ETIENNE GEOFFROY SAINT-HILAIRE
Etienne Geoffroy Saint-Hilaire est certainement un des savants qui ont fait le plus d'honneur à notre pays.
Il naquit à Étampes, en 1772, d'une famille peu favorisée sous !(.■ rapport de la fortune mais honorable entre tontes. Son pèr<> l'tiiil homme de loi, et trois Geolfroy de la même lignée avuiL'iit éiÉ membres de l'Académie des sciences pendant le
La <ri'aiid'mcre du jeune Etienne, femme assez insiruilc •■X d'une sin^lière lucidité d'esprit, se plaisait à lui rappeler \a sDuvL'iiii' de ses illustres parents. Il n'en fallait pas tant pour esi^iler l'enthousiasme du jeune garçon.
— Mais, grand'mére, dit-il un jour, moi aussi je voudrais devenir sivant! Est-ce que c'est bien diflîcile? Comment faut que je m'y prenne pour cela?
— Mon enfant, oui, c'est difficile. On ne devient léléb qu'i.'M sachant le vouloir très fortement. Mais, tu es un lîe' froy : comme tes parents, travaille avec opiniâtreté, et
SUJETS DIVERS. ItKI
Graiid'mère, j'essayerai. Seulenient, vous m'aiderez,
n'est-ce pas?...
Le lendemain, Elionne était absorbe par la lecinic dun ouvi'age que lo grand' maman lui avait mis entre les mains. Les Vies des hommes illustres, de Plularque : voilà le livre qui devait eseri:er une grande iutluence sui- le futur naturaliste. ]| y puisa l'amour du la gloire et le germe des solides vertus qui plus laid s'allièrent si bien cliez lai aux vastes connaissances scieutifiques. .
.iprés de bonnes études faites dans un petit collège, Etienne obtint de se fixer à Paris où il suivit, au Jardin des Plantes, les cours de l'abbé Haûy. Ce minéralogiste distingué ayant été arrêté comme prêtre en 1792, ce fut grâce au dévouement de son élève qu'on lui rendit la liberté.
Cet acte ie courage signala Geoffroy à l'attenlion publique; an apprécia vite son instruction, et bientôt il fut nommé professeur de îoologie au Muséum d'histoire naturelle. Il n'avait que vingt &. un ans !
Lors de l'éspédilion d'Egypte, il se trouva parmi les savants qui suivirept notre armée. La fortune nous ayant abandonnés, Menou, assiégé dans Alexandrie par les Anglais, capitula {1801). Le général ennemi, Hulchinson, eïigea que les collections scicntitiques enfermées dans la ville fussent livrées. Oeotfroy Saint-Hilaiie ne put se résoudre à exécuter l'ordre qui lui avait été (rinsmis. En présence de l'aide de camp anglais, il s'écria avec indignation : « Nous n'obéirons pas! Votre armée occupera la place dans deux jours. Eh bien ! d'ici !à le sacrifice sera consonmé. Nous brûlerons nous-mêmes nos ricliesses el vous disposerez de nos personnes comme bon vous semblera. . Et comme l'envoyé ennemi manifestait son étonneroent : — Oui ' reprit-il avec une colère froide, nous le ferons! C'est à la célébrité que vous viseï. Eb bien! comptez sur les souvenirs de l'histoire ; Vous aurez brûle aussi une bibliothèque d'.\lexandiie ! . , . - ui .
En face de celte m Me résolution, les Anglais cédèrent; nos collections rentrèrent en France.
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On le voit, le patriotisme de Geoffroy Saiût-Hilaire était à la hauteur de son génie.
Ce grand homme, ce travailleur infatigable qui devint aveugle dans les dernières années de sa vie, mourut eu 1844. Depuis fort longtemps (1807) il était membre de Tlnstitut.
La ville d'Ëtampes a élevé une statue à Geoffroy Saint- Hilaire.
Exercice 551
Prendre pour guide le canevas de l'exercice précédent. Donner ensuite, sans se servir du livre : !• la reproduction orale ;' 2* la reproduction écrite de la rédaction intitulée : Etienne Geoffroy Sainl'Hilaire. •
Exercice 552
Développer : 1° de vive voix; 2° par écrit le canevas suivant :