LE LOUP, LA UÉKE ET L'ENFANT
Un loup, ayant faict une quesie ' De (ouïes parts, en fin s'arresle
irgen, en son Hngioe.
nia, vêlement qu'un leljneiir, un
(u-intp, un roi (aiïsîl délivrer aui
■«nVMB, é neuf.
irl«id'0rMii»<1391-l(A&).pelil-a]i le ChBfl«« V el fils de Louis d'Or-
mm qui fut oiBassiné en liO; l'ai ESEBeiCES, C. SLT.
r do 141S à U50. C'QSt
160 NOTIONS SUR l'histoire DE LA LANGUE FRANÇAISE.
 rhuis * d'une cabane aux champs
Au cry d'un enfant que sa mère
Menaçoit, pour le faire taire,
De jetter aux loups ravissans.
Le loup qui l'ouït en eut joye,
Espérant d'y trouver sa proye :
Et tout le jour il attendit
Que la mère son enfant jette.
Mais le soir venu, comme il guette,
Un autre langage entendit.
Car la mère, qui d'amour tendre.
Entre ses bras alla le prendre,
Le baisant amoureusement
Avecques luy la paix va faire.
Et le dorlotant pour l'attaire *
Luy parle ainsi flatteusement :
« Nenny, nenny, non, non, ne pleure:
Si le loup vient, il faut qu'il meure;
Nous turons le loup, s'il y vient. »
Quand ce propos il ouït dire,
Le loup grommelant se retire :
€ Geans l'on dit l'un, l'autre on tient*. > (Baïf*.)
Exercice 407
Même exercice que le précédent.
Paris. — le ne me mutine* iamais tant contre la France, que ie ne regarde Paris de bon œil. Elle * a mon cœur des mon enfance. Et m'en est aduenu comme des choses excellentes : plus i'ay veu depuis d'autres villes belles, plus la beauté de cette cy, peut et gaigne sur mon affection, le l'ayme tendrement, iusque à ses verrues et à ses taches. le ne suis François que par cette grande cité : grande en peuples, grande en félicité de son assiette * mais sur tout grande, et incomparable en variété, et diuersité de commoditez : laî gloire de la France est l'vn des plus nobles ornements du monde. Dieu en chasse loing nos diuisions* : entière* et voie, ie la trouue defFendue de toute autre violence. Je l'aduise *, que de tous les
A Fhnis. A ia porte.
Pour l'attaire. Le faire taire.
L'antre on tient. Ici Ton promet une
chose, on en tient une autre. (Voyez
La Fontaine, IV, 6.) Balf. Poète français du xvi* siècle
le ne me mutine jamais tant... que...
Je ne m'irrite jamais assez pour.
Elle, cette ville.
En félicité de son assiette, par
heureuse çiluation.
Dieu en chasse, que Dieu en ék>i|
nos guerres de religion.
Entière, non divisée.
Je l'advise, je l'avertis.
NOTIONS SUR l'histoire DE LA LANGUE FRANÇAISE. 161
partis, le pire sera celuy qui la mettra en discorde. El ne crains pour elle, qu'elle mesme. Et crains pour elle, autant ertes, que pour autre pièce* de cet estât. Tant qu'elle durera, ie n'auray faute de retraicte * où rendre mes abboys sufflsante à me faire perdre le regret de tout'autre retraicte.
(Montaigne *, Les Essais, liv. 111, ch. ix.)
Exercices 408 et 409
Même exercice que le précédent.