage, ou le bruit confus du ruisseau qui roule dans la prairie ses eaux étincelanies. Voyez-vous ces collines se dépouiller par degrés du voile de pourpre qui les recèle; ces moissons mollement agitées se balancer au loin sous des nuances incertaines; ces châleaui, ces hois, ces chaumières bizarrement groupés, s'élever du sein des vapeurs, ou se dessiner en traits ondoyants dans le vague azuré des airs? L'homme des champs s'éveille; tandis que sa robuste compagne Tait couler dans une arne grossière le lait de ses troupeaux, te voyez-vous ouvrir gaiement nn pénible sillon, ou, la serpe à la main, émonder en chantant l'arbuste qui produit pour vous ses fruits savoureux? Cependant, le soleil s'avance dans sa carrière enflammée; l'ombre, corume une vague immense, roule el se précipite vers la goi-gc d'où s'échappent les eauï du torrent; le vent fraichit, l'air s'épure, une aboadanle rosée tombe en perles d'argentsur le velours des fleurs, ou se résout en étincelles de feu sur la naissante verdure. Oh! combien votre âme est émue! Quelle fraîcheur délicieuse pénètre alors vos sens! (Baevrau.) E^eMice de mémoire: — Apprendre le morceau précédent.

Exercice 122

f.ompoai'K six plii'asps où vous ferez entrer chacun des verbes

■ — - '■ ■- ' — -- '" — j;-.!— -. — r-:- g verbe

»(iiv.iiilg.u[icfiii

rê/léeki.

na.afo

100 ordinaire, el

une

fois comm

.iMéle du de

,,as qu-on VOLS aimer berdido.ip

le

. - Les

— Aim égoïstes

Porter.

et <]u-on s aiment

trop

conseille eus-mêm

Rendre.

yvrbc» Impersonnels

Exercice 123 )3D0-3D7]

Trouvez six verbes qui puissent s'employer oceidenfeC^meiil comme

impersonnels, et faîtea-les entrer chacun dans une plirasu.

hliidèh dv, devoir : kbster. — Pious avons presque terniinii notre

t&cbe; il nous reste peu de chose à faire.

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