‹ Languette Hépatique et Lithiase BiliaireChapitre 26 sur 31 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Quelques considérations sur le traitement.

Les questions du traitement de la languette hépatique gagnera à être exposée avec celle du traitement des lobes: flottants du foie en général.

Le premier chirurgien qui ait tenté le traitement du lobe flottant du foie fut Billroth qui le fixa à la paroi abdominale à l’aide d’un seul fil passé dans le tissu cicatriciel calleux qu’oceupait le voisinage du pédicule. Le diagnostic clinique fut celui de tumeur néoplasique du rein, de l’intestin ou des glandes rétro-péritonéales. La laparotomie, pratiqué le 21 mars 1884, conduit sur un lobe irrégulièrement lobulé, bosselé, de couleur rouge brunâtre, pédiculé qu’on attribua soit à des vêtements trop serrés (il s’agissait d’une femme de 36 ans), soit à une affection syphilitique du foie.

Ritter von Hacker, qui publia cette observation, ne fait aucune allusion à l’état des voies biliaires.

La malade avait pu reprendre son travail et les troubles : vomissements, fièvre, douleurs lancinantes avaient disparu.

Peu après, Tscherning, de Copenhague, publia le cas analogue d’une femme de 36 ans qui souffrait d’une tumeur abdominale droite avec des accès douloureux durant de 2 à 3 jours, et de douleurs sourdes constantes : ces douleurs s’irradiaient vers le dos et les flancs, Pas de fièvre.

Tscherning, qui connaissait l'observation de Billroth, posa le diagnostic probable du lobe flottant du foie, L’opération pratiquée le 9 juillet 1886, permit de constater, en effet, qu'il s'agissait d’un lobe flottant rélié au lobe droit. par un large pédicule. Fixation à la paroi abdominale latérale par deux fils pénétrant profondément dans le parenchyme hépatique.

AMAR NL

Dans les premiers jours, il y eut une légère élévation de la température, de l’ictère et de l’albuminerie. Guérison en deux semaines. La malade a pu reprendre ses occupations, mais des douleurs reviennent de temps à autre.

En 1891, M. Gérard Marchant pratiqua, pour la première .

fois, l’hépatopexie totale pour remédier à la chute du foie tout entier. La technique de cette opération à été exposée dans la thèse de M. J.-L. Faure (1892).

En ce qui concerne les lobes flottants, l’hépatopexie, quoi qu’elle semble une opération incomplète, met à couvert contre les dangers de l’extirpation comme la pratiquèrent Langenbuch et Bastianelli.

Dans le cas de Langenbuch, il s'agissait d’une femme de

30 ans portant une tumeur abdominale et pour laquelle il

pratiqua la laparotomie exploratrice le 13 janvier 1887 ; elle conduisit sur un gros lobe pédiculé de la partie gauche du foie. Langenbuch crut nécessaire d’en faire la résection en divisant le pédicule en plusieurs pédicules secondaires qu’il ligatura en laissant un bout assez long au-dessous de la ligature. Maïs le soir même apparaissaient des signes d’hémorragie interne. Langenbuch se vit obligé d’arrêter Phémorragie en rouvrant le ventre pour aller lier le vaisseau qui saignait. Guérison.

Dans l’observation de Bastianelli (1895), il s'agissait d’une femme de 37 ans portant une tumeur de la région abdominale droite. Le diagnostic fut : rein mobile devenu cancéreux. Une laparotomie latérale fit reconnaître un lobe pédiculé.du foie qui fut réséqué après avoir placé un tube élastique sur la partie du tissu hépatique qui servait de pont. Une légère hémorragie put être arrêtée au thermocautère. Guérison.

En France, Cabanés (d'Alger), Walther, Tuffier, Riche, :

etc., ete, ont fait des résections partielles du foie un tumeur ou pour lobe flottant.

- Terrier et Auvray, au cours d’une série d’expériences

sur le chien, ont enlevé une partie de la glande hépatique

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